Palestine. A l’occasion
du 60e anniversaire de la « Nakba », un de nos lecteurs exprimesa douleur face
à la situation palestinienne actuelle.
Palestiniens, unissez-vous !
60 ans
sont passés depuis la violation de la terre palestinienne, 60 ans ont passé avec
la souffrance d’un peuple palestinien qui vit toujours entouré de danger, et
privé de paix et de sécurité. Depuis le 14 mai 1948, date de la fondation
d’Israël en Palestine, et jusqu’à nos jours, rien n’est réalisé en faveur des
Palestiniens. Ces derniers continuent à perdre leurs terres violées, et leurs
maisons sont détruites tous les jours par l’armée israélienne. Du sang
palestinien coule et surtout des enfants qui n’ont commis aucune faute que
celle de vivre dans un pays spolié. Des réfugies condamnés à vivre
éternellement dans des camps, voyant les usurpateurs bénéficier de ce que fut
leur terre et poursuivre leurs desseins.
En fait, des négociations passent, des
conférences se tiennent et des affirmations et déclarations se propagent et
rien n’est réalisé. Le monde reste toujours sourd devant les massacres qui se
produisent, il n’y a que la voix des Etats-Unis qui est toujours du côté des
Israéliens à cause des intérêts. Les dirigeants, même palestiniens, ont laissé
leur cause qui est la libération de leur pays et se sont occupés de leurs
conflits internes. Enfin, le premier perdant, c’est le peuple palestinien qui
ne possède que sa volonté, sa patience et les pierres qui sont ses seules
armes.
En
fait, si vraiment les dirigeants palestiniens aiment leurs terres et leur
peuple, alors ils doivent tout de suite mettre leur intérêt personnel de côté
et laisser les conflits internes pour s’unir afin d’affronter ensemble l’ennemi
qui ne veut pas laisser une surface de terre en Palestine sans la violer.
Khaled Ali,
Le Caire.
Immigration, réponse
Pour
faire suite à l’article de Monsieur Saleh Karam Saleh de Zagazig paru dans le
numéro 714 d’Al-Ahram Hebdo concernant l’immigration des Africains vers
l’Europe, je tiens à préciser que l’émigration a toujours existé suivant les
époques, et à mon avis ce n’est pas la faute des anciens pays colonisateurs. Loin
de moi l’idée de défendre les anciens colonisateurs, mais il faut rester
objectif et près des faits réels. Pour comprendre les différentes migrations suivant
les époques. Mis à part, les réfugiés politiques, les émigrés le sont pour une
raison économique. Il y a eu dans les années 1850, un départ massif des
Irlandais, (plusieurs millions), vers les USA suite à une famine sans
précédent. Entre les deux guerres mondiales, ce sont des milliers d’Italiens,
qui sont arrivés en France pour chercher un emploi (industrie, mines, etc.) Et
ce jusqu’aux années 1960. Les Polonais venaient également pour travailler dans
la sidérurgie et les mines. Entre 1960 et 1970, ce sont des milliers
d’Espagnols et de Portugais, qui sont arrivés en France, car les possibilités
de travail étaient plus favorables. Maintenant, je ne parle pas des immigrés
turcs, marocains et algériens, qui se sont installés en Allemagne, Belgique,
Luxembourg, Suisse, etc. Nous avons des chercheurs français, qui vont
s’installer aux USA, dans la Silicon Valley, et des boulangers, pâtissiers,
cuisiniers dans les grandes villes américaines, car les salaires y sont plus
conséquents. Voilà, une petite précision que je souhaitais faire pour une
vision plus large de ce sujet actuel, et qui remonte à la nuit des temps. Il ne
faut pas oublier que le développement économique ne se fait pas uniformément
dans toute la planète, et qu’il restera toujours des pays plus attractifs, que
d’autres suivant ce que l’on recherche. Je remercie M. Saleh d’avoir évoqué ce
sujet, ce qui nous permet d’échanger nos idées à travers Al-Ahram Hebdo.
Jean Claude Brana,
France.
Interrogation
Un
grand bravo à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo. Permettez-moi de demander une
vérification citée dans un de vos articles. En lisant l’article intitulé : « La
jeunesse prône l’entente » de Mme Dina Darwich, j’avais noté le site Internet
du groupe audacieux qui m’intéresse énormément www.ma3an/org.eg.
Malheureusement, quand je l’ai googelé, je n’ai eu aucun résultat. Est-ce que
c’est possible qu’il y ait eu une faute d’orthographe dans l’adresse ? Merci de
votre collaboration.
Nevine Messiha,
Les Pays-Bas.
NDLR : L’adresse exacte du site est
www.ma3an-org.eg.
Une nouvelle vie
La fin
de l’année scolaire s’approche, et la vie estudiantine prendra fin bientôt. A
la fac, on ne parle que de l’instant où on tiendra son diplôme entre les mains.
Ce moment ressemble bien à la naissance.
Oui, parce qu’on se sentira vraiment comme un
nouveau-né sur la terre de la réalité. A vrai dire, on est sûr que la vie après
la fac deviendra toute différente de celle d’avant.
On ne
sera plus ce mineur, qui prend encore son argent de poche de son père. Non, on
devient plus responsable, et on entre alors dans un nouveau monde, c’est un
monde sérieux qui n’admet que l’effort et la diligence. Parfois, on se
rappellera, avec un peu de chagrin et de nostalgie, les souvenirs des plus
belles années d’études et de notre enfance ancrés toujours dans la mémoire.
Mais
le monde actuel nous arrachera vite de ces rêves, car le temps du travail et de
la production obligent. Trop pessimistes, il y a aussi ces jeunes qui se
lamentent sur leur sort, en regardant les problèmes et les difficultés de la
vie quotidienne. En face, il y a les autres qui voient le stress de la vie
quotidienne, mais qui ne veulent plus attendre, et qui ont de l’espoir de voir
un lendemain meilleur.
Saleh Karam Saleh,
Zagazig.
Une véritable forteresse
Mes
salutations à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo. Je voudrais signaler mon regret
envers toutes les personnes qui habitent autour de l’ambassade des Etats-Unis
au Caire. Ceci après avoir lu l’article intitulé Pour une issue à l’état de
siège, publié dans le numéro 713, qui parlait de la souffrance de ces habitants
dont le sort les a mis dans ce lieu En
fait, je ne croyais pas que quelqu’un peut refuser de vivre dans le quartier de
Garden City, un quartier luxueux, calme entouré de verdure. Mais à cause des
mesures de sécurité draconiennes installées par l’ambassade et le ministère de
l’Intérieur, la vie est devenue un véritable calvaire.
Pour
fêter une occasion, il faut prendre la permission des forces, pour accéder aux
rues, il faut accepter plusieurs contrôles. Alors comment vivre de cette façon
?. Je crois que vivre libre dans une petite chambre dans un lieu populaire est
beaucoup mieux que de vivre dans une villa sans avoir le droit d’être libre. En
plus, une autre affaire m’a beaucoup déplue, ce sont les pertes causées aux
propriétaires des magasins autour à cause de ces mesures. Les clients et les
touristes viennent de moins en moins, et plusieurs magasins ont fermé leurs
portes. Je ne sais pas pourquoi toutes ces mesures de l’ambassade face à un
système de sécurité intérieur qui peut la protéger complètement ? J’aimerais bien que les autorités
responsables de cette affaire révisent leur décision et tentent d’alléger ces
mesures sinon elles doivent offrir des indemnités à ces pauvres habitants.
Yossra El Sherbini,
Le Caire.
Ouoi à la société civile
Tout
d’abord, je voudrais féliciter toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo pour ses efforts
fournis au niveau rédactionnel. Je voudrais surtout signaler l’importance des
différents sujets traités dans votre journal et qui touchent à la société
civile et aux ONG. Il est vrai que c’est un sujet qui intéresse beaucoup de
citoyens de tout âge, de toutes catégories sociales et de toutes confessions. Je
pense en effet que le thème de la société civile doit prendre de plus en plus
d’importance, et nous devons même mener une campagne de sensibilisation pour
montrer le rôle de cette société. Aujourd’hui, chacun d’entre nous est concerné
par tout ce qui se passe dans le pays au niveau économique, politique et bien
sûr social. Les jeunes, surtout, devront profiter de ce rôle de la société
civile pour trouver par exemple plus de chances de travail. Les citoyens ne
doivent plus compter uniquement sur le gouvernement.
Nadia Samir,
Ismaïliya.