Principaux points du discours de Michel Sleimane
« Je vous appelle, politiciens et citoyens, à entamer une
nouvelle ère, appellée le Liban et les Libanais, afin de
réaliser les intérêts de la nation ».
« La sécurité ne peut être gagnée par la force, mais à
travers une volonté politique.
Un seul
parti ne peut seul construire le pays ».
« La
création de la résistance était un besoin (...). Sa victoire
contre l’occupant est due à la bravoure de ses combattants
et à la gloire de ses martyrs ».
« La
résistance ne doit pas être utilisée dans les conflits
internes ».
« Les
fermes de Chebaa restent sous occupation en raison des
menaces et des violations continuelles de notre souveraineté
par Israël. Nous devons élaborer une stratégie de défense
nationale pour protéger le pays ».
« Nous
affirmons notre participation à l’établissement du tribunal
spécial qui se consacrera à l’assassinat de Rafic Hariri
afin de permettre à la justice de se faire ».
« Nous
chérissons nos relations avec les pays arabes et recherchons
des relations fraternelles avec la Syrie, basées sur la
souveraineté mutuelle et sur l’indépendance ».
« Notre
refus catégorique de l’implantation ne signifie aucunement
que nous refusons d’accueillir nos frères palestiniens ou de
nous occuper de leurs conditions humanitaires ».
« Il est
impératif de reconnaître les droits des expatriés et
d’adopter les mesures ad hoc qui leur rendront ce qui leur
appartient (...). Les expatriés ont droit à la nationalité
libanaise ».
Principaux
points de l’accord conclu à Doha
Le
président du Parlement convoque une séance de la Chambre
basse pour élire le chef de l’armée Michel Sleimane à la
présidence de la République.
Un
gouvernement d’union nationale de 30 membres sera formé : 16
ministres pour la majorité, 11 pour l’opposition, les 3
autres à nommer par le président élu.
Toutes
les parties s’engagent à ne pas démissionner du gouvernement
ou obstruer l’action du gouvernement.
La loi
électorale de 1960 est adoptée pour les élections
législatives de l’an prochain, avec des amendements
concernant les trois circonscriptions électorales de la
capitale, Beyrouth.
Le
recours aux armes ou à la violence à des fins politiques est
interdit.
Le
dialogue reprendra pour étendre l’autorité de l’Etat sur
toutes les régions du pays. Ce dialogue sera conduit par le
nouveau président.
L’autorité sur les forces de sécurité et militaires sera
concentrée dans les mains de l’Etat.
L’autorité de l’Etat s’étendra sur toutes les régions du
pays de manière à ce que les hors-la-loi n’échappent pas à
la justice.
Les
dirigeants politiques libanais réitèrent leur engagement à
s’abstenir immédiatement d’user d’un langage qui exacerbe
les tensions politiques ou confessionnelles, ou de s’accuser
mutuellement de trahison.
Compétences
du chef de l’Etat
Nomination du président du Conseil des ministres après
consultation du président de la Chambre des députés, sur la
base de consultations parlementaires impératives dont il
l’informe officiellement des résultats.
Transmission à la Chambre des députés des projets de loi qui
lui sont soumis par le Conseil des ministres.
Promulgation des décrets.
La
négociation des traités et la ratification en accord avec le
chef du gouvernement.
Présidence du Conseil des ministres lorsqu’il le désire mais
sans prendre part au vote.
Compétences
du premier ministre
Présidence du Conseil des ministres, et est de droit vice-président
du Conseil supérieur de la défense.
Consultations parlementaires en vue de former le
gouvernement dont il contresigne avec le président de la
République le décret de formation.
Exposé
de la politique générale du gouvernement devant la Chambre
des députés.
Cosignature avec le président de la République de tous les
décrets, à l’exception de celui le désignant chef du
gouvernement, ainsi que le décret acceptant la démission du
gouvernement.
Signature des décrets promulguant les lois ou les renvoyant
pour seconde lecture.