Handball.
Ahli a confirmé sa souveraineté
sur la scène locale après avoir remporté la deuxième édition
de la Ligue des professionnels. Les responsables de
Zamalek, malheureux finaliste,
contestent les résultats et réclament une révision du
système des compétitions.
Ahli,
double champion sans conteste
Deux
semaines après son titre de champion d’Egypte,
Ahli a remporté la deuxième
édition de la Ligue des professionnels après un match nul
28-28 contre Zamalek, mercredi
dans la grande salle couverte du Stade du Caire.
Depuis la saison dernière, la Fédération égyptienne de
handball organise deux compétitions avec deux systèmes
différents : La première est le championnat national composé
de 10 équipes.
Quant à l’autre, elle porte le nom de Ligue des
professionnels et regroupe les équipes qui ont terminé aux 5
premières places du championnat national.
Selon le système de la compétition du championnat national,
les résultats des équipes juniors (-20 ans) sont pris en
compte avec ceux des seniors. Et le champion de cette
compétition aura le droit de représenter l’Egypte dans la
Coupe arabe des clubs champions.
Malgré la défaite d’Ahli contre
Zamalek lors de la rencontre du
premier tour et son match nul dans la rencontre du second
tour, Ahli a décroché le titre
de champion d’Egypte grâce à l’excellente performance de son
équipe juniors qui n’a perdu aucune rencontre tout au long
de la compétition. Contrairement à
Zamalek, qui a fait match nul avec
Ahli, puis a remporté toutes ses
rencontres en compétition seniors, mais qui a payé cher les
mauvais résultats de son équipe juniors qui a terminé à la
4e place dans sa catégorie. Ahli
a donc remporté le titre avec 72 points devant
Zamalek qui a terminé à la
deuxième place avec 66 points.
La Ligue des professionnels était la dernière chance pour
Zamalek de sauver sa saison,
quant aux Rouges, ils avaient le
désir de remporter cette compétition afin de confirmer leur
souveraineté sur la scène locale et montrer que le titre de
champion d’Egypte n’était pas dû à la chance.
Avant la rencontre décisive de mercredi dernier, les deux
équipes avaient le même nombre de points, à savoir 9 points,
grâce à trois victoires successives sur les autres
concurrents Ittihad
Al-Chorta,
Talaë Al-Gueich et
Sporting. A nouveau,
Ahli ne parvient pas à battre
son adversaire, en concédant un nul 28-28 qui était
cependant suffisant pour les
Rouges pour être déclarés champions puisque la différence de
buts était en leur faveur (+6). « Je suis très heureux. On a
confirmé que nous sommes les meilleurs en Egypte et que
notre précédent titre était mérité et n’était pas seulement
dû aux résultats de l’équipe juniors. Notre équipe seniors
est aussi très puissante, surtout que la grande majorité de
nos joueurs sont des joueurs internationaux », explique
Mohamad Adel, l’entraîneur d’Ahli.
Les responsables de Zamalek ont,
quant à eux, mal digéré le sacre d’Ahli
dans les deux compétitions. « Je ne comprends pas comment
une équipe qui n’arrive pas à battre son adversaire tout au
long de la saison puisse être déclarée championne. Alors que
mon équipe, qui a battu Ahli,
n’a perdu aucune rencontre tout au long de la saison, il n’a
décroché aucun titre. Une fois à cause des résultats des
juniors et l’autre grâce à la différence de buts. Je demande
à la Fédération égyptienne de revoir le système de ses
compétitions », proteste Mohamad Safwat,
directeur technique de Zamalek.
Les deux titres d’Ahli n’étaient
cependant pas le fruit du hasard. Il est vrai que l’équipe
d’Ahli ne possède pas de joueurs
exceptionnels comme ceux de Zamalek,
à l’image d’Ahmad Al-Ahmar et
Mohamad Abdel-Salam, mais le
travail de groupe chez les Rouges est excellent dans tous
les compartiments du jeu. Ce qui n’est pas le cas de
Zamalek, qui dépend en grande
partie des efforts de son duo Al-Ahmar
et Richa.
Deux
joueurs ne
suffisent pas
à en battre
7.
Mohamad
Mosselhi