Al-Ahram Hebdo, Sports | Mohamad Abdel-Fattah, « Je n’arrive pas à imaginer ne pas pouvoir disputer les JO »
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 21 au 27 mai 2008, numéro 715

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Sports

Lutte Gréco-Romaine. Le champion du monde 2006, Mohamad Abdel-Fattah, dit Bougui (84 kg), espoir égyptien, tente sa dernière chance de qualification pour Pékin à travers le tournoi de Novi Sad (Serbie) du 23 au 25 mai. Entretien. 

« Je n’arrive pas à imaginer
ne pas pouvoir disputer les JO »
 

Al-Ahram Hebdo : Comment vous sentez-vous à la veille du dernier tournoi de qualification olympique qui aura lieu du 23 au 25 mai à Novi Sad (Serbie) ?

Mohamad Abdel-Fattah : Bien sûr, la tension règne au milieu de tous les lutteurs qui ne sont pas encore qualifiés pour les Jeux Olympiques (JO) de Pékin. Je ressens des sentiments très nouveaux pour moi, je n’arrive pas à imaginer ne pas pouvoir disputer les JO et réaliser mon rêve de toujours : la médaille olympique qui était à ma portée à plusieurs reprises. C’est la première fois que j’envisage une telle situation. Lors des JO de Sydney 2000, j’étais le premier lutteur égyptien qui assurait sa qualification à travers les tournois internationaux, je n’avais pas besoin d’attendre les Championnats d’Afrique pour me qualifier. Et lors des JO d’Athènes, je me suis qualifié très tôt à travers les Championnats d’Afrique. Aujourd’hui, je me trouve dans une mauvaise situation, mais cela malgré moi, car l’on m’a privé de 2 principaux Championnats de qualification olympique : les Championnats du monde 2007 et ceux d’Afrique 2008. Et cela à cause de l’Agence mondiale antidopage (WADA) qui, en coopération avec l’Agence Américaine antidopage (WISADA), a intenté un procès contre moi demandant mon arrêt pour 2 ans pour mon refus de donner un échantillon pour un test antidopage lors de mon séjour aux Etats-Unis l’année dernière. Ma première chance de qualification n’a eu lieu que lors du tournoi de qualification olympique qui a eu lieu du 9 au 11 mai à Rome.

— Quelle est la raison de votre faux pas à Rome ?

— Après avoir remporté mon premier match contre l’Espagnol Pedro Garcia, j’ai perdu ma seconde rencontre devant l’Ukrainien, Oleksandr Daragan. Ce dernier est un lutteur d’un bon niveau qui avait remporté une médaille d’argent aux Championnats d’Europe l’année dernière et 2 médailles de bronze aux Championnats du monde 2001 et 2005, mais je suis mieux que lui. Mon problème réside dans mon mental. Lors de ce tournoi, j’ai eu peur de ne pas disputer la compétition. J’ai cru que la Fédération internationale allait décider à la dernière minute de me priver de ce tournoi. En fait, ma concentration était divisée entre l’entraînement et le procès intenté contre moi par la WADA. Donc, mon problème est le manque de concentration.

— Le tournoi de Novi Sad sera votre dernière chance de qualification. Comment l’appréhendez-vous ?

— Aujourd’hui, j’essaye de me concentrer à 100 % à l’entraînement et d’être relax et m’éloigner de toute tension. Je m’entraîne au Centre olympique de Maadi 2 fois par jour. Durant l’entraînement, je me concentre sur ma stratégie durant les matchs. Je me distingue par une technique de jeu qui dépend du combat au sol, à travers cette technique, je peux gagner les matchs. Donc, j’essaye de travailler sur mon style en l’améliorant. Je connais bien la difficulté de ce tournoi. Le stress sera beaucoup plus important que lors du tournoi de Rome, car en Serbie, ce sera la dernière chance de qualification et il existe plusieurs lutteurs d’un très haut niveau qui ne sont pas encore qualifiés, tels le champion d’Azerbaïdjan, de Biélorussie, d’Allemagne, de Serbie et de Slovaquie. La concurrence sera féroce et l’effort sera double. J’espère obtenir une des 3 premières places qui me qualifieront pour Pékin.

— Votre coéquipier, le champion olympique Karam Gaber (96 kg), est dans la même situation et devra décrocher son ticket olympique à travers le tournoi de Serbie. Quelles sont ses chances ?

— Après avoir raté plusieurs compétitions, Karam a retrouvé son niveau. Il a réalisé de bons matchs lors du tournoi de Rome. En Serbie, sa catégorie sera plus facile avec la présence du champion de la Suède et de la Grèce. Je crois que Karam pourra décrocher son ticket olympique en Serbie. Mais il faut dire que chaque jour la lutte nous offre son lot de surprises, en outre, nous avons perdu beaucoup de temps. Jusqu’à maintenant, 6 lutteurs égyptiens se sont qualifiés pour les JO : 3 en gréco-romaine, 2 en libre et une en féminine. J’espère que ce nombre montera à 8 lutteurs avec la qualification de Karam et moi.

Propos recueillis par Doaa Badr

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.