En bref
Archéologie
Maroc
Vingt nouveaux coquillages de parure fabriqués au Maroc il y
a environ 85 000 ans ont été découverts dans la Grotte des
pigeons de Taforalt (Est), a indiqué mardi Abdeljalil
Bouzouggar, membre de l’Institut marocain de l’archéologie
et du patrimoine (INSAP). En 2007, 14 coquillages perforés
avaient été découverts dans la même grotte par une équipe de
chercheurs dirigée par M. Bouzouggar et Nick Barton, de
l’Université d’Oxford. Lors de nouvelles recherches menées
en mars et avril 2008, cette mission a découvert 20 nouveaux
coquillages perforés de type Nassarius gibbosulus, utilisés
par l’homme préhistorique comme objets de parure, indique un
communiqué du ministère marocain de la Culture.
La recherche s’est faite « dans des niveaux archéologiques
dont l’âge se situe entre 84 000 et 85 000 ans », ajoute le
communiqué. Pour M. Bouzouggar, « cette découverte montre
que la fabrication et l’utilisation des objets de parure
sont très ancrées dans les traditions des populations
préhistoriques du Maroc ». « Cela renforce également la
place de cette partie du monde comme centre de création
artistique et symbolique », a-t-il dit à l’AFP. Les objets
de parure découverts au Maroc « sont considérés maintenant
comme plus anciens encore que ce qui a été découvert en
Algérie, en Afrique du Sud et en Palestine »,
indique le communiqué du
ministère. La Grotte des pigeons, une caverne de 30 mètres
de profondeur et 10 mètres de hauteur, est située à 50 km de
la côte méditerranéenne du Maroc, à 720 m d’altitude.
Archéologie
Allemagne-Ethiopie
Une équipe d’archéologues allemands affirme avoir découvert
les vestiges du palais de la légendaire reine de Saba à
Axoum, en Ethiopie, selon un communiqué de l’Université de
Hambourg (nord). Les restes de ce palais, datant du Xe
siècle av. J.-C., ont été retrouvés sous d’autres vestiges,
ceux du palais d’un roi chrétien, selon l’université.
Le palais de la reine aurait été détruit par le roi Menelek,
le fils qu’elle a eu avec le roi Salomon d’Israël, et
reconstruit de manière à être orienté vers l’étoile de
Sirius dont il était adorateur, selon la même source. Les
recherches à Axoum en Ethiopie ont débuté en 1999. Elles
tentent de cerner les origines de l’Ethiopie et de l’Eglise
orthodoxe d’Ethiopie.
Archéologie
Espagne-USA-GB
L’important trésor sous-marin découvert en mai 2007 dans
l’Atlantique par la société américaine Odyssey provient d’un
navire de guerre espagnol mythique, La Mercedes, disparu en
1804, a assuré jeudi à Madrid l’avocat américain de l’Etat
espagnol, James Goold. L’avocat a souligné qu’il détenait
des preuves qui se fondaient sur l’endroit où Odyssey a
effectué ses fouilles et sur la nature de pièces remontées à
la surface « qui se trouvaient à bord de La Mercedes selon
des documents » de l’époque recensant la cargaison de ce
navire. L’Espagne estime que ce trésor doit lui être
restitué, car il provient d’un navire de guerre et non
commercial, comme le prévoit le droit international. La
société américaine spécialisée dans la recherche de trésors
sous-marins avait annoncé le 18 mai 2007 la découverte «
dans les eaux internationales de l’Atlantique » du plus
grand trésor sous-marin jamais trouvé, composé de 500 000
pièces d’argent et de centaines d’objets en or. Odyssey
avait rapidement et discrètement rapatrié son butin de 17
tonnes de la colonie britannique de Gibraltar vers son siège
américain de Tampa, en Floride, gardant secret l’emplacement
exact de l’épave et insistant sur le fait que la découverte
avait été faite dans les eaux internationales.