Forum Economique Mondial.
Charm Al-Cheikh accueille l’événement du 18 au 20 mai. 13
chefs d’Etat et quelque 1 500 décideurs et hommes d’affaires
discuteront des obstacles à surmonter pour le développement
de la région.
Scénarios d’avenir
La
région MENA (Moyen-Orient et Nord de l’Afrique) est devenue
depuis peu une région à très forte croissance, offrant une
multitude d’opportunités d’investissements et de
partenariats. Une croissance guidée par un boom pétrolier
plus fort que les instabilités politiques, avec l’Iraq et
les forces d’occupation américaines, la Palestine soumise au
blocus israélien et le Liban qui sert toujours de terrain de
conflit entre les Etats-Unis et l’Iran.
C’est dans ces conditions que se déroulera cette année le
Forum économique mondial sur le Moyen-Orient (Davos) à Charm
Al-Cheikh, en Egypte du 18 au 20 mai. Au cours de cette
conférence, qui regroupera les hommes d’affaires et les
leaders politiques, culturels du monde entier, les
participants discuteront des méthodes pour explorer l’avenir
de cette région. « Aujourd’hui, la région arabe se trouve
dans une conjoncture politique et économique critique. La
hausse des prix des produits alimentaires, la crise de la
nourriture mondiale, les prix de l’énergie d’une part, et
les instabilités politiques, d’autre part. On ne peut pas
nier les importants efforts réalisés par les différents pays
de la région au niveau du développement et de l’intégration
dans l’économie mondiale. Mais le plus important est de
transformer ce développement temporaire en un développement
durable », estime Klaus Schwab, fondateur et directeur
exécutif du Forum économique mondial.
A l’occasion de la conférence de Davos, le Rapport sur la
compétitivité arabe, 2007, (The Arab World Competitiveness
Report) a été publié pour souligner les efforts réalisés par
chaque pays et les mesures nécessaires à entreprendre pour
pouvoir achever la tâche. Selon le rapport qui divise les
pays de la région en trois groupes, les Emirats arabes unis
représentent l’économie la plus compétitive au niveau de la
région, suivis par le Qatar et le Koweït au niveau du
premier groupe. L’économie de la Tunisie et celle d’Oman
sont de plus bonne performance au niveau du deuxième groupe,
alors que l’Egypte est le pays qui a effectué plus de
réformes au niveau du troisième groupe. Le rapport évoque
également les obstacles pour transformer la région en une
force réellement compétitive dans le monde entier. « La
réforme éducationnelle est la clé du développement complet
de la région. Surtout avec le manque de main-d’œuvre
qualifiée et l’accroissement du chômage. La diversification
de l’économie et l’entrepreunariat sont également deux
piliers importants pour multiplier les potentiels de la
région », révèle Chérif Al-Diwani, directeur exécutif du
Moyen-Orient, auprès du World Economic Forum.
Occasion propice
La conférence annuelle de Davos, qui regroupera près de 13
chefs d’Etat africains et des souverains, y compris le
président américain George W. Bush, le roi Abdullah II de
Jordanie, le roi Mohammed VI du Maroc et le président de
l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbass, ainsi que 1 500
délégués en provenance de plus de 55 pays, est une occasion
propice pour discuter de l’avenir de la région et suggérer
les meilleurs scénarios pour surmonter les crises
qu’affronte la région. D’autant que la conférence s’inscrit
cette année sous le thème suivant : « Apprendre à partir de
l’avenir ». « Cette conférence tombe à pic. Vu les
importants événements économiques et politiques qui se
déroulent dans la région et dans le monde entier, Davos
gagne cette année un intérêt spécial. On doit tous coopérer
pour préparer une plateforme assurant la croissance du
Moyen-Orient », annonce André Shneider, directeur général du
Forum.
Reste à
suivre les avancées des dialogues.
Névine Kamel