Al-Ahram Hebdo, Afrique | En attendant le second tour
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 14 au 20 mai 2008, numéro 714

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Afrique

Zimbabwe. L’opposition, dirigée par Morgan Tsvangirai, a décidé de participer au second tour des élections présidentielles, mais sous conditions.

En attendant le second tour

Comme prévu, le chef de l’opposition Morgan Tsvangirai a annoncé sa participation au second tour des élections présidentielles. Une décision qui amène les Zimbabwéens à espérer à nouveau réaliser un changement dans leur pays et une amélioration dans leur vie quotidienne. « Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) a décidé de participer au second tour. Le peuple est prêt pour le changement », a déclaré Tsvangirai. « Ce second tour pourrait être le dernier round d’un très long combat pour nous libérer de notre ancien libérateur ».

Malgré les violences qui secouent le pays depuis les élections du 29 mars dernier, Tsvangirai affrontera le président Robert Mugabe au second tour de la présidentielle, après une victoire historique au premier. En effet, Tsvangirai est toujours menacé d’être accusé de trahison dans son pays, il cherche des garanties pour sa sécurité auprès de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Son porte-parole, George Sibotshiwe, a déclaré : « On ne peut pas prévoir ce que le régime va faire mais nous rentrons au Zimbabwe ».

Sûr de sa victoire dans le second tour, le chef de l’opposition a assorti sa candidature d’un certain nombre de conditions pour assurer la régularité du scrutin : présence d’une force régionale de maintien de la paix et d’observateurs internationaux, accès libre des médias et arrêt des violences. Conditions acceptées par la communauté occidentale mais non par les organisations africaines. La Maison Blanche a fait des déclarations qui vont dans le sens des demandes de Tsvangirai. « Pour que le second tour soit une réussite, il faut que les responsables de l’opposition et leurs partisans puissent librement faire campagne sans violences », a déclaré le porte-parole du Conseil à la sécurité nationale, Gordon Johndroe. Ce dernier a souhaité que des observateurs soient présents « pour garantir un processus électoral sûr ».

Ainsi, l’opposition avait demandé au président angolais José dos Santos, un proche de Mugabe, l’envoi de cette force régionale dans la perspective du second tour, ce que Dos Santos peut décider en tant que président du comité chargé de la sécurité de la SADC. Mais l’organisation africaine n’a pas donné son avis sur cette demande. Quant au médiateur régional pour le Zimbabwe, le président sud-africain Thabo Mbeki, il a affirmé que les problèmes du Zimbabwe sont « entre les mains des Zimbabwéens ». Dans le même sens, le gouvernement zimbabwéen avait rapidement repoussé l’idée d’interférences extérieures.

Ces différends menacent toujours la tenue des élections et aggravent la crise dans le pays. Déjà, ce scrutin qui, d’après la loi électorale, doit se tenir d’ici le 23 mai, soit dans les 21 jours suivant l’annonce des résultats, sera probablement retardé, a indiqué dimanche dernier le président de la Commission électorale (ZEC) George Chiweshe. « Il est très probable que nous allongions ce délai », a-t-il déclaré, tout en soulignant qu’il aura lieu « aussi tôt que possible ». « Les législateurs étaient très ambitieux en pensant que 21 jours seraient suffisants. Cependant, ils ont aussi été sages en prévoyant la possibilité d’une prorogation », a-t-il ajouté, en précisant que la ZEC mettait en place la logistique nécessaire au scrutin, et que l’élection sera organisée dès que cela aura été fait. La ZEC, qui n’a publié les résultats du premier tour que cinq semaines après le scrutin, a été vivement critiquée par le leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC-opposition) qui l’accuse de partialité envers Mugabe et il a demandé une modification de la composition de la ZEC lors du second tour. En annonçant sa candidature, il a aussi affirmé samedi dernier que l’élection ne serait « pas légitime » si le second tour n’est pas organisé d’ici le 23 mai. Tsvangarai, qui avait quitté début avril le pays en proie à une vague de violences, est attendu dans les prochains jours à Harare. Depuis les élections, les états d’attaques et d’intimidations par des milices soutenues par le gouvernement se sont multipliés. Et les autorités ont interpellé un certain nombre d’opposants de premier rang. Le MDC a fait état de la mort de 32 de ses partisans, de la disparition de 30 autres et l’arrestation de 58 partisans du MDC, accusés de violences contre des partisans de la Zanu-PF, l’Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique, du président Robert Mugabe. La non-participation au second tour de Tsvangirai, qui a recueilli 47,9 % contre 43,2 % à Mugabe lors du premier scrutin, aurait signifié la victoire de Mugabe, 84 ans, qui dirige le pays depuis l’indépendance de l’ancienne Rhodésie du Sud britannique en 1980.

Maha Salem

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.