Al-Ahram Hebdo, Sports |Amr Chabana et Omniya Abdel-Qawi
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 Semaine du 9 au 15 avril 2008, numéro 709

 

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Sports

Squash. Les Egyptiens Amr Chabana, actuel n°1 mondial PSA et champion du monde en titre, ainsi qu’Omniya Abdel-Qawi, n°9 mondial WISPA, nous livrent leurs impressions avant le début de l’Open d’Hurghada. 


« Je vais jouer sans aucune forme de pression » 

Al-ahram hebdo : Quelle est selon vous l’importance du retour de la compétition masculine à l’Open d’Hurghada ?

Amr Chabana : L’Open d’Hurghada a une grande renommée mondiale actuellement. Il n’est pas classé parmi les plus grands tournois de l’année à cause de son total de prix, mais il est considéré comme l’un des plus prestigieux tournois du monde. Sur le site officiel Internet de la PSA, on le présente comme un événement majeur de l’année. Les autres joueurs étrangers du monde du top 10 voulaient à tout prix faire partie de cette importante compétition mais des calculs de points les privent de cette opportunité. Bien entendu, tout joueur égyptien rêve d’en faire partie. Premièrement, parce que les médias et les observateurs le suivent attentivement, et deuxièmement parce qu’il nous offre gratuitement une chance de collecter des points et de jouer dans une ambiance différente, devant notre public. Je suis heureux de disputer cette édition qui apporte beaucoup de bénéfices aux joueurs du top 20, mais aussi aux joueurs égyptiens hors du top 20.

Le tirage au sort a été plutôt favorable aux Egyptiens ...

— Le triage au sort est normal. Pas de grande difficulté a part un match au premier tour qui opposera Mohamad Abbass, actuel n°20 et Omar Al-Borollossi. On perdra donc un de ces deux Egyptiens qui pouvaient profiter de cet événement. Mais à mon avis, ce sera un match digne d’être suivi. Quant à moi, je pense match par match, pour ne pas me perdre. Mais la compétition pour le titre ne sera pas facile entre Rami Achour, Karim Darwich et moi. Cela sans compter les joueurs qui peuvent créer la surprise.

Qui sont-ils, et que dire des joueurs que vous allez rencontrer ?

— En comparaison avec les autres tournois de même niveau que l’Open d’Hurghada, il existe beaucoup de joueurs importants. Rami Achour qui est favori n°2 du titre est pour moi un joueur parfait. Il a été blessé pendant 2 mois et revient en pleine forme et a faim de victoire. Karim Darwich est un joueur très dangereux. Il possède un grand courage et depuis quelques mois, il multiplie les victoires. Pour Mohamad Abbass et Waël Hindi, ils sont talentueux et n’arrêtent pas de progresser. En revanche, je vois une nouvelle star montante qui sera la surprise de la compétition : Amr Sweilam, 22 ans. Ce joueur joue en tour qualificatif et mérite d’être suivi. Je m’entraîne avec lui au club Guézira et il ne cesse de m’impressionner.

Vous êtes le joueur n°1 mondial, une défaite lors de ce tournoi influencera-t-elle votre classement mondial PSA ?

— Heureusement, non. En fait, je commence mon calendrier annuel avec ce tournoi. Deuxièmement, une grande différence de points me sépare du 2e mondial, Rami. De toute façon, je vais jouer sans aucune forme de pression. J’ai beaucoup d’avantages sur tous les autres joueurs et j’ai confiance en mes capacités.

Vous vous êtes retiré des compétitions ces derniers temps, comment avez-vous préparé ce tournoi ?

— Après les Championnats du monde de décembre dernier, j’étais très fatigué, je me suis accordé une longue période de repos, et je suis aussi devenu papa. Depuis 7 semaines, je m’entraîne sérieusement. Et, je vais commencer un calendrier surchargé que j’entamerai avec Hurghada, puis l’Open du Koweït, le British Open, Super Series, etc. Je ne pense plus à mon classement mondial. je pense plutôt à gagner, et cela me garantira de conserver ma place à la tête du classement mondial PSA.


« Je suis là pour prouver que le squash égyptien survole le monde » 

Al-ahram hebdo : Quelle est l’importance de cette édition de l’Open d’Hurghada pour vous ?

Omniya Abdel-Qawi : Je n’oublierai jamais que l’Open d’Hurghada est le tremplin qui m’a propulsée dans le monde professionnel du squash féminin. C’est toujours grâce à cette compétition que j’ai pu, depuis, introduire le top 10 après l’avoir remporté en 2006. Mais cette édition a un goût diffèrent pour moi. Je la dispute pour remporter le titre et battre l’Australienne Rachael Grinham, actuel numéro 3 mondial WISPA (Association internationale des joueuses professionnelles de squash) et une des joueuses de grand talent du circuit. En fait, l’Open d’Hurghada est la seule grande compétition féminine qui brille grâce aux médias et au public égyptiens. Sans eux, on serait restées anonymes. Je suis là pour gagner et prouver que le squash féminin égyptien survole le monde à l’instar du squash masculin.

— Quel serait l’impact d’une victoire sur votre classement mondial ?

— En circuit féminin, le squash est fermé. C’est-à-dire que d’habitude il n’y a pas de grandes surprises dans les résultats. C’est pourquoi améliorer mon classement mondial prend peu de temps. Gagner cette édition qui se tient en Egypte devant mon public et avec tout ce soutien va me faciliter la tâche pour parvenir à une victoire. A ce moment-là, l’Open d’Hurghada va m’offrir un total de points capables de rehausser mon classement et introduire le top 8 facilement. En fait, jouer en top 8 est un challenge complètement diffèrent. Les joueuses sont fortes, talentueuses, regroupent le style ancien et le style moderne qui dépend de la condition physique et la vitesse. Je veux à tout prix joindre ce cercle et ce rythme, d’autant plus que prochainement je m’adonnerai complètement au squash, car j’aurai terminé mes études.

Parlez-nous un peu des joueuses que vous allez devoir affronter ...

— J’ai eu de la chance au tirage au sort, car je vais rencontrer une joueuse du tour qualificatif en premier match. Cependant, ça ne sera pas un match facile car ces joueuses n’ont rien à perdre, se donnent à fond et fatiguent leurs adversaires pour prouver qu’elles peuvent rivaliser avec les grandes joueuses. Plus tard, probablement, je rencontrerai Rachael Grinham en quarts de finale, ce qui représentera pour moi une finale. L’autre obstacle de taille est l’Anglaise Jenny Duncaf, actuel numéro 6 mondial et favorite numéro 2 du titre. En ce qui concerne mes compatriotes, il existe des joueuses de très haut niveau comme Inji Khaïrallah, actuel numéro 16 et Ranim Al-Wéleili, actuel numéro 24. Ces joueuses sont les stars à venir du circuit mondial de squash. Des talents capables de faire l’avenir du squash féminin égyptien.

Quelles sont leurs chances lors de cette édition ?

— Leur classement mondial sera amélioré même au cas où elles seraient éliminées dès le premier match.    En tout cas, le tirage au sort leur a été favorable puisque Ranim rencontrera une joueuse issue des qualifications et Inji l’Anglaise Georgina Stoker, actuel numéro 60 mondial. Donc un fossé de niveau les sépare de leurs adversaires. La route vers les quarts de finale est dégagée, elles peuvent créer la surprise.

Propos recueillis par Chourouq Chimy

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