« Je vais jouer sans aucune forme de pression »
Al-ahram
hebdo : Quelle est selon vous l’importance du retour de la
compétition masculine à l’Open d’Hurghada ?
Amr Chabana :
L’Open d’Hurghada a une grande renommée mondiale
actuellement. Il n’est pas classé parmi les plus grands
tournois de l’année à cause de son total de prix, mais il
est considéré comme l’un des plus prestigieux tournois du
monde. Sur le site officiel Internet de la PSA, on le
présente comme un événement majeur de l’année. Les autres
joueurs étrangers du monde du top 10 voulaient à tout prix
faire partie de cette importante compétition mais des
calculs de points les privent de cette opportunité. Bien
entendu, tout joueur égyptien rêve d’en faire partie.
Premièrement, parce que les médias et les observateurs le
suivent attentivement, et deuxièmement parce qu’il nous
offre gratuitement une chance de collecter des points et de
jouer dans une ambiance différente, devant notre public. Je
suis heureux de disputer cette édition qui apporte beaucoup
de bénéfices aux joueurs du top 20, mais aussi aux joueurs
égyptiens hors du top 20.
— Le tirage au sort a été plutôt favorable aux Egyptiens
...
— Le triage au sort est normal. Pas de grande difficulté a
part un match au premier tour qui opposera Mohamad Abbass,
actuel n°20 et Omar Al-Borollossi. On perdra donc un de ces
deux Egyptiens qui pouvaient profiter de cet événement. Mais
à mon avis, ce sera un match digne d’être suivi. Quant à
moi, je pense match par match, pour ne pas me perdre. Mais
la compétition pour le titre ne sera pas facile entre Rami
Achour, Karim Darwich et moi. Cela sans compter les joueurs
qui peuvent créer la surprise.
— Qui sont-ils, et que dire des joueurs que vous allez
rencontrer ?
—
En comparaison avec les autres tournois de même niveau que
l’Open d’Hurghada, il existe beaucoup de joueurs importants.
Rami Achour qui est favori n°2 du titre est pour moi un
joueur parfait. Il a été blessé pendant 2 mois et revient en
pleine forme et a faim de victoire. Karim Darwich est un
joueur très dangereux. Il possède un grand courage et depuis
quelques mois, il multiplie les victoires. Pour Mohamad
Abbass et Waël Hindi, ils sont talentueux et n’arrêtent pas
de progresser. En revanche, je vois une nouvelle star
montante qui sera la surprise de la compétition : Amr
Sweilam, 22 ans. Ce joueur joue en tour qualificatif et
mérite d’être suivi. Je m’entraîne avec lui au club Guézira
et il ne cesse de m’impressionner.
— Vous êtes le joueur n°1 mondial, une défaite lors de ce
tournoi influencera-t-elle votre classement mondial PSA ?
— Heureusement, non. En fait, je commence mon calendrier
annuel avec ce tournoi. Deuxièmement, une grande différence
de points me sépare du 2e mondial, Rami. De toute façon, je
vais jouer sans aucune forme de pression. J’ai beaucoup
d’avantages sur tous les autres joueurs et j’ai confiance en
mes capacités.
— Vous vous êtes retiré des compétitions ces derniers
temps, comment avez-vous préparé ce tournoi ?
— Après les Championnats du monde de décembre dernier,
j’étais très fatigué, je me suis accordé une longue période
de repos, et je suis aussi devenu papa. Depuis 7 semaines,
je m’entraîne sérieusement. Et, je vais commencer un
calendrier surchargé que j’entamerai avec Hurghada, puis
l’Open du Koweït, le British Open, Super Series, etc. Je ne
pense plus à mon classement mondial. je pense plutôt à
gagner, et cela me garantira de conserver ma place à la tête
du classement mondial PSA.
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« Je suis là pour prouver que le squash égyptien
survole le monde »
Al-ahram hebdo : Quelle est l’importance de cette édition de
l’Open d’Hurghada pour vous ?
Omniya Abdel-Qawi :
Je n’oublierai jamais que l’Open d’Hurghada est le tremplin
qui m’a propulsée dans le monde professionnel du squash
féminin. C’est toujours grâce à cette compétition que j’ai
pu, depuis, introduire le top 10 après l’avoir remporté en
2006. Mais cette édition a un goût diffèrent pour moi. Je la
dispute pour remporter le titre et battre l’Australienne
Rachael Grinham, actuel numéro 3 mondial WISPA (Association
internationale des joueuses professionnelles de squash) et
une des joueuses de grand talent du circuit. En fait, l’Open
d’Hurghada est la seule grande compétition féminine qui
brille grâce aux médias et au public égyptiens. Sans eux, on
serait restées anonymes. Je suis là pour gagner et prouver
que le squash féminin égyptien survole le monde à l’instar
du squash masculin.
— Quel serait l’impact d’une victoire sur votre classement
mondial ?
— En circuit féminin, le squash est fermé. C’est-à-dire que
d’habitude il n’y a pas de grandes surprises dans les
résultats. C’est pourquoi améliorer mon classement mondial
prend peu de temps. Gagner cette édition qui se tient en
Egypte devant mon public et avec tout ce soutien va me
faciliter la tâche pour parvenir à une victoire. A ce
moment-là, l’Open d’Hurghada va m’offrir un total de points
capables de rehausser mon classement et introduire le top 8
facilement. En fait, jouer en top 8 est un challenge
complètement diffèrent. Les joueuses sont fortes,
talentueuses, regroupent le style ancien et le style moderne
qui dépend de la condition physique et la vitesse. Je veux à
tout prix joindre ce cercle et ce rythme, d’autant plus que
prochainement je m’adonnerai complètement au squash, car
j’aurai terminé mes études.
— Parlez-nous un peu des joueuses que vous allez devoir
affronter ...
— J’ai eu de la chance au tirage au sort, car je vais
rencontrer une joueuse du tour qualificatif en premier
match. Cependant, ça ne sera pas un match facile car ces
joueuses n’ont rien à perdre, se donnent à fond et fatiguent
leurs adversaires pour prouver qu’elles peuvent rivaliser
avec les grandes joueuses. Plus tard, probablement, je
rencontrerai Rachael Grinham en quarts de finale, ce qui
représentera pour moi une finale. L’autre obstacle de taille
est l’Anglaise Jenny Duncaf, actuel numéro 6 mondial et
favorite numéro 2 du titre. En ce qui concerne mes
compatriotes, il existe des joueuses de très haut niveau
comme Inji Khaïrallah, actuel numéro 16 et Ranim Al-Wéleili,
actuel numéro 24. Ces joueuses sont les stars à venir du
circuit mondial de squash. Des talents capables de faire
l’avenir du squash féminin égyptien.
— Quelles sont leurs chances lors de cette édition ?
— Leur classement mondial sera amélioré même au cas où elles
seraient éliminées dès le premier match.
En tout cas, le tirage au sort leur a été favorable puisque
Ranim rencontrera une joueuse issue des qualifications et
Inji l’Anglaise Georgina Stoker, actuel numéro 60 mondial.
Donc un fossé de niveau les sépare de leurs adversaires. La
route vers les quarts de finale est dégagée, elles peuvent
créer la surprise.
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