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 Semaine du 9 au 15 avril 2008, numéro 709

 

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Circulation. Un de nos lecteurs exprime son inquiétude face à ce problème cairote qui chaque jour prend de l’ampleur.

Au secours, sauvons-nous !

Pour se diriger de Madinet Nasr au centre-ville, tu dois savoir qu’il te faudra 2 heures, mais si tu veux te déplacer d’un lieu à un autre au centre-ville lui-même, je te conseille de ne prendre ni ta voiture ni un autre moyen de transport, à pied tu arriveras plus vite que de prendre un transport en commun. Autrefois, on connaissait les heures de pointe, de 14 à 16h, l’heure de la sortie des écoles et des employés. Mais actuellement, l’encombrement de la circulation ne s’arrête pas la plupart de la journée. En fait, à mon avis, il y a des facteurs humains et d’autres techniques qui causent ce fléau. Par exemple, les voitures qui tombent en panne sur un pont ralentissent considérablement le mouvement des véhicules, et si malheureusement c’est un accident, le mouvement s’arrête pendant plus d’une heure parfois. L’attitude des gens aussi est à dénoncer, leur non-respect des règles de la circulation et même des agents de la circulation. Lorsqu’un accident se produit entre deux véhicules, les négociations et les discussions calmes entre les conducteurs sont les dernières solutions, car le plus important pour chacun c’est de prouver qu’il n’est pas fautif, mais souvent par la force, et dans la plupart des cas on arrive aux échauffourées. Bien entendu, les autres conducteurs s’arrêtent pour essayer de calmer les esprits. Ce qui veut dire des heures et des heures de blocage. Une nouvelle loi peut-elle nous sauver ? J’ai appris qu’une nouvelle loi va durcir les peines des contrevenants aux règles de la circulation, et des caméras très sophistiquées pourront enregistrer toutes sortes d’infractions. Aussi, l’interdiction de rouler aux véhicules très anciens moyennant des indemnités à leurs propriétaires est une autre proposition qui pourra réduire le nombre de véhicules anciens qui causent des problèmes de circulation à cause de leur mauvais état. Essayer de construire de nouveaux ponts et de nouvelles routes est une autre solution pour absorber les véhicules dont le nombre augmente chaque année. Nous devrions apprendre à respecter les règles de la circulation dès l’enfance dans les écoles, cela aura un effet positif sur le futur de la circulation.

Hafez Wahdan,
Le Caire.

 

Jérusalem

La ville de Jérusalem est la ville la plus importante du monde, que ce soit au niveau religieux, historique ou géographique, et qui ne se retrouve nulle part ailleurs, car Jérusalem est le berceau des 3 religions monothéistes. La Ville sainte a connu des luttes ardentes depuis l’aube de son histoire, en raison de ses lieux sacrés musulmans, juifs et chrétiens. Jadis, la souveraineté sur la ville de Jérusalem était l’axe de la lutte de ces trois religions.

Le premier Etat hébreu a été fondé en Palestine en l’an 1000 av. J.-C. après une lutte acharnée entre les juifs et les populations de la région. Puis sont venues les époques grecque et romaine.

Par la suite, la civilisation islamique a pris le pouvoir à Jérusalem et la Palestine a été arabisée. Elle a connu alors de nombreux troubles politiques et militaires. Cette période a connu les Croisades, dont les tenants ont occupé Jérusalem. Mais Salaheddine Al-Ayyoubi (Saladin) a libéré Jérusalem et y a enraciné les principes et les règles de l’amour, de la tolérance et de la fraternité ; il a permis aux juifs de visiter leurs lieux saints.

Puis, Jérusalem est tombée entre les mains de l’occupation britannique. Ce fut une nouvelle étape de l’histoire de la Ville sainte. Par la suite, le mouvement sioniste est intervenu pour modifier l’aspect démographique de Jérusalem et de la Palestine. Aujourd’hui, la question de Jérusalem est plus que jamais le point épineux des relations entre Palestiniens et Israéliens. Il n’y a aucune raison pour que cette terre, trois fois sainte, berceau des trois religions monothéistes, revienne aux juifs seuls.

Ossama Badawi,
Le Caire.

 

L’armée à la rescousse

Après la crise survenue autour du pain, et après la mort de certains citoyens qui luttaient pour obtenir quelques galettes, le gouvernement a décidé de confier la mission de l’organisation et de la distribution du pain à l’armée et aux policiers du ministère de l’Intérieur. Et comme prévu, le travail de distribution du pain s’est organisé : pas de vol, pas de négligence, et les citoyens souffrent moins pour obtenir le pain. Aussi, les queues énormes devant les fours ont commencé peu à peu à disparaître. Tout cela est bien. Mais je me demande : est-ce qu’à chaque fois que l’Etat s’expose à une telle crise, il devra avoir recours à l’armée pour la résoudre ? Et jusqu’à quand ? Pourquoi n’a-t-on pas de cadres dans les instances qui sont capables de résoudre des problèmes avant que l’on connaisse des crises plus importantes ? Par ailleurs, nous aussi, nous avons besoin de nous sensibiliser à la culture de la coopération et de l’organisation. Il est vrai que nous avons besoin de raviver la conscience pour que plus un seul propriétaire d’un four ne puisse s’approprier la farine subventionnée et la voler ou la vendre sur le marché noir ; il doit savoir qu’il viole le droit de millions de citoyens.

Ahmad Hussein,
Le Caire.

 

Faites gaffe à votre assiette !

La corruption et l’escroquerie ne touchent pas seulement les finances, mais aussi le marché de la viande. C’est ce que j’ai appris en apprenant que deux bouchers du quartier populaire de Boulaq ont été arrêtés, accusés de vendre de la viande d’âne, de chat et de chien en la faisant passer pour du bœuf ...

Profitant de la mauvaise situation économique et du besoin des pauvres de goutter la viande même si ce n’est qu’une seule fois par mois, le jeune boucher collectait les cadavres d’animaux, en particulier des ânes, gisant le long des routes, aux abords du Caire.

Ensuite, il revendait la viande à 5 L.E. le kilo, soit environ un dixième du prix de la viande de bœuf. L’autre boucher du même quartier populaire et pauvre hachait alors la viande et la vendait à son tour à des restaurants dans des autres quartiers populaires, en y ajoutant moult épices pour que son stratagème passe inaperçu. Je ne sais pas si ces bouchers ont perdu totalement leur conscience pour commettre ce crime contre les pauvres qui ne connaissent pas les conséquences de la consommation de cette viande. Arrêtez de manger de la viande au lieu de vous transformer en rats d’expérience. Ces bouchers doivent être sévèrement punis pour servir d’exemple à tous ceux qui oseront jouer de la vie des gens et surtout les pauvres.

Noura Hassan,
Le Caire.

 

Cri de fille

Après salutations à votre aimable hebdomadaire, je souhaite m’exprimer sur le feuilleton diffusé actuellement sur le petit écran intitulé Cri de fille qui fait scandale. D’abord, je remercie toute l’équipe du tournage qui fait vraiment un travail parfait, commençant par le courageux écrivain Mohamad Al-Gheiti qui exprime dans son feuilleton tant de problèmes touchant directement notre société arabe. Le metteur en scène Raëd Labib, le musicien, et la maquilleuse Zeinab Hussein qui a énormément travaillé pour montrer la différence entre le garçon Afifi et la fille Afaf bien que les deux soient la même personne. La chanteuse Dounia Samir Ghanem, présente dans ce feuilleton avec sa douce voix, nous touche comme tous les autres acteurs Dalia Al-Béheiri, Tareq Loutfi, Iyad Nassar, Bassem Samra, Alaa Zeinhom ... (...)

Ce feuilleton aborde plusieurs problèmes, ceux de l’émigration des jeunes, prêts à tout pour émigrer avant de tout perdre et parfois de rentrer dans un cercueil. Il y a aussi le problème de l’excision qui existe encore aujourd’hui, même après les campagnes de sensibilisation, ou encore celui de la corruption. On arrive enfin à la principale question traitée dans ce feuilleton, à savoir l’opération de transformation sexuelle. Dès la naissance de Afifi, on se sait pas si c’est vraiment un garçon et son père refuse de le faire examiner par des médecins. Et lorsque Afifi grandit, le père continue de refuser d’admettre que son fils ressemble plus à une fille. Quand Afifi décide de subir une opération pour se transformer en fille, tout le monde refuse : sa famille, la société et même l’université. Il faut que la société aborde ce genre de problème d’une manière différente, plus scientifique, laissant chacun libre de ses choix.

Mirette Maurice Kamel,
Le Caire.

 




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