Circulation.
Un de nos lecteurs exprime son inquiétude face à ce problème
cairote qui chaque jour prend de l’ampleur.
Au secours, sauvons-nous !
Pour se diriger de Madinet Nasr au centre-ville, tu dois
savoir qu’il te faudra 2 heures, mais si tu veux te déplacer
d’un lieu à un autre au centre-ville lui-même, je te
conseille de ne prendre ni ta voiture ni un autre moyen de
transport, à pied tu arriveras plus vite que de prendre un
transport en commun. Autrefois, on connaissait les heures de
pointe, de 14 à 16h, l’heure de la sortie des écoles et des
employés. Mais actuellement, l’encombrement de la
circulation ne s’arrête pas la plupart de la journée. En
fait, à mon avis, il y a des facteurs humains et d’autres
techniques qui causent ce fléau. Par exemple, les voitures
qui tombent en panne sur un pont ralentissent
considérablement le mouvement des véhicules, et si
malheureusement c’est un accident, le mouvement s’arrête
pendant plus d’une heure parfois. L’attitude des gens aussi
est à dénoncer, leur non-respect des règles de la
circulation et même des agents de la circulation. Lorsqu’un
accident se produit entre deux véhicules, les négociations
et les discussions calmes entre les conducteurs sont les
dernières solutions, car le plus important pour chacun c’est
de prouver qu’il n’est pas fautif, mais souvent par la
force, et dans la plupart des cas on arrive aux
échauffourées. Bien entendu, les autres conducteurs
s’arrêtent pour essayer de calmer les esprits. Ce qui veut
dire des heures et des heures de blocage. Une nouvelle loi
peut-elle nous sauver ? J’ai appris qu’une nouvelle loi va
durcir les peines des contrevenants aux règles de la
circulation, et des caméras très sophistiquées pourront
enregistrer toutes sortes d’infractions. Aussi,
l’interdiction de rouler aux véhicules très anciens
moyennant des indemnités à leurs propriétaires est une autre
proposition qui pourra réduire le nombre de véhicules
anciens qui causent des problèmes de circulation à cause de
leur mauvais état. Essayer de construire de nouveaux ponts
et de nouvelles routes est une autre solution pour absorber
les véhicules dont le nombre augmente chaque année. Nous
devrions apprendre à respecter les règles de la circulation
dès l’enfance dans les écoles, cela aura un effet positif
sur le futur de la circulation.
Hafez Wahdan,
Le Caire.
Jérusalem
La ville de Jérusalem est la ville la plus importante du
monde, que ce soit au niveau religieux, historique ou
géographique, et qui ne se retrouve nulle part ailleurs, car
Jérusalem est le berceau des 3 religions monothéistes. La
Ville sainte a connu des luttes ardentes depuis l’aube de
son histoire, en raison de ses lieux sacrés musulmans, juifs
et chrétiens. Jadis, la souveraineté sur la ville de
Jérusalem était l’axe de la lutte de ces trois religions.
Le premier Etat hébreu a été fondé en Palestine en l’an 1000
av. J.-C. après une lutte acharnée entre les juifs et les
populations de la région. Puis sont venues les époques
grecque et romaine.
Par la suite, la civilisation islamique a pris le pouvoir à
Jérusalem et la Palestine a été arabisée. Elle a connu alors
de nombreux troubles politiques et militaires. Cette période
a connu les Croisades, dont les tenants ont occupé
Jérusalem. Mais Salaheddine Al-Ayyoubi (Saladin) a libéré
Jérusalem et y a enraciné les principes et les règles de
l’amour, de la tolérance et de la fraternité ; il a permis
aux juifs de visiter leurs lieux saints.
Puis, Jérusalem est tombée entre les mains de l’occupation
britannique. Ce fut une nouvelle étape de l’histoire de la
Ville sainte. Par la suite, le mouvement sioniste est
intervenu pour modifier l’aspect démographique de Jérusalem
et de la Palestine. Aujourd’hui, la question de Jérusalem
est plus que jamais le point épineux des relations entre
Palestiniens et Israéliens. Il n’y a aucune raison pour que
cette terre, trois fois sainte, berceau des trois religions
monothéistes, revienne aux juifs seuls.
Ossama Badawi,
Le Caire.
L’armée à la rescousse
Après la crise survenue autour du pain, et après la mort de
certains citoyens qui luttaient pour obtenir quelques
galettes, le gouvernement a décidé de confier la mission de
l’organisation et de la distribution du pain à l’armée et
aux policiers du ministère de l’Intérieur. Et comme prévu,
le travail de distribution du pain s’est organisé : pas de
vol, pas de négligence, et les citoyens souffrent moins pour
obtenir le pain. Aussi, les queues énormes devant les fours
ont commencé peu à peu à disparaître. Tout cela est bien.
Mais je me demande : est-ce qu’à chaque fois que l’Etat
s’expose à une telle crise, il devra avoir recours à l’armée
pour la résoudre ? Et jusqu’à quand ? Pourquoi n’a-t-on pas
de cadres dans les instances qui sont capables de résoudre
des problèmes avant que l’on connaisse des crises plus
importantes ? Par ailleurs, nous aussi, nous avons besoin de
nous sensibiliser à la culture de la coopération et de
l’organisation. Il est vrai que nous avons besoin de raviver
la conscience pour que plus un seul propriétaire d’un four
ne puisse s’approprier la farine subventionnée et la voler
ou la vendre sur le marché noir ; il doit savoir qu’il viole
le droit de millions de citoyens.
Ahmad Hussein,
Le Caire.
Faites gaffe à votre assiette !
La corruption et l’escroquerie ne touchent pas seulement les
finances, mais aussi le marché de la viande. C’est ce que
j’ai appris en apprenant que deux bouchers du quartier
populaire de Boulaq ont été arrêtés, accusés de vendre de la
viande d’âne, de chat et de chien en la faisant passer pour
du bœuf ...
Profitant de la mauvaise situation économique et du besoin
des pauvres de goutter la viande même si ce n’est qu’une
seule fois par mois, le jeune boucher collectait les
cadavres d’animaux, en particulier des ânes, gisant le long
des routes, aux abords du Caire.
Ensuite, il revendait la viande à 5 L.E. le kilo, soit
environ un dixième du prix de la viande de bœuf. L’autre
boucher du même quartier populaire et pauvre hachait alors
la viande et la vendait à son tour à des restaurants dans
des autres quartiers populaires, en y ajoutant moult épices
pour que son stratagème passe inaperçu. Je ne sais pas si
ces bouchers ont perdu totalement leur conscience pour
commettre ce crime contre les pauvres qui ne connaissent pas
les conséquences de la consommation de cette viande. Arrêtez
de manger de la viande au lieu de vous transformer en rats
d’expérience. Ces bouchers doivent être sévèrement punis
pour servir d’exemple à tous ceux qui oseront jouer de la
vie des gens et surtout les pauvres.
Noura Hassan,
Le Caire.
Cri de fille
Après salutations à votre aimable hebdomadaire, je souhaite
m’exprimer sur le feuilleton diffusé actuellement sur le
petit écran intitulé Cri de fille qui fait scandale.
D’abord, je remercie toute l’équipe du tournage qui fait
vraiment un travail parfait, commençant par le courageux
écrivain Mohamad Al-Gheiti qui exprime dans son feuilleton
tant de problèmes touchant directement notre société arabe.
Le metteur en scène Raëd Labib, le musicien, et la
maquilleuse Zeinab Hussein qui a énormément travaillé pour
montrer la différence entre le garçon Afifi et la fille Afaf
bien que les deux soient la même personne. La chanteuse
Dounia Samir Ghanem, présente dans ce feuilleton avec sa
douce voix, nous touche comme tous les autres acteurs Dalia
Al-Béheiri, Tareq Loutfi, Iyad Nassar, Bassem Samra, Alaa
Zeinhom ... (...)
Ce feuilleton aborde plusieurs problèmes, ceux de
l’émigration des jeunes, prêts à tout pour émigrer avant de
tout perdre et parfois de rentrer dans un cercueil. Il y a
aussi le problème de l’excision qui existe encore
aujourd’hui, même après les campagnes de sensibilisation, ou
encore celui de la corruption. On arrive enfin à la
principale question traitée dans ce feuilleton, à savoir
l’opération de transformation sexuelle. Dès la naissance de
Afifi, on se sait pas si c’est vraiment un garçon et son
père refuse de le faire examiner par des médecins. Et
lorsque Afifi grandit, le père continue de refuser
d’admettre que son fils ressemble plus à une fille. Quand
Afifi décide de subir une opération pour se transformer en
fille, tout le monde refuse : sa famille, la société et même
l’université. Il faut que la société aborde ce genre de
problème d’une manière différente, plus scientifique,
laissant chacun libre de ses choix.
Mirette Maurice Kamel,
Le Caire.