En bref
Climat
Le forum des 16 principales économies a programmé deux
nouvelles réunions en mai puis en juin afin de poursuivre
ses travaux en vue du sommet du G8 au Japon en juillet, a
annoncé la présidence française de la réunion.
Le processus MEM, initié en septembre 2007 par les
Etats-Unis, réunit le G8 des huit pays les plus
industrialisés, plus les cinq grands émergents (la Chine,
l’Indonésie, le Brésil, l’Afrique du Sud et le Mexique),
l’Australie, la Corée, ainsi que l’UE.
Ces pays, qui cumulent 80 % des émissions de gaz à effet de
serre, espèrent se mettre d’accord sur une « déclaration des
leaders » qui sera publiée en juillet au Japon, lors du
sommet MEM qui se tiendra au lendemain du G8, le 9 juillet,
sur l’île d’Hokkaido.« Selon ces estimations, 30 à 60
milliards de dollars par an seraient nécessaires pour
financer l’adaptation (aux conséquences du réchauffement) et
200 milliards de dollars par an pour les mesures
d’atténuation », a insisté M. Jouyet.
Gaz, effet de serre
D’ici 2025, les émissions américaines de CO2 seront en
hausse de 23 %. Les émissions américaines de gaz effet de
serre, si elles continuent de croître comme annoncé par la
Maison Blanche jusqu’en 2025, auront au total augmenté de
+23% par rapport à 1990, selon l’Agence Internationale de l’Energie
(AIE). Dans le même temps, l’Union européenne vise une
réduction d’au moins 20 % de ses émissions polluantes en
2020 par rapport aux niveaux de 1990, année de référence
retenue par le Protocole de Kyoto.
Sans une politique énergétique efficace et les mesures
annoncées, a-t-il précisé, l’augmentation des émissions
américaines atteindrait +38 % en 2025 par rapport à 1990.
Les émissions de CO2 et équivalent des Etats-Unis ont
augmenté de plus de 16 % depuis 1990.
Animaux
Le tribunal correctionnel de Pau a relaxé cette semaine René
Marquez, le chasseur qui a tué en 2004 l’ourse cannelle,
dernière ourse de souche pyrénéenne, suscitant les réactions
indignées de diverses associations de défense des animaux et
de l’environnement.
Il s’agit du dernier rebondissement d’une affaire
judiciaire qui a mobilisé des responsables politiques et les
défenseurs de l’environnement depuis plus de trois ans,
après la mise en examen le 7 décembre 2004 de René Marquez,
65 ans, pour destruction d’espèce protégée. La décision
judiciaire « met à bas la protection de nombreuses espèces
animales en France », en accordant un « permis de tuer », a
affirmé le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un
communiqué publié dès l’annonce de la relaxe de René
Marquez.