Al-Ahram Hebdo, Arts | Le concentré Rizqallah
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 30 avril au 4 mai 2008, numéro 712

 

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Arts

Exposition . Pour fêter ses 70 ans, Adli Rizqallah a choisi de sélectionner des aquarelles, réalisées entre 1987 et 2007.Elles portent la marque de ses origines et de ses profondes pensées.

Le concentré Rizqallah

Des aquarelles douces et agitées à la fois, aux couleurs calmes et relaxantes : beige, bleu ciel, jaune, ou plus criardes : rouge et orange. Allures de femmes ou d’hommes, chevaux, palmiers, maisons typiques de la Haute-Egypte, restent ses motifs de prédilection. Car pour célébrer son soixante dixième anniversaire, il était tout à fait normal pour l’artiste, entouré de sa femme et de ses amis, de rappeler ses origines saïdi (de la Haute-Egypte), dont il est constamment fier. Ses aquarelles portent toujours les traces de son enfance rêveuse passée dans sa ville natale du sud, Assiout. D’ailleurs, l’exposition s’intitule « Saïdiyat ». Ses aquarelles conviviales transmettent un langage silencieux, des émotions variées et une certaine énergie discrète.

« Mes œuvres sont comme des êtres vivants. Quand je m’en approche, j’éprouve des sentiments divers, exactement comme lorsque je suis en face d’hommes aux tempéraments différents », lance Rizqallah dont les aquarelles calmes, fines, chaleureuses ou enragées vous emportent dans son propre univers. Elles peuplent un monde d’imagination et de sentiments. « Je sens l’amour, la paix et même la rage quand je contemple ses peintures exposées », dit Fadia Rizq, propriétaire de la galerie et amie proche de l’artiste. En fait, c’est l’amour, la vie qui constituent le sujet principal de ses aquarelles. Cela se ressent. « Je crois en la vie dans la douceur. Cette dernière peut devenir une grande force, c’est la force tranquille des femmes, à titre d’exemple », ajoute Rizqallah. C’est que le féminin est non seulement, selon lui, plus puissant que le masculin, mais se caractérise aussi par cette abondance d’émotions et cette capacité inépuisable de donner. Cette singularité du style Rizqallah a fait par exemple que l’infirmière américaine Barbara Koch tombe amoureuse de ses œuvres. Aujourd’hui, elle est la représentante internationale des aquarelles de Rizqallah et une de ses meilleures amies. « J’ai toujours apprécié la beauté et la grâce des tableaux de Adli. J’en suis toujours fascinée car à chaque fois que je regarde ses peintures de différents angles je découvre une nouvelle couleur et un nouveau langage », explique-t-elle. Un nouveau langage aussi bien qu’une créativité qui ne cessent d’impressionner. « Le jeu des couleurs représente un côté essentiel dans ses aquarelles ». La plupart de celles-ci sont archivées sur un site Internet, un projet qui a commencé en janvier 2008 .

Shérine Mounib

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Saïdiyat. Jusqu’au 2 mai, à la galerie Kahila, 15, rue Al-Batal Ahmad Abdel-Aziz. Tél. : 010 988 26 23.

 




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