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Squash.
L’Egyptien Mohamad Al-Chorbagui, 17 ans, crée la surprise en
atteignant les quarts de finale de l’Open d’Hurghada.
Chorbagui, un invité de marque
«
Contrôle le jeu, Mohamad ! … Courage Chorbagui ! … ». Le
public égyptien était là pour soutenir Mohamad Al-Chorbagui,
aucun doute, bien que l’Open d’Hurghada ait été son premier
grand événement en Egypte. 84e au classement PSA
(Association des joueurs professionnels de squash),
Chorbagui a pu concourir dans cette édition de l’Open d’Hurghada
grâce à une invitation.
Le parcours de Chorbagui lors de cette édition pleine de
surprises ne fut pourtant pas aisé.
Lors de son premier match du premier tour, il s’est opposé
au Malaysien Ong Beng Hee, actuel n°12 mondial et l’un des
joueurs expérimentés en circuit professionnel. « Lors de
notre dernier set, décisif, je me suis dit que je ne devais
prendre aucun risque. En même temps, Hee a perdu sa
concentration et j’ai pu profiter de ces quelques minutes
pour remporter le match », note Chorbagui qui a remporté
cette rencontre sur le score de 3 sets à 2, se qualifiant
ainsi pour les quarts de finale, qui l’ont opposé à son
compatriote et actuel n°1 mondial et champion du monde en
titre Amr Chabana.
Une consécration pour Chorbagui, qui non seulement était
heureux d’avoir atteint ce niveau de la compétition, mais
qui aussi allait enfin pouvoir rencontrer Chabana. « Son jeu
m’a beaucoup impressionné. C’est un joueur très puissant.
Durant la rencontre, je devais bien jouer et beaucoup me
concentrer pour pouvoir le battre », souligne Amr Chabana,
qui l’a battu sur le score de 3 à 1. Personne n’imaginait
que ce jeune joueur âgé seulement de 17 ans pouvait voler un
set à l’expérimenté Chabana. « Si vous suivez les scores des
sets, vous allez voir comment j’ai été tout prêt de Chabana
: 11/5-14/12-6/11-12/10. Mais je ne possède pas encore son
expérience dans les moments décisifs des matchs », note
Chorbagui, qui jouait avec un grand courage et l’ambition de
remporter le match.
Chorbagui a fait ses études dans une école en Angleterre,
pays berceau du squash. Ce qui lui a donné l’opportunité de
s’entraîner et de faire partie du puissant championnat
anglais. « Mon entraîneur anglais, Jonah Barrington, suit le
style européen qui dépend d’une forte condition physique,
mais en même temps, il aime le jeu égyptien qui dépend des
techniques de jeu. C’est pourquoi j’arrive à avoir un niveau
équivalent dans ces deux compartiments. Ce qui représente un
avantage pour moi en comparaison avec beaucoup d’autres
joueurs », renchérit Chorbagui connu pour ses mouvements
parfaits en plein court ainsi que sa grande taille de 185 cm
qui lui permet de contrôler le jeu.
S’il n’a pu battre le n°1 mondial lors de cet Open d’Hurghada,
le tournoi lui permettra en tout cas d’améliorer
sensiblement son classement actuel de 84e mondial, puisqu’il
devrait gagner près de 20 places. « Je suis très occupé par
mes études, sinon j’aurais participé à deux tournois
importants : Cheikhat Al-Saad à Koweït et le British Open,
qui pourraient m’introduire dans le top 50 », note Chorbagui
qui se contente pour l’instant de se préparer à un nouveau
titre en Championnat du monde juniors qui aura lieu au mois
de juillet prochain. « J’ai remporté le British Open des
moins de 17 ans et le British Open des moins de 19 ans
aussi. Champion du monde semble être pour moi un titre très
prestigieux ... Je vais faire de mon mieux pour le remporter
mais aussi je veux être le n°1 égyptien en compétition par
équipes, j’espère réaliser un grand exploit », conclut
Chorbagui, un des fruits de la promotion du squash égyptien
qui garantira sans doute à l’Egypte un futur en circuit de
squash .
Chourouq Chimy
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Andrew Shelley,
directeur exécutif de la WISPA (Association internationale
des joueuses professionnelles de squash), analyse
l’évolution du squash en Egypte, et la promotion du squash
féminin dans le monde entier.
« Nous voulons montrer au monde que nous
grandissons »
Al-Ahram
Hebdo : L’Open d’Hurghada en est
à sa 11e édition, quel bilan peut-on faire de cet événement
égyptien ?
Andrew Shelley :
Avant tout, il faut admettre que ce tournoi présente une
grande qualité de squash. Cet événement a évolué à
différents aspects. Premièrement, ce tournoi a fait ses
débuts comme les finales du Grand Prix féminin, ce qui
limitait le nombre de participants aux 8 premières joueuses
du monde. Maintenant, il est ouvert à beaucoup de joueuses
avec des tours qualificatifs et une carte d’invitation.
C’est à mon avis une vraie compétition de squash, même si
elle a baissé de catégorie vu son
total de prix. Après 11 ans, l’Open d’Hurghada
a réalisé une grande promotion pour le squash, c’est un
tournoi important inscrit dans notre dossier pour promouvoir
l’adhésion du squash comme sport olympique. De plus, cette
année, il a réintégré la compétition masculine, ce qui en
fait un tournoi de poids.
— D’aucuns disent que l’Open d’Hurghada
n’est qu’un tournoi local qui fait la promotion des joueurs
égyptiens ...
— Je ne suis pas d’accord avec ces propos, car il existe
beaucoup de joueurs étrangers qui font partie de la
compétition. Mais même si c’était le cas, je ne vois pas où
est le problème. En fait, l’Egypte est devenue un exemple à
suivre. D’autres pays arabes et des 4 coins du monde
l’imitent. Maintenant, des tournois féminins s’organisent à
Bahreïn et au Koweït, qui visent à
promouvoir ce sport. Le squash n’est plus cantonné à
l’Angleterre, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Le squash,
c’est aussi l’Egypte, la Malaisie, le Mexique, l’Italie et
d’autres pays.
Dernièrement, j’ai installé des courts en plexiglas pour des
tournois de squash au Viêt-nam, par exemple, car ils
possèdent un ou deux joueurs de talent et ils veulent les
soutenir. C’est une vraie promotion du squash. Ici à
Hurghada, c’est magnifique de
voir les touristes du monde entier passer sur l’artère
principale et jeter un coup d’œil sur les courts, c’est une
grande promotion pour ce sport. Cela, sans compter le rôle
que joue ce tournoi pour les joueurs égyptiens. Avant l’Open
d’Hurghada, il n’y avait aucune
joueuse égyptienne dans le top 20, et même en dehors du top
20, à part Salma Chabana.
Maintenant, il y a 2 joueuses en top 20 :
Omniya
Abdel-Qawi, n°9 mondial, et Inji
Khairallah, n°16 mondial. Cela
sans compter des joueuses très talentueuses comme
Ranim
Al-Weleili, n°24 mondial, et d’autres. Je suis sûr
que dans 5 ans, l’Egypte en circuit féminin évoluera encore
et encore comme c’est le cas actuellement en circuit
masculin.
— Vous avez parlé des Jeux olympiques, le squash
possède-t-il actuellement plus de chance de devenir un sport
olympique ?
— A mon avis, le squash a une grande chance actuellement.
L’année prochaine, les responsables de ce dossier se
réuniront au Danemark pour discuter de cette affaire. Ils
ont déjà annulé les compétitions de base-ball et de
softball.
Donc, oui, on a des chances. A ce moment-là, le sort du
squash changera et celui de l’Egypte bien sûr avec ses
joueurs qui pourront sans mal collecter des médailles. Nous
voulons montrer au monde que nous
grandissons .
Propos recueillis par
Ch. Ch.
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