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 Semaine du 23 au 29 avril 2008, numéro 711

 

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Ils ont dit

« Il ne faut pas oublier que, pour nourrir leur population, les Etats dépendent de la liberté du commerce. Or, nous voyons déjà des actions prises au niveau national — comme celle de limiter des exportations de produits alimentaires en référence à une récente décision de l’Egypte qui a fait monter les cours du riz — avoir des effets dévastateurs au niveau mondial ... Les prix du riz sur le marché mondial ont augmenté de plus de 50 % depuis le début de l’année et les prix de la plupart des autres denrées alimentaires sont en nette hausse ».

Dominique Strauss-Kahn,
le directeur général du FMI.

« L’Egypte, en particulier, avait témoigné, ces derniers mois, d’une vague intense de hausse de prix, qui s’est concentrée, en principe, sur les denrées alimentaires dont les prix se sont envolés, en moyenne, de plus de 50 %. Quant aux prix du fer, du ciment, des engrais, et de l’immobilier, en plus de ses loyers, ils ont subi une augmentation d’un pourcentage qui dépasse les 100 % de leur valeur il y a un an plus tôt. Cette cherté de vie a frappé le plus les pauvres et ceux à revenu presque constant, comme les ouvriers, les employés et les retraités, puisque les rentrées de ces derniers ne bougent souvent qu’après le mouvement des prix et à un niveau beaucoup plus inférieur qu’à la hausse. Une situation qui va élargir le fossé entre les classes et approfondir l’angoisse sociale, avec toutes les tensions et les explosions  qui en résulteront ».

Ahmad Al-Naggar,
expert économique au Centre d’Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram.

« La flambée des prix alimentaires qui a donné lieu à des émeutes de la faim constitue un véritable drame humain. Le prix mondial du blé a presque triplé en trois ans, doublé en un an, celui du riz a pu augmenter de plus de 50 % depuis janvier. Le coût d’un repas a été surenchéri de 40 % en un an dans les pays pauvres. Là où l’alimentation représente jusqu’à 75 % du budget d’un ménage, ces hausses de prix s’avèrent catastrophiques. Elles pourraient refaire passer des millions de gens sous le seuil de pauvreté et effacer des années d’efforts de développement ».

Emmanuel Martin,
docteur-chercheur
en économie, éditorialiste pour www.unmondelibre.org

« Je suis vraiment étonné. Comment jusqu’à aujourd’hui on n’arrive pas à faire pousser du blé à Tochka ? Qui peut s’imaginer qu’avec ces quantités énormes d’eau disponible, nous avons 200 000 feddans délaissés à Tochka, dont 100 000 appartiennent à un émir arabe et les 100 000 autres appartiennent à une compagnie gouvernementale qui n’a pas les moyens de les cultiver ? ».

Diaa Al-Quoussi,
conseiller
du ministère des Ressources hydrauliques et de l’Irrigation.

 

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