Al-Ahram Hebdo, Egypte | La sécurité avant tout
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 23 au 29 avril 2008, numéro 711

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Egypte

Administration Locale. Le président Moubarak a procédé jeudi à un remaniement parmi les gouverneurs qui s’expliquerait notamment par des impératifs sécuritaires.

La sécurité avant tout

Un remaniement impromptu des gouverneurs est intervenu par décret présidentiel jeudi quelques jours seulement après une série de grèves et de manifestations en guise de protestations contre la hausse des prix des denrées alimentaires. Il fait suite aux événements des 6 et 7 avril à Mahalla où un adolescent a trouvé la mort et plusieurs dizaines de citoyens ont été blessés dans des heurts entre manifestants et forces de l’ordre. Première caractéristique de ce remaniement : La majeure partie des nouveaux venus sont des militaires et des policiers.

Huit nouveaux généraux de l’armée et de la police ont fait leur entrée dans cette nouvelle formation des gouverneurs tandis que 6 l’ont quittée. De manière globale, sur les 28 gouverneurs en place, 16 sont issus de l’armée et de la police. Pour la plupart des observateurs, cette présence accrue des militaires vise à renforcer la sécurité dans certaines régions qui ont connu des troubles comme dans les gouvernorats de Gharbiya (où ont eu lieu les événements de Mahalla) et à Daqahliya (où des manifestations ont eu lieu à plusieurs reprises à cause du manque d’eau). « Nous remarquons immédiatement que des militaires ont été nommés gouverneurs dans des régions qui ont des frontières importantes avec d’autres pays comme au Nord-Sinaï où la tension sévit à la frontière avec la bande de Gaza et où le risque d’une nouvelle ruée de Palestiniens vers le Sinaï reste vif. C’est un général de l’armée de terre, Mohamad Abdel-Fadil qui fut nommé dans cette région », analyse Ammar Hassan, chercheur au Centre des Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram.

Il fournit d’autres exemples comme à Gharbiya où un général de police, Abdel-Hamid Ali Hassan Al-Chennawi, un ancien directeur de la sécurité, a été nommé. « Ce remaniement traduit la volonté du gouvernement de renforcer la sécurité dans les régions sensibles ou celles qui ont connu des protestations ouvrières », ajoute Hassan Ammar. Il explique que le fait de choisir des généraux de l’armée et de la police est habituel dans chaque remaniement pour différentes raisons. La nouvelle formation des gouverneurs traduit les craintes de l’Etat de voir s’amplifier le mouvement de grogne sociale au cours des prochaines années et reflète sa volonté de garder les régions sensibles sous contrôle. « Le contexte actuel avec la hausse démesurée des prix des denrées alimentaires, la pénurie de pain et la hausse des prix des matériaux de construction. Toutes ces choses ont incité le gouvernement à être sur ses gardes », analyse Ammar Hassan.

Outre ces considérations, le remaniement vise à résorber le mécontentement populaire face à la détérioration des conditions économiques en donnant l’impression qu’il y a du changement, sans compter que le régime s’apprête à opérer des changements au sommet de l’Etat au cours des prochaines années. L’Egypte a connu au cours des derniers mois un mouvement de protestation sociale à grande échelle.

Sabah Sabet

Retour au sommaire

 

A travers les régions

Douze nouveaux gouverneurs ont été nommés dans le cadre de ce remaniement, 3 gouverneurs ont été transférés vers de nouvelles régions et 13 ont été maintenus à leurs postes. Telles sont les caractéristiques de ce remaniement. Pas de changement dans les gouvernorats majeurs comme Le Caire, Alexandrie et Qalioubiya. Seul le gouvernorat de Guiza fait exception à la règle et dont le gouverneur Fathi Saad devient celui du 6 Octobre (nouvellement créé). Il est remplacé par l’ingénieur Sayed Abdel-Aziz. Pas de changement non plus du côté de Suez, Charqiya, Damiette, Béheira et Assiout. En revanche, les gouverneurs du Fayoum, Béni-Souef, Minya, Assouan, Port-Saïd, Matrouh, Daqahliya, Gharbiya, Ménoufiya et du Nord-Sinaï ont changé. Enfin, outre celui de Guiza, deux autres gouverneurs changent de régions. Il s’agit d’Ahmad Zaki Abdine à Béni-Souef qui devient le nouveau gouverneur de Kafr Al-Cheikh et le général Magdi Al-Qobeissi au Fayoum qui a pris ses fonctions dans le gouvernorat de la mer Rouge.

S. S.

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.