Al-Ahram Hebdo, Voyages | Les écrivains dans un écrin historique
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 2 au 8 avril 2008, numéro 708

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Voyages

Patrimoine. En s’installant dans l’enceinte de la Citadelle, l’Union des écrivains égyptiens donne un exemple réussi d’une réutilisation des bâtiments historiques.  

Les écrivains dans un écrin historique 

Des boiseries, des vitraux, des arcs, des portes incrustées, et à l’arrière-plan, un panorama magnifique où se dressent les minarets du Caire islamique et les quatre dômes de la Citadelle. L’Union des écrivains égyptiens, en décidant de s’installer dans un nouveau siège, a surtout vu beau. Etre au cœur d’un espace historique, qui est celui de la Citadelle de Saladin, c’est plus qu’un décor, c’est une source d’inspiration.

L’idée a surgi quand Mohamed Salmawy, président de l’Union des écrivains, a eu l’idée de chercher de nouveaux locaux, ceux de Zamalek, actuel siège de cette Union, étant devenus trop exigus par rapport au nombre des écrivains et des activités qui s’y tiennent régulièrement. Discutant de la question avec le ministre de la Culture, Farouk Hosni, ce dernier a proposé d’exploiter un ancien bâtiment qui existe dans l’enceinte de la Citadelle, à proximité du côté nord du mur de cette forteresse impressionnante qui fut le haut lieu de défense de la ville depuis Saladin (mort en 1173). De plus, ce bâtiment est bien entouré. Il est juste à côté de la Tour d’Al-Ramleh et celle d’Al-Haddad et fait face à la tour de l’Imam. « J’ai beaucoup apprécié l’idée surtout que Saladin a uni tous les Arabes et l’Union des écrivains fait la même chose avec les écrivains », souligne Salmawy. « Après que le ministre de la Culture Farouk Hosni s’est mis d’accord avec le président de l’Union des écrivains à utiliser ce bâtiment comme nouveau siège pour l’Union, on a pu pendant 18 mois le restaurer, le rénover et ajouter des touches artistiques. Ces travaux ont nécessité un budget de deux millions et demi de L.E. utilisant les techniques les plus sophistiquées. Même les alentours du bâtiment ont été aménagés pour accueillir les différentes festivités culturelles », explique Moustapha Hassan, directeur de la région archéologique de la citadelle. Le mécénat, chose importante dans le domaine de la culture, a été apporté par l’homme d’affaires Naguib Sawirès « qui n’a pas hésité un moment à financer la plus grande part du projet de développement » souligne Salmawy. Ce bâtiment est resté longtemps négligé. Historiquement, il est connu pour avoir servi depuis l’époque de Mohamad Ali jusqu’à la période de l’occupation britannique en tant que caserne. Après la Révolution de 1952, ce bâtiment comme bien d’autres fut utilisé comme dépôt pour les armes ou silos à grains. Ce n’est qu’en 1983 que les responsables se sont rendus compte de l’importance de ces édifices et ont pensé à les réutiliser. Ils prévoyaient en même temps que la vocation de ces bâtiments réponde à des activités qui ne nuisent pas à l’aspect historique de l’endroit et qui aillent de pair avec la nature du monument lui-même. C’est ce qui a eu lieu sur le plan réel surtout après une recommandation de l’Unesco de préserver de tels édifices.

C’est ce qui fait que le nouveau siège de l’Union est venu s’ajouter à d’autres locaux de caractère culturel et patrimonial comme l’Organisme de coordination urbaine et celui du Caire fatimide.

Le nouveau siège de l’Union des écrivains s’étend sur 1 460 m2 et compte deux étages. Il comprend deux bibliothèques, trois salles de réunions, une grande salle pour les colloques et une dernière salle consacrée aux fonctionnaires. Le président de l’Union n’a pas manqué d’adhérer une installation typique de la bohème littéraire : un café situé à l’extérieur qui nous fait rappeler ceux célébrés par Naguib Mahfouz, ce prix Nobel de littérature.

D’ailleurs, Mahfouz, Youssef Idris, Youssef Al-Sébaï, Tewfiq Al-Hakim, Taha Hussein ne sont pas seulement les noms des plus importants écrivains égyptiens contemporains, mais aussi les enseignes des différentes salles du nouveau siège. Tout respire l’harmonie donc.

Dalia Farouk

Retour au sommaire

 

Les descendants des pharaons s’activent 

Pour la première fois, une mission archéologique égyptienne procède à des travaux de fouille dans la Vallée des rois. 63 tombes ont été découvertes au cours de deux siècles toutes par des missions étrangères. « C’est pour cette raison que j’ai constitué la première équipe d’archéologues égyptiens », souligne Zahi Hawas, secrétaire général du Conseil Suprême des Antiquités (CSA) et directeur de la mission égyptienne de la Vallée des rois. Après une étude approfondie de la vallée et la publication d’un ouvrage sur la région, l’Indiana Jones égyptien a découvert qu’il reste encore beaucoup à révéler dans cet endroit riche. Il y a tant de mystères à résoudre, « ceux d’Amenothep I, dont on présume que la tombe se trouve soit à Deir Al-Bahari, soit à Deraa Aboul-Naga, Thoutmosis II, dont on n’est pas encore certain où se trouve la tombe ? La tombe 55 est celle d’Akhenaton ou non ? », explique Hawas qui assure qu’il y a beaucoup à découvrir. « 12 tombes de reines des XVIIIe et XIXe dynasties n’ont pas été encore révélées », a-t-il repris.

La mission égyptienne a déjà commencé les fouilles dans les deux côtés nord et sud de la Vallée, des graffitis ont été trouvés ainsi que les vestiges des huttes appartenant aux ouvriers qui ont participé au creusement des tombes. La mission opère de même dans la tombe de Séthi I. Il est connu que dans cette sépulture se trouve une allée de près de 100 m, les Egyptiens commencent à creuser, restaurer et fouiller dans cette allée et ont découvert une nouvelle structure de la tombe. Que ce soit des étrangers ou des Egyptiens, cette région ne cesse de dévoiler de nouveaux secrets, et chaque jour elle assure au monde entier qu’elle recèle encore des trésors inestimables.

Hala Fares

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.