Al-Ahram Hebdo, Opinion
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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 2 au 8 avril 2008, numéro 708

 

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Opinion

Mohamed Salmawy

Salama A. Salama

Hassan Abou-Taleb
 Politologue

 

Hossam Tammam
 


Edito

Vues sur l’Iraq

Que changera-t-il en Iraq après la présidentielle américaine en novembre prochain ? Presque rien, si le candidat républicain, John McCain, remportait le scrutin. Le sénateur de l’Arizona s’est inscrit dans la continuité de la politique de George W. Bush, en endossant pleinement la responsabilité de la guerre en Iraq. Il réaffirme la nécessité de rester en Iraq jusqu’au « succès » (sic) de la mission américaine, défini en des termes particulièrement ambitieux, prévenant contre tout retrait précipité des troupes américaines.

M. McCain, se présentant comme un « idéaliste réaliste », estime que les Etats-Unis doivent payer le prix de la guerre pour éviter de payer encore plus cher plus tard. Cet ancien de la marine, fils et petit-fils d’amiral, père d’un marine déployé en Iraq, souligne la nature « transcendante » de la menace islamiste pour soutenir sa thèse. Il répondait ainsi à la position développée par le candidat à l’investiture démocrate, Barack Obama, qui réclame la fin de l’intervention américaine en Iraq pour mieux combattre l’organisation terroriste d’Al-Qaëda, dont la présence dans l’ancienne Mésopotamie est une conséquence de l’invasion américaine.

Contrairement à M. McCain, les deux candidats à l’investiture démocrate, Barack Obama et Hillary Clinton, sont d’accord sur une chose : ils promettent un désengagement en Iraq s’ils sont élus. Mais c’est M. Obama qui est en rupture sur de nombreux points avec la politique étrangère américaine classique. Ses positions représentent la critique la plus radicale de la politique suivie depuis des décennies par un candidat sérieux au poste de président. Défendant l’idée d’un retrait des soldats américains d’Iraq dans un délai de 16 mois, il suggère de ne laisser sur place qu’un contingent chargé de protéger les civils américains et de lutter contre Al-Qaëda.

M. Obama ne se contente pas de réclamer un retrait des troupes américaines d’Iraq. « Je ne veux pas simplement mettre fin à la guerre. Je veux mettre fin à l’état d’esprit qui nous conduit d’abord à choisir la guerre », a-t-il dit. Mais la fermeté des convictions de M. Obama a été mise en doute après la « gaffe » d’une de ses conseillères en politique étrangère — qui a démissionné depuis — et qui avait affirmé qu’en Iraq le retrait ne pourrait peut-être pas être aussi rapide qu’annoncé.

 




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