En bref
Assainissement
Plus de 40 % de l’humanité n’a pas accès à des toilettes
convenables, ont dénoncé la semaine dernière les
Nations-Unies, qui ont proclamé 2008 année internationale de
l’assainissement face à un manque d’hygiène qui tue chaque
année deux millions d’enfants. « Chaque année, 15 millions
de personnes meurent de maladies infectieuses » a rappelé
l’assistant directeur général de l’Organisation Mondiale de
la Santé (OMS), David Heymann. « Si nous avions de bonnes
infrastructures d’eau et d’assainissement, nous pourrions
réduire d’un seul coup ce chiffre de 2 millions, celui des
enfants qui meurent des suites de diarrhées », a-t-il estimé
devant la presse à Genève.
Selon un
récent sondage du British Medical Journal, quelque 11 000
professionnels de la santé ont estimé que l’assainissement
était la plus importante avancée médicale obtenue depuis
1840, avant les vaccins et l’anesthésie. La diarrhée est la
deuxième cause de décès chez l’enfant dans les pays en
développement.
Journée
santé
Célébrée le 7 avril, la Journée mondiale de la santé
commémore la fondation de l’Organisation mondiale de la
santé. Cette année, cette journée sera consacrée à la
nécessité de protéger la santé des effets néfastes du
changement climatique. Le thème « Protéger la santé face au
changement climatique » met la santé au centre des
discussions mondiales sur le changement climatique. En
retenant ce thème, l’OMS reconnaît que le changement
climatique s’accompagne de risques croissants pour la
sécurité sanitaire internationale. Une collaboration accrue
permettra à la communauté internationale de mieux se
préparer à faire face aux problèmes de santé liés au climat.
Cette collaboration doit s’exprimer par des mesures
consistant notamment à surveiller et à combattre plus
activement les maladies infectieuses, à mieux gérer des
ressources en eau toujours plus limitées et à coordonner les
interventions sanitaires en situation d’urgence.
Papillons
Chaque hiver, des millions de papillons Monarque
s’installent dans la même forêt de pins oyamel, dans le
centre du Mexique, à 4 500 km de leur habitat habituel, au
Canada, sans que les scientifiques puissent en expliquer les
raisons. Des études de la Commission nationale des réserves
naturelles protégées du Mexique (CONANP) ont mis en évidence
une tendance à la fidélité de l’espèce en ce qui concerne
ses lieux d’hibernation, mais le mystère subsiste quand il
s’agit d’expliquer pourquoi ces papillons de couleur orange
et noire retournent chaque année dans les forêts d’Ocampo,
dans l’Etat de Michoacan. Pour Ricardo Adaya, un technicien
de la réserve du papillon Monarque, les Danaus plexippus (leur
nom scientifique) laissent une graisse sur l’écorce des
arbres et au sol, ce qui attire les générations suivantes de
papillons. Pour inciter à la préservation du site et afin
qu’il soit reconnu comme patrimoine mondial de l’humanité
par l’Unesco, la CONANP organise à Paris (30 avril-31 mai),
puis en Espagne, en Belgique et aux Etats-Unis une
exposition qui permettra aux visiteurs d’être virtuellement
recouverts de papillons Monarque qui se poseront sur eux.