Andalousie.
L’histoire et la culture andalouses étaient à l’honneur dans
le palais Taz dans le cadre d’un cycle de colloques
organisés en marge de l’exposition « Ibn Khaldoun entre
l’Andalousie et l’Egypte ». Apport majeur à la culture de
l’islam médiéval, cette région était aussi une étape
décisive de l’histoire de l’Occident.
Quatre sites incontournables
la grande mosquée de cordoue
Sa
construction débuta en 785 sous l’impulsion de Abdel-Rahman
Ier et s’acheva deux siècles plus tard. Au XVIe siècle eut
lieu la reconquête de Cordoue par les chrétiens. Ceux-ci
décidèrent alors de construire une cathédrale au centre de
l’immense mosquée.
La Grande Mosquée porte bien son nom. En effet, avec ses 174
mètres de longueur et ses 137 mètres de largeur, elle est la
plus grande mosquée au monde après celle de La Mecque. Le
toit de la Grande Mosquée est soutenu par une étonnante
forêt de 856 colonnes en granit, organisées en une
superposition de deux étages d’arcades : l’un à 4 mètres de
hauteur et l’autre à 13 mètres. Tout cela forme un véritable
labyrinthe aux perspectives improbables.
l’alhambra
Ce
palais est d’une telle beauté que vous le penserez échappé
des contes des Mille et une nuits. L’Alhambra était le
quartier administratif de Grenade, clos d’une enceinte
fortifiée. Il y avait deux palais constitués de plusieurs
salles ordonnées autour de cours et de jardins. La Cour des
Lions fait partie d’un des palais datant du XVIe siècle.
Aujourd’hui encore, Grenade est une oasis luxuriante.
L’Alhambra s’étend sur une plate-forme étroite d’environ 720
mètres de long sur 220 mètres de large, qui couronne une
colline escarpée, la Sabika. A l’ouest, la plate-forme tombe
presque à pic vers la médina et le Darro, du côté est, elle
est séparée de la montagne par un ravin.
L’endroit le plus célèbre de l’Alhambra est sans doute la
Cour des Lions (Patio de Los Leones). Son nom provient des
douze lions-jets d’eau de la fontaine qui se trouvent au
milieu du patio. Le grand bassin repose sur ces douze lions.
Cette fontaine, en marbre blanc, est l’un des exemples les
plus importants de la culture musulmane.
L’Alhambra se trouve dans la ville de Grenade qui fut la
capitale arabe du dernier royaume musulman. Le sultan Yusuf
Ier a voulu pour son palais de Commares un patio (petite
cour centrale non couverte) occupé presque entièrement par
un grand bassin rectangulaire.
Le palais du Partal est certainement l’un des plus anciens
palais de l’Alhambra. On estime qu’il pourrait avoir été
édifié au début du XIVe siècle de l’ère chrétienne. Il ne
subsiste de ce palais que ce corps de bâtiment très élégant,
intégré dans le mur de la cité et surplombant les vieux
quartiers de Grenade. La partie antérieure de la demeure et
la tour sont surnommées « tour des dames ». Ce palais qui
possède un plafond de bois ouvragé se reflète dans un grand
bassin rectangulaire entouré de jardins ombragés.
l’alcazaba de malaga
Elle
a été construite entre le VIIIe et le XIe siècles, sur les
vestiges d’une forteresse romaine. Elle servait à protéger
la province de Grenade qui attirait les convoitises. Une
Alcazaba était une forteresse intégrée dans les remparts qui
protégeaient une ville. En dehors de l’aspect guerrier, l’Alcazaba
servit également de résidence au gouverneur musulman de
Malaga. Elle possède une triple enceinte équipée de tours de
défense et de portes. L’extérieur est étonnant par
l’accumulation d’éléments défensifs, tels mâchicoulis,
chemins de rondes, épaisses murailles ... Cette profusion
rendait l’édifice pratiquement imprenable. L’intérieur de l’Alcazaba,
quant à lui, présente un aspect plus bucolique. On peut y
admirer de splendides jardins et de charmants patios.
L’odeur du jasmin se mêle à celle de l’hibiscus ... L’Alcazaba
de Malaga abrite également un musée archéologique.
la medina azahara
C’était
le projet du calife Abdel-Rahman III qui a vécu au Xe
siècle. Celui-ci entreprit de faire construire une véritable
ville en l’honneur de son épouse favorite, Zahara. La cité
était organisée sur trois terrasses fortifiées. Tout en
haut, se dressait l’Alcazaba (forteresse). Elle veillait sur
les jardins installés au deuxième niveau et sur la ville en
elle-même, située en contrebas. La légende veut que les
gigantesques travaux aient mobilisé 10 000 ouvriers, 2 600
mules et 400 chameaux ! La Medina Azahara était richement
décorée de marbre, d’ébène et d’albâtre. Elle devint l’une
des plus belles cités de l’empire islamique. On dit même
qu’elle pouvait rivaliser avec la Grande Constantinople.
Ce faste fut de courte durée. La Medina Azahara fut
entièrement ravagée en 1010. Les richesses furent volées et
certains éléments architecturaux furent réutilisés pour
d’autres édifices. Aujourd’hui, la Medina Azahara est en
cours de restauration. Mais c’est déjà un site archéologique
de premier ordre où sont effectués de grands travaux de
fouilles. On peut imaginer sa splendeur passée à travers les
reliefs sculptés dans le marbre ou les nombreuses colonnes.
Deux salons ont été récemment restaurés et leur visite vaut
vraiment le coup d’œil.
La Medina Azahara a été classée monument historique national
en 1923.