Al-Ahram Hebdo, Voyages | Quatre sites incontournables
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 Semaine du 16 au 22 avril 2008, numéro 710

 

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Voyages

Andalousie. L’histoire et la culture andalouses étaient à l’honneur dans le palais Taz dans le cadre d’un cycle de colloques organisés en marge de l’exposition « Ibn Khaldoun entre l’Andalousie et l’Egypte ». Apport majeur à la culture de l’islam médiéval, cette région était aussi une étape décisive de l’histoire de l’Occident. 

Quatre sites incontournables 

la grande mosquée de cordoue

Sa construction débuta en 785 sous l’impulsion de Abdel-Rahman Ier et s’acheva deux siècles plus tard. Au XVIe siècle eut lieu la reconquête de Cordoue par les chrétiens. Ceux-ci décidèrent alors de construire une cathédrale au centre de l’immense mosquée.

La Grande Mosquée porte bien son nom. En effet, avec ses 174 mètres de longueur et ses 137 mètres de largeur, elle est la plus grande mosquée au monde après celle de La Mecque. Le toit de la Grande Mosquée est soutenu par une étonnante forêt de 856 colonnes en granit, organisées en une superposition de deux étages d’arcades : l’un à 4 mètres de hauteur et l’autre à 13 mètres. Tout cela forme un véritable labyrinthe aux perspectives improbables.

 

l’alhambra

Ce palais est d’une telle beauté que vous le penserez échappé des contes des Mille et une nuits. L’Alhambra était le quartier administratif de Grenade, clos d’une enceinte fortifiée. Il y avait deux palais constitués de plusieurs salles ordonnées autour de cours et de jardins. La Cour des Lions fait partie d’un des palais datant du XVIe siècle. Aujourd’hui encore, Grenade est une oasis luxuriante. L’Alhambra s’étend sur une plate-forme étroite d’environ 720 mètres de long sur 220 mètres de large, qui couronne une colline escarpée, la Sabika. A l’ouest, la plate-forme tombe presque à pic vers la médina et le Darro, du côté est, elle est séparée de la montagne par un ravin.

L’endroit le plus célèbre de l’Alhambra est sans doute la Cour des Lions (Patio de Los Leones). Son nom provient des douze lions-jets d’eau de la fontaine qui se trouvent au milieu du patio. Le grand bassin repose sur ces douze lions. Cette fontaine, en marbre blanc, est l’un des exemples les plus importants de la culture musulmane.

L’Alhambra se trouve dans la ville de Grenade qui fut la capitale arabe du dernier royaume musulman. Le sultan Yusuf Ier a voulu pour son palais de Commares un patio (petite cour centrale non couverte) occupé presque entièrement par un grand bassin rectangulaire.

Le palais du Partal est certainement l’un des plus anciens palais de l’Alhambra. On estime qu’il pourrait avoir été édifié au début du XIVe siècle de l’ère chrétienne. Il ne subsiste de ce palais que ce corps de bâtiment très élégant, intégré dans le mur de la cité et surplombant les vieux quartiers de Grenade. La partie antérieure de la demeure et la tour sont surnommées « tour des dames ». Ce palais qui possède un plafond de bois ouvragé se reflète dans un grand bassin rectangulaire entouré de jardins ombragés.

 

l’alcazaba de malaga

Elle a été construite entre le VIIIe et le XIe siècles, sur les vestiges d’une forteresse romaine. Elle servait à protéger la province de Grenade qui attirait les convoitises. Une Alcazaba était une forteresse intégrée dans les remparts qui protégeaient une ville. En dehors de l’aspect guerrier, l’Alcazaba servit également de résidence au gouverneur musulman de Malaga. Elle possède une triple enceinte équipée de tours de défense et de portes. L’extérieur est étonnant par l’accumulation d’éléments défensifs, tels mâchicoulis, chemins de rondes, épaisses murailles ... Cette profusion rendait l’édifice pratiquement imprenable. L’intérieur de l’Alcazaba, quant à lui, présente un aspect plus bucolique. On peut y admirer de splendides jardins et de charmants patios. L’odeur du jasmin se mêle à celle de l’hibiscus ... L’Alcazaba de Malaga abrite également un musée archéologique.

 

la medina azahara

C’était le projet du calife Abdel-Rahman III qui a vécu au Xe siècle. Celui-ci entreprit de faire construire une véritable ville en l’honneur de son épouse favorite, Zahara. La cité était organisée sur trois terrasses fortifiées. Tout en haut, se dressait l’Alcazaba (forteresse). Elle veillait sur les jardins installés au deuxième niveau et sur la ville en elle-même, située en contrebas. La légende veut que les gigantesques travaux aient mobilisé 10 000 ouvriers, 2 600 mules et 400 chameaux ! La Medina Azahara était richement décorée de marbre, d’ébène et d’albâtre. Elle devint l’une des plus belles cités de l’empire islamique. On dit même qu’elle pouvait rivaliser avec la Grande Constantinople.

Ce faste fut de courte durée. La Medina Azahara fut entièrement ravagée en 1010. Les richesses furent volées et certains éléments architecturaux furent réutilisés pour d’autres édifices. Aujourd’hui, la Medina Azahara est en cours de restauration. Mais c’est déjà un site archéologique de premier ordre où sont effectués de grands travaux de fouilles. On peut imaginer sa splendeur passée à travers les reliefs sculptés dans le marbre ou les nombreuses colonnes. Deux salons ont été récemment restaurés et leur visite vaut vraiment le coup d’œil.

La Medina Azahara a été classée monument historique national en 1923.

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