Al-Ahram Hebdo, Arts | Emporter l’art dans son orbite
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 16 au 22 avril 2008, numéro 710

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Arts

Evénement. Une nouvelle galerie, Massar, accueillera bientôt son public à Zamalek, témoignant du resplendissement du marché. 

Emporter l’art dans son orbite 

Les murs blancs, immaculés, de la galerie Massar (trajectoire) sont prêts à recevoir les œuvres d’art. Ce nouvel espace, qui ouvrira prochainement ses portes dans le quartier huppé de Zamalek, se situe dans un immeuble, style anglais, des années 1920, lequel porte fièrement le nom de son architecte à la renommée internationale. Au premier étage du 157 B Behler’s Mansion, une sculpture de Saïd Al-Sadr vous accueille, à l’entrée d’un appartement discret. Encore une galerie qui s’ajoute à ces autres datant en gros depuis une dizaine ou quinzaine d’années, lesquelles font de Zalamek une île vibrante. Avec ses librairies, fleuristes et théâtres, le quartier rivalise avec le centre-ville autrefois cosmopolite, un autre noyau dur de la culture abritant plusieurs galeries d’art contemporain.

Une belle affaire ? Une aventure dans un monde soumis à l’irrationnel ? Le marché de l’art peut paraître déroutant aux non-initiés, mais pour Walid Abdel-Khaleq, propriétaire de la nouvelle galerie, il fallait bien franchir le pas. C’est le moment opportun d’y investir, dit le art dealer connaissant le marché comme sa poche. « J’avais installé en 2002 une autre galerie sur rendez-vous, Art arena à Mohandessine, œuvrant surtout avec les collectionneurs. A l’époque, je me suis dit que dans cinq ans j’ouvrirai une galerie destinée à un public plus large. Et me voilà ».

Le marché arabe jusqu’ici provincial ou local entre dans l’ère du marché de l’art globalisé, difficile pour les galeristes d’ignorer cet état de fait. Plus encore, la région du Golfe est en passe de devenir un des lieux les plus actifs du marché international de l’art ; les prix enregistrés ces dernières années dans les salles de vente donnent le tournis. De quoi avoir sans doute un impact sur le marché égyptien, l’un des plus anciens du monde arabe. Car Le Caire a très tôt suivi l’évolution en Europe, inaugurant déjà en 1908 une première école des beaux-arts. Ses diplômés n’ont pas tardé à devenir les pionniers de l’art plastique en cette partie du monde. Walid Abdel-Khaleq, qui a fait ses études aux beaux-arts d’Alexandrie dans les années 1980 (section design d’intérieur), en est tout à fait conscient. Pourtant, il n’a pas tendance à établir des comparaisons ni à se lancer dans une catégorisation du marché avec sa bourgeoisie, sa plèbe, sa pègre, ses lois et ses mandarins. Il préfère confirmer à tout bout de champ que c’est l’artiste qui choisit où exposer et que l’on n’a pas en Egypte de véritables contrats d’exclusivité. En revanche, ce qu’il peut offrir, c’est un assez bon niveau de professionnalisme, ayant accumulé les expériences durant les années passées où il a organisé des expositions et vendu des tableaux partout dans le monde. « Je veux surtout accroître le nombre de collectionneurs, ciblant entre autres les jeunes acheteurs. De coutume, les collectionneurs commencent par s’approprier les œuvres d’artistes des première et deuxième générations, ensuite ils passent à d’autres. Massar est censé exposer des œuvres d’artistes de la deuxième génération ayant actuellement entre 60 et 80 ans, puis s’étendre à ceux qui ont 50, 40, 30 et 20 ans ». Débusquer les nouveaux talents en comptant sur le mécénat d’acteurs privés ? Il est peut-être assez hâtif d’en parler, mais cela viendra. Avec cinq halls d’expositions et deux espaces pour les petits formats, la galerie a encore toute une trajectoire à suivre.

Dalia Chams

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.