Football.
Bien qu’il n’ait pas encore fêté ses 20 ans, Sergio Aguero
suit les traces de ses idoles, Maradona et Messi.
Aguero, une valeur sûre
Comme à chaque Championnat du monde espoirs, l’Argentine est
habituée à voir propulsée une nouvelle vedette qui enchante
le monde du foot. Rien que dans les dernières années, Javier
Saviola (2001), Javier Mascherano (2003) et Lionel Messi
(2005) ont régalé les spectateurs et maintenant, c’est au
tour de Sergio Aguero. L’attaquant de l’Atletico Madrid
avait contribué au sacre de l’Argentine en 2005, mais il
était alors éclipsé par un majestueux Lionel Messi, meilleur
joueur et buteur de la compétition. En 2007, il a la chance
d’étaler son talent et de rééditer le sacre de son
compatriote en remportant le titre de la compétition, mais
aussi les sacres de meilleur buteur et joueur.
Kun, comme il aime être surnommé, est en train de construire
sa propre légende. Le 5 juillet 2003, il efface le record du
légendaire Maradona et devient le plus jeune joueur à avoir
joué en première division argentine lorsqu’il fut aligné par
son entraîneur d’Independiente, Oscar Ruggeri, face à San
Lorenzo, alors qu’il n’avait que 15 ans. Après avoir passé
quatre bonnes saisons, il débarque à l’Atletico Madrid pour
un transfert record du club espagnol de 22 millions d’euros,
alors qu’il n’avait que 18 ans. Le sélectionneur argentin
Pekerman pensait à le convoquer pour la Coupe du monde 2006,
mais finalement ne l’a pas fait. « Je ne peux pas dire que
je n’étais pas déçu, mais le Championnat du monde espoirs
m’a consolé. J’ai tout remporté et réalisé tous mes rêves
pendant cette période », explique Aguero.
A Madrid, il ne tarde pas à prouver qu’il valait chaque
centime et est devenu titulaire, auteur de 6 buts en 38
rencontres lors de la première saison, dont un de la main à
la Maradona 86, avant d’appuyer la pédale d’accélérateur
cette saison avec 11 réalisations en 27 matchs de
championnats et 6 en 8 rencontres
de Coupe de l’UEFA. Ses adversaires craignent sa vivacité,
son talent et sa vitesse. Kun n’a besoin que d’un très petit
espace pour frapper, et s’il n’est pas là, il peut le créer
pour marquer. Bien qu’il soit sous contrat avec la formation
madrilène jusqu’en 2012, il est sur les tablettes des plus
grands clubs d’Europe tels que la Real Madrid, l’Inter Milan
et Liverpool. Quel que soit son prix, la valeur est sûre,
car il semble être un héritier légitime de la dynastie de
Maradona, Ortega, Riquelme et Messi.
Karim
Farouk