Al-Ahram Hebdo, Opinion
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 26 mars au 1er avril 2008, numéro 707

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Francophonie

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
 
Opinion

Mohamed Salmawy

Salama A. Salama

Morsi Attalla
 

Wahid Abdel-Méguid


Edito

Bilan 

L’Iraq est entré jeudi dans sa 6e année de guerre. Le président George W. Bush parle toujours de « victoire », alors que les factions iraqiennes peinent à parvenir à une entente politique propre à enrayer les violences. Si la guerre a mis fin à près d’un quart de siècle d’une brutale dictature et éliminé Saddam Hussein, les promesses de stabilité et de prospérité faites aux Iraqiens sont restées largement insatisfaites.

La violence a diminué au cours des derniers mois, notamment à Bagdad, mais la capitale est encore le théâtre d’attentats sanglants, où les victimes civiles se comptent par dizaines. L’armée américaine, qui maintient un contingent de près de 160 000 soldats et qui a perdu près de 4 000 hommes, est presque quotidiennement visée par des attaques audacieuses.

La relative accalmie est attribuée à l’envoi de renforts américains dès février 2007, et à une stratégie de mobilisation, moyennant finance, de groupes d’insurgés sunnites et à une trêve unilatérale de la principale milice chiite. Cette baisse de la violence est fragile, et le nombre de civils iraqiens tués — qui se chiffre à au moins 80 000 depuis cinq ans — est reparti à la hausse au début de 2008, après une décrue continue fin 2007.

Seule à même de consolider les gains en matière de sécurité, la réconciliation entre factions politiques se fait attendre. La conférence de réconciliation tenue la semaine dernière, et boycottée par les principaux partis sunnites qui se considèrent défavorisés, a souligné le fossé qui reste à combler. Même des formations chiites puissantes, comme le mouvement du chef radical Moqtada Sadr, se disent marginalisées par un gouvernement accusé de favoritisme.

Dans d’autres domaines, les progrès se font encore largement attendre, pour ce conflit qui a déjà coûté quelque 500 milliards de dollars et érodé la crédibilité des Etats-Unis au Moyen-Orient. La relance de l’économie, souci primordial des 25 millions d’Iraqiens après la sécurité, est en panne. Les services publics comme l’eau et l’électricité n’ont pas été rétablis, des quartiers entiers de Bagdad sont encore totalement privés de courant. Et les appels du gouvernement pour que les millions d’Iraqiens ayant fui leur pays reviennent contribuer à son redémarrage ont eu peu d’écho.

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.