Célébration.
Les francophones d’Egypte ont fêté la journée internationale
de la francophonie, le 20 mars, mettant l’accent sur
la diversité culturelle.
Un monde d’activités
En
Egypte, comme dans d’autres pays membres de l’Organisation
Internationale de la Francophonie (OIF), la Journée
internationale de la Francophonie a été célébrée avec faste.
A Alexandrie notamment, ce sont deux semaines, du 9 au 24
mars, qui ont été placées sous le signe de la langue
française. L’Université Senghor, le Centre Culturel Français
d’Alexandrie (CCFA) et le Centre des arts de la ville
côtière ont été les principaux lieux de la célébration. « On
compte une quinzaine d’activités qui ont été organisées,
citons : une exposition d’art africain, des scènes
théâtrales, des concours de poésie, un match de foot, une
course, des chansons ... », indique Sameh Salaheddine,
coordinateur des festivités de la Journée de la
Francophonie. « Le défi aujourd’hui est que toutes les
activités soient en français ; d’habitude, elles étaient
bilingues. D’habitude, nous déclinons des activités du soir.
Cette année, nous avons choisi de dérouler toutes les
journées de la célébration des activités diverses et
variées. C’est toute une dynamique ouverte à tous les
habitants d’Alexandrie. On essaye d’avoir des portes
ouvertes et des échanges culturels », souligne Brigitte
Rémer, directrice adjointe et responsable de la
programmation culturelle du CCFA.
L’Université de Senghor, qui est un opérateur direct de la
Francophonie, a organisé plusieurs activités et
manifestations culturelles et sportives dans les différents
quartiers de la ville d’Alexandrie. « En fait, chaque année,
l’Université Senghor organise des activités pour la
Francophonie. Cette année, on a organisé un petit peu plus
parce que les étudiants et aussi les professeurs sont
dynamiques. On fait une semaine de la Francophonie où les
étudiants, dispensés de cours, se consacrent à
l’organisation de l’événement ici à Alexandrie », indique
Mounir Al-Fassi, journaliste à l’agence Maghreb Press et
étudiant au département du patrimoine culturel à
l’Université Senghor.
Les activités ont commencé le 9 mars avec une conférence
pour marquer la Journée internationale de la femme et ont
terminé le 24 mars par un colloque sur l’entrepreunariat à
Alexandrie. Le 19 mars a eu lieu un grand spectacle organisé
par les étudiants de l’Université Senghor ainsi que des
étudiants de plusieurs autres universités alexandrines. « Au
programme de la soirée, un récital de poésies, des scènes
théâtrales, des danses folkloriques africaines et des
chansons nationales. Et le 20 mars, les étudiants de Senghor
ont présenté leur pays au Centre culturel français dans le
cadre d’un atelier Tour du monde en Francophonie. Il s’agit
de la présentation des aspects culturels (art, artisanat,
architecture, poésie, tourisme, chanson) de huit pays
francophones : Mali, Togo, Madagascar, Sénégal, Haïti,
Belgique, Tunisie, Canada », explique Yves Langevin,
directeur du département administration-gestion de
l’Université Senghor, qui a lui-même présenté son pays, le
Canada, dans ce tour intéressant. Cette manifestation a été
suivie par une lecture de textes de Simone de Beauvoir
(écrivaine, philosophe et mémorialiste française connue par
l’importance qu’elle a accordée à la condition féminine) par
Anne Alvaro, la célèbre comédienne française.
Un tournoi de football entre les étudiants de Senghor et
ceux de l’Université d’Alexandrie a de même eu lieu dans le
stade de l’Université d’Alexandrie. Ensuite, une course à
pied entre le fort de Qaïtbay et l’Université Senghor a
réuni des étudiants de Senghor, de l’Université de Pharos
(faculté des langues et de traduction) et de celle
d’Alexandrie (faculté des lettres, faculté de pédagogie
spécifique et faculté d’éducation sportive).
Le 23 et le 24 mars, au CCFA, l’on a pu assister à un
colloque international d’entrepreneuriat en présence de
personnalités d’Afrique, d’Europe, du Canada et évidement d’Egypte.
« La Francophonie est une chose très importante pour Senghor
parce que la majorité de ses étudiants rassemblent 26
nationalités francophones à travers le monde. Ainsi, les
activités présentées par les étudiants réunissent toutes ces
nationalités. C’est ce qu’on appelle la rencontre des
civilisations », souligne Mekki Medimagh, étudiant à Senghor
et trésorier de l’Association des étudiants de l’université.
Au Caire aussi, diverses activités ont été organisées.
Ainsi, une soirée musicale consacrée à la chanson
francophone actuelle a été donnée le 20 mars au Centre
français de culture et de coopération. Une réception
officielle a été également donnée, le 21 mars, au Club
diplomatique du Caire. Le Lycée international Balzac a
organisé une Journée de la Francophonie, arabophonie et
langue anglaise, le 18 mars, au cours de laquelle les
familles des élèves de l’établissement ont été conviées afin
de participer à diverses activités autour des trois langues
(karaoké, jeu de piste, charades, pendu, pictionary,
concours de poésie).
Amira
Samir