En bref
Hamas
L’Egypte
a libéré 33 membres du Hamas qui avaient été arrêtés après l’ouverture par la
force de la frontière avec la bande de Gaza par des activistes palestiniens en
janvier dernier. Ces hommes avaient été incarcérés pour détention illégale d’armes
mais l’enquête a montré qu’ils n’étaient impliqués dans aucune activité
terroriste en Egypte. Une fois libérés samedi dernier, ils ont été conduits au
point de passage de Rafah d’où ils ont gagné la bande de Gaza. Ces libérations
font suite à des discussions samedi entre l’Egypte et des représentants
gazaouis du Hamas et du Djihad islamique, dans le cadre des efforts en vue
d’instaurer une trêve entre les activistes palestiniens et Israël. Un haut
responsable du mouvement islamiste a affirmé cette semaine que des prisonniers
palestiniens en Egypte étaient torturés, dans le but notamment d’obtenir des
informations sur le sort du sergent israélien Gilad Shalit enlevé en juin 2006.
Procès
Le
tribunal de Milan a ordonné la reprise du procès de l’imam égyptien enlevé en
Italie par des agents de la CIA, suspendu depuis 9 mois dans l’attente d’une
décision judiciaire sur un conflit opposant le Parquet de Milan, en charge de
l’enquête, et le gouvernement italien qui avait évoqué le secret d’Etat dans
cette affaire. Le gouvernement avait accusé le Parquet de violation du secret
d’Etat, en raison de l’utilisation par les magistrats d’écoutes téléphoniques
de membres des services secrets italiens. Le Parquet avait pour sa part déposé
un recours contre le gouvernement pour défendre la légalité de son enquête. Ce
procès est le premier organisé en Europe sur les transferts secrets par la CIA
de personnes soupçonnées de terrorisme. 33 personnes sont jugées à Milan dont
26 agents de la CIA par contumace, pour l’enlèvement en février 2003
d’Abou-Omar, soupçonné de terrorisme.
Pain
19
468, c’est le numéro de téléphone mis en place cette semaine par le ministère
de la Solidarité sociale pour recevoir les plaintes des citoyens contre les
propriétaires des boulangeries qui refusent de vendre le pain sous prétexte de
manque de farine. Par ailleurs, le ministère a averti que les contrevenants qui
vendent leur quota de farine sur le marché noir seraient déférés à la Cour
d’assises pour avoir commis un acte qui porte atteinte à l’intérêt public. La
crise du pain subventionné a commencé il y a quelques mois. 15 personnes sont
mortes dans les longues files d’attente devant les boulangeries. En fait, le
gouvernement dépense 12 milliards de L.E. par an pour subventionner le pain. 120
000 tonnes de farine sont distribuées quotidiennement à 17 500 boulangeries de
la République. Elles produisent 210 millions de galettes pour répondre aux
besoins des citoyens.