Education. Un de nos
lecteurs propose un rôle plus accru des écoles dans l’apprentissage de
l’importance de viser la paix et d’éviter les guerres.
Pour une culture de la paix
Aujourd’hui,
l’école ne se contente plus de transmettre des connaissances. On lui demande
surtout de former des citoyens responsables, tolérants, cultivés, sachant se
retrouver sur le marché du travail. Est-ce trop exiger d’elle ?
Au fur
et à mesure que les enjeux montent entre la paix et la guerre, il devient
chaque jour plus vital d’encourager les hommes à rechercher la paix et à
renoncer à la guerre. L’éducation ne peut pas à elle seule réussir dans cette
tâche, mais elle peut y contribuer. L’éducation doit apporter son soutien à la
culture de chacun en matière de paix.
Il
s’agit de promouvoir l’éducation afin qu’elle se dote d’une culture de la paix.
L’apprentissage de la paix chez les plus jeunes dépend tout autant de
l’atmosphère qui règne dans les écoles, mais aussi de l’attitude des
enseignants en ce qui concerne le contenu des programmes scolaires. Savoir
lire, écrire, compter, connaître les grands noms de la littérature n’est pas
forcément un antidote efficace contre les préjugés ou la violence. La première
étape pour que l’école assume sa tâche d’enraciner la paix dans la société,
c’est d’éliminer les discriminations liées aux examens d’entrée, mais s’appuyer
désormais uniquement sur les qualifications. Il faut également introduire
l’éducation à la paix dans nos programmes scolaires. Pour avoir une démocratie
durable, il faut former des citoyens capables de défendre leurs droits et de
combattre les dictatures. L’éducation conduit aussi les gens à contribuer à la
croissance de l’économie du pays, aux droits de l’homme et à la paix, et ce
n’est plus une sorte de luxe superflu, mais la base même de la mission de
l’école où l’enseignant prend en compte la tolérance, l’esprit de solidarité,
le respect de la diversité et les efforts pour combattre la discrimination. Quant
aux manuels scolaires, il faudra qu’ils soient rédigés avec soin pour éviter
tout propos sexiste ou discriminatoire. C’est pourquoi tous les enseignants
sont appelés à promouvoir la tolérance entre les élèves, c’est un processus
pédagogique, non une matière d’enseignement. Les enseignants jouent ici un rôle
très important, destiné à développer chez l’enfant un comportement humain et
positif en faisant comprendre aux élèves que nous n’avancerons pas avec des
idéologies racistes, mais par la collectivité civilisatrice basée sur la
tolérance et la paix.
Mohamed Farouk Ahmed,Zagazig.
Un pas en avant
Je
suis une des lectrices de votre hebdomadaire qui nous aide à nous informer sur
tout ce qui se passe autour de nous et d’une manière bien objective. J’ai lu
dans le numéro 705 d’Al-Ahram Hebdo l’article Combat difficile contre abus
coutumiers parlant d’une nouvelle loi en faveur des enfants. Une loi qui
incrimine l’excision, interdit la garde à vue des enfants de la rue, fixe l’âge
légal du mariage pour les filles à 18 ans et celui du travail à 15 ans. En
fait, je pense que la promulgation d’une telle loi est un pas en avant, mais à
mon avis, pour que cette loi soit bien appliquée, il faut déployer d’autres
efforts. Premièrement, préparer une grande campagne de sensibilisation dirigée
essentiellement pour les gens qui commettent de graves abus contre les enfants,
et les informer du danger de l’excision, essayer d’insister auprès des familles
et leur dire de protéger leurs enfants et de les aimer pour qu’ils ne fuient
pas les maisons pour aller traîner dans les rues. De plus, et ce qui est le
plus important c’est de lutter contre deux facteurs essentiels qui ont un grand
rôle dans la souffrance de ces enfants : la pauvreté et l‘analphabétisme. Si la
mère est éduquée, elle connaîtra les dangers du mariage à un âge trop précoce
et elle saura aussi les dangers psychologique et sanitaire de l’excision et
donc, elle n’ira pas exposer ses enfants à de tels dangers. Aussi, si le père
trouve un travail qui lui permet de subvenir aux besoins de sa famille, il ne
sera pas obligé de faire travailler ses enfants. Alors si les responsables
prennent ces facteurs en considération, on pourra lutter efficacement contre la
souffrance des enfants.
Gamila Hassan,Alexandrie.
L’Idai est en deuil
L’Institut
des Droits des Affaires Internationales (IDAI), situé au sein de la faculté de
droit à l’Université du Caire, réside dans un deuil inoubliable de notre cher
ancien coordonateur en la personne de monsieur Joël Pascal Biays. Deux larmes
ruissellent en moi dans un moment infernal. Il est de mon devoir de les
exprimer avant mon jour final. Cette chute prématurée a affligé beaucoup de
personnes, étudiants et non étudiants. Un des arbres « idéaliste » est tout
tombé par terre, j’ai peur que tous les oiseaux s’éparpillent et que chacun
demeure solitaire. On peut même dire que c’est une calamité telle qu’on a tué
la reine d’Angleterre. C’est une personne qui appartenait non seulement a
l’Idai, mais aussi il a essayé de connaître les gens, a aidé les gens. Je crois
même qu’il a été connu à Al-Ahram Hebdo et dans beaucoup d’autres milieux
diplomatique, estudiantin et culturel. Après avoir accompli une mission
remarquable en Egypte, il a été nommé recteur dans une université française en
Turquie, pendant six mois, et la nuit du jeudi dernier, Dieu a « choisi » de
prendre l’âme de son esclave. Que Dieu vous bénisse monsieur Biays, vous
resterez dans notre cœur éternellement.
Mohamed Ohmad Abdoul-Hakim,Nouveau
Caire.
Un exemple à suivre ...
Bonjour,
tout d’abord mes sincères salutations à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo, ce
journal qui présente différents sujets d’une manière profonde. Ensuite, je
voudrais raconter une histoire qui a été répétée toute la semaine dernière dans
la plupart des médias, et qui m’a ému, celle de Saber Fathi Abdel-Baqi.
Ce dernier est un simple employé à
l’Association agricole (administration chargée d’enregistrer les contrats des
terres agricoles), dans le gouvernorat de Minya. Bien qu’il ne touche qu’un
salaire mensuel de 250 L.E, il a refusé un pot-de-vin de 350 000 L.E. Cette
somme est le prix qui a été proposé en échange d’une simple signature grâce à
laquelle un riche homme d’affaires aurait pu s’approprier un important lopin de
terre appartenant à de pauvres paysans. Mais Saber a refusé de participer à
cette escroquerie alors que la somme qu’on lui proposait aurait pu lui résoudre
beaucoup de problèmes, d’autant plus qu’il est en charge de 6 enfants, de son
épouse et de son père âgé. L’affaire ne s’est malheureusement pas arrêtée à ce
refus, il a été exposé à d’autres problèmes et il a été menacé dans son
travail, par son directeur qui, lui, était prêt à accepter l’offre alléchante. Mais
il a résisté et il s’est adressé à l’Organisme de surveillance administrative,
et il a même aidé la police à arrêter cet escroc.
L’histoire de Saber m’a vraiment donné de
l’espoir qu’il existe encore des gens honnêtes dans ce pays, et que malgré la
corruption qui règne dans plusieurs secteurs et la situation économique du
pays, des gens savent dire non et résister pour protéger les droits des autres.
On
devrait rendre hommage à cet homme, pas seulement les médias et la société,
mais aussi l’Etat, ceci pour qu’il soit un exemple à tous les jeunes qui
n’entendent actuellement parler que d’affaires de corruption.
Hafez Wahdan, Le Caire.