Al-Ahram Hebdo, Echangez, écrivez | Pour une culture de la paix
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 26 mars au 1er avril 2008, numéro 707

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Francophonie

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Echangez, écrivez

Education. Un de nos lecteurs propose un rôle plus accru des écoles dans l’apprentissage de l’importance de viser la paix et d’éviter les guerres.

Pour une culture de la paix

Aujourd’hui, l’école ne se contente plus de transmettre des connaissances. On lui demande surtout de former des citoyens responsables, tolérants, cultivés, sachant se retrouver sur le marché du travail. Est-ce trop exiger d’elle ?

Au fur et à mesure que les enjeux montent entre la paix et la guerre, il devient chaque jour plus vital d’encourager les hommes à rechercher la paix et à renoncer à la guerre. L’éducation ne peut pas à elle seule réussir dans cette tâche, mais elle peut y contribuer. L’éducation doit apporter son soutien à la culture de chacun en matière de paix.

Il s’agit de promouvoir l’éducation afin qu’elle se dote d’une culture de la paix. L’apprentissage de la paix chez les plus jeunes dépend tout autant de l’atmosphère qui règne dans les écoles, mais aussi de l’attitude des enseignants en ce qui concerne le contenu des programmes scolaires. Savoir lire, écrire, compter, connaître les grands noms de la littérature n’est pas forcément un antidote efficace contre les préjugés ou la violence. La première étape pour que l’école assume sa tâche d’enraciner la paix dans la société, c’est d’éliminer les discriminations liées aux examens d’entrée, mais s’appuyer désormais uniquement sur les qualifications. Il faut également introduire l’éducation à la paix dans nos programmes scolaires. Pour avoir une démocratie durable, il faut former des citoyens capables de défendre leurs droits et de combattre les dictatures. L’éducation conduit aussi les gens à contribuer à la croissance de l’économie du pays, aux droits de l’homme et à la paix, et ce n’est plus une sorte de luxe superflu, mais la base même de la mission de l’école où l’enseignant prend en compte la tolérance, l’esprit de solidarité, le respect de la diversité et les efforts pour combattre la discrimination. Quant aux manuels scolaires, il faudra qu’ils soient rédigés avec soin pour éviter tout propos sexiste ou discriminatoire. C’est pourquoi tous les enseignants sont appelés à promouvoir la tolérance entre les élèves, c’est un processus pédagogique, non une matière d’enseignement. Les enseignants jouent ici un rôle très important, destiné à développer chez l’enfant un comportement humain et positif en faisant comprendre aux élèves que nous n’avancerons pas avec des idéologies racistes, mais par la collectivité civilisatrice basée sur la tolérance et la paix.

Mohamed Farouk Ahmed,
Zagazig.

Un pas en avant

Je suis une des lectrices de votre hebdomadaire qui nous aide à nous informer sur tout ce qui se passe autour de nous et d’une manière bien objective. J’ai lu dans le numéro 705 d’Al-Ahram Hebdo l’article Combat difficile contre abus coutumiers parlant d’une nouvelle loi en faveur des enfants. Une loi qui incrimine l’excision, interdit la garde à vue des enfants de la rue, fixe l’âge légal du mariage pour les filles à 18 ans et celui du travail à 15 ans. En fait, je pense que la promulgation d’une telle loi est un pas en avant, mais à mon avis, pour que cette loi soit bien appliquée, il faut déployer d’autres efforts. Premièrement, préparer une grande campagne de sensibilisation dirigée essentiellement pour les gens qui commettent de graves abus contre les enfants, et les informer du danger de l’excision, essayer d’insister auprès des familles et leur dire de protéger leurs enfants et de les aimer pour qu’ils ne fuient pas les maisons pour aller traîner dans les rues. De plus, et ce qui est le plus important c’est de lutter contre deux facteurs essentiels qui ont un grand rôle dans la souffrance de ces enfants : la pauvreté et l‘analphabétisme. Si la mère est éduquée, elle connaîtra les dangers du mariage à un âge trop précoce et elle saura aussi les dangers psychologique et sanitaire de l’excision et donc, elle n’ira pas exposer ses enfants à de tels dangers. Aussi, si le père trouve un travail qui lui permet de subvenir aux besoins de sa famille, il ne sera pas obligé de faire travailler ses enfants. Alors si les responsables prennent ces facteurs en considération, on pourra lutter efficacement contre la souffrance des enfants.

Gamila Hassan,
Alexandrie.

 

L’Idai est en deuil

L’Institut des Droits des Affaires Internationales (IDAI), situé au sein de la faculté de droit à l’Université du Caire, réside dans un deuil inoubliable de notre cher ancien coordonateur en la personne de monsieur Joël Pascal Biays. Deux larmes ruissellent en moi dans un moment infernal. Il est de mon devoir de les exprimer avant mon jour final. Cette chute prématurée a affligé beaucoup de personnes, étudiants et non étudiants. Un des arbres « idéaliste » est tout tombé par terre, j’ai peur que tous les oiseaux s’éparpillent et que chacun demeure solitaire. On peut même dire que c’est une calamité telle qu’on a tué la reine d’Angleterre. C’est une personne qui appartenait non seulement a l’Idai, mais aussi il a essayé de connaître les gens, a aidé les gens. Je crois même qu’il a été connu à Al-Ahram Hebdo et dans beaucoup d’autres milieux diplomatique, estudiantin et culturel. Après avoir accompli une mission remarquable en Egypte, il a été nommé recteur dans une université française en Turquie, pendant six mois, et la nuit du jeudi dernier, Dieu a « choisi » de prendre l’âme de son esclave. Que Dieu vous bénisse monsieur Biays, vous resterez dans notre cœur éternellement.

Mohamed Ohmad Abdoul-Hakim,
Nouveau Caire.

 

Un exemple à suivre ...

Bonjour, tout d’abord mes sincères salutations à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo, ce journal qui présente différents sujets d’une manière profonde. Ensuite, je voudrais raconter une histoire qui a été répétée toute la semaine dernière dans la plupart des médias, et qui m’a ému, celle de Saber Fathi Abdel-Baqi.

 Ce dernier est un simple employé à l’Association agricole (administration chargée d’enregistrer les contrats des terres agricoles), dans le gouvernorat de Minya. Bien qu’il ne touche qu’un salaire mensuel de 250 L.E, il a refusé un pot-de-vin de 350 000 L.E. Cette somme est le prix qui a été proposé en échange d’une simple signature grâce à laquelle un riche homme d’affaires aurait pu s’approprier un important lopin de terre appartenant à de pauvres paysans. Mais Saber a refusé de participer à cette escroquerie alors que la somme qu’on lui proposait aurait pu lui résoudre beaucoup de problèmes, d’autant plus qu’il est en charge de 6 enfants, de son épouse et de son père âgé. L’affaire ne s’est malheureusement pas arrêtée à ce refus, il a été exposé à d’autres problèmes et il a été menacé dans son travail, par son directeur qui, lui, était prêt à accepter l’offre alléchante. Mais il a résisté et il s’est adressé à l’Organisme de surveillance administrative, et il a même aidé la police à arrêter cet escroc.

 L’histoire de Saber m’a vraiment donné de l’espoir qu’il existe encore des gens honnêtes dans ce pays, et que malgré la corruption qui règne dans plusieurs secteurs et la situation économique du pays, des gens savent dire non et résister pour protéger les droits des autres.

On devrait rendre hommage à cet homme, pas seulement les médias et la société, mais aussi l’Etat, ceci pour qu’il soit un exemple à tous les jeunes qui n’entendent actuellement parler que d’affaires de corruption.

Hafez Wahdan,
Le Caire.

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah - Chourouq Chimy
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.