Spectacle.
Dans Lord of the Dance (seigneur de la danse), Micheal
Flateley, danseur, musicien, acteur et chorégraphe, mêle
danse, chants et folklore irlandais dans une composition
remarquable.
Hymne à la fulgurance
Depuis
1996, le spectacle ne cesse de faire feu dans le monde
entier. Il retrace une légende irlandaise ancienne dans
laquelle se mêlent gigue, claquettes et ballets, un chant
qui entrecoupe la danse et une chorégraphie réglée au
millimètre près. La vision de Micheal Flateley est que le
cœur et l’esprit peuvent s’unire par la musique et la danse
et dépasser tous les obstacles. « Je sens que le spectacle a
une superbe énergie qu’il transmet au public », explique
Marie Duffy Pask, directrice de danse, dans un entretien
publié sur le site officiel du spectacle.
Le spectacle, qui regroupe au total plus de 200 danseurs,
dont 35 originaires d’Irlande, dure une heure et demie
pendant laquelle le son, la lumière et le mouvement prennent
le dessus et emportent le public dans un univers harmonieux.
En 1997, le spectacle impressionne le public de la cérémonie
des Oscars lors d’une tournée qui se répète régulièrement et
se fait au travers de 4 troupes différentes, dont deux sont
en permanence à Las Vegas et en Floride, et deux faisant des
tournées en Europe, aux Etats-Unis et ailleurs dans le
monde.
Micheal Flately fut connu par le public en 1994 grâce au
spectacle Riverdance dans lequel il était le danseur
principal. Il a eu un très grand succès à l’Eurovision de
Dublin. Quittant la troupe pour certains désaccords
concernant le style chorégraphique, il créa Lord of the
Dance dans une tentative de sortir de l’ordinaire et de
retracer les grandes lignes qui séparent la danse
folklorique en Irlande (son pays d’origine) et la danse
moderne.
Micheal Flateley ne cesse de briser les records de guichet
dans les pays où il a présenté son spectacle et de décrocher
des prix nationaux et internationaux dont le plus récents
est le prix Freedom of Sligo ou liberté de Sligo, la ville
natale de son père en Irlande. Ce prix récompense ses
accomplissements artistiques, et rend hommage aussi à toute
sa famille.
« Je crois en moi-même. Je crois en tout ce qui est positif,
comme ça, je ne laisse jamais l’énergie négative dans ma
vie. (…) Il n’y a pas de limites, ni de règles. Quand on
veut, on peut. On peut tout faire, rien n’est impossible »,
déclare Micheal Flateley, ce seigneur inlassable, dans un
entretien accordé récemment à la presse.
Ayant impressionné plus de 50 millions de spectateurs dans
le monde, Lord of the Dance raconte l’histoire du peuple
venu d’Irlande dans une légende classique qui oppose le bien
au mal. Le Petit esprit voyage dans le temps pour aider le
Seigneur de la danse à protéger son peuple à qui le Seigneur
des Ténèbres, Don Dorcha, veut du mal. Une longue aventure
dans laquelle le Seigneur de la Danse finit par défier le
mal après avoir emporté le public dans un univers mythique
d’amour, de danger et de désir.
La légende dont Flateley a fait l’adoption reste depuis onze
ans consécutifs sur la liste des best-sellers mondiaux. «
C’est toujours bien d’être le premier. Nous comptons l’être
pour toujours », déclare-t-il souvent.
Dina
Abdel-Hakim