En bref
Frontière
Un Soudanais blessé
Un Soudanais de 23 ans a été blessé lundi par balle par la
police égyptienne alors qu’il tentait de pénétrer
clandestinement en Israël, a indiqué un responsable des
services de sécurité égyptiens. Le jeune homme a été atteint
à la poitrine au moment où il essayait de franchir la
frontière israélo-égyptienne, au sud de Rafah, avec quatre
autres Soudanais, a précisé ce responsable. Ses compagnons
ont réussi à entrer en territoire israélien, a ajouté le
responsable, indiquant que le jeune Soudanais avait « été
hospitalisé et opéré ». Des dizaines de clandestins, en
particulier africains, ont été arrêtés ces derniers mois par
la police égyptienne. D’après le
Haut-Commissariat des
Nations-Unies pour les Réfugiés (HCR), plus de 1 500
immigrants clandestins originaires d’Afrique se sont
infiltrés en Israël par la frontière égyptienne depuis le
1er janvier 2008.
Opposition
L’appel d’Aymane
Nour rejeté
Le Haut Tribunal administratif a rejeté lundi l’appel de
l’opposant Aymane
Nour, qui demandait sa
libération pour raisons de santé, après plus de deux ans
passés en prison, a indiqué son avocat. Les détails du
jugement n’étaient pas connus dans l’immédiat, a précisé M.
Amir Salem. « Pour la première fois, j’ai demandé
aujourd’hui une grâce présidentielle pour
Aymane Nour
», a-t-il affirmé. « Franchement, c’est ma dernière carte.
Maintenant, tout est entre les mains du chef de l’Etat »,
a-t-il poursuivi. En juillet 2007, un tribunal avait refusé
la libération de l’opposant, estimant que sa vie n’était pas
en danger. Aymane
Nour avait fait appel de cette
décision. Nour, avocat de 44
ans, avait été reconnu coupable de falsification de
documents nécessaires à l’agrément de son parti
Al-Ghad (libéral), ce qu’il a
toujours nié. Il a été condamné en décembre 2005 à cinq ans
de prison. Selon sa famille et des organisations de défense
des droits de l’homme, l’état de santé de M.
Nour s’est fortement détérioré
en prison.
Accident
23 morts dans une collision
Vingt-trois personnes, dont 21 policiers, sont mortes
dimanche en Egypte dans une collision frontale entre un
camion de police et un autre camion sur l’autoroute Le
Caire-Alexandrie, selon un bilan
définitif annoncé lundi par une source de sécurité. Vingt et
un policiers ont été tués dans l’accident, ainsi que le
chauffeur de l’autre véhicule et l’un de ses passagers,
a indiqué cette source. Treize
autres policiers ont été blessés et hospitalisés, a-t-elle
précisé. Les accidents de la route tuent environ 6 000
personnes et font 30 000 blessés chaque année en Egypte, en
raison notamment du mauvais entretien des véhicules, des
routes et de la non observation des règles de sécurité.
Municipales
Le Caire rejette les critiques
L’Egypte a répliqué vendredi aux critiques des Etats-Unis
sur la vague d’arrestations dans les rangs de l’opposition
islamiste à l’approche d’élections municipales, évoquant la
« méconnaissance » américaine de la « réalité politique » du
pays. Mercredi, la Maison Blanche avait condamné cette vague
d’arrestations de militants islamistes avant le scrutin du 8
avril et appelé « le gouvernement égyptien à cesser tous les
actes qui compromettraient la capacité des Egyptiens
d’exercer pleinement leurs droits de l’homme
internationalement reconnus, et de participer à des
élections libres et justes ». « Ces commentaires reflètent
la méconnaissance de la réalité politique égyptienne », a
réagi dans un communiqué le porte-parole du ministère des
Affaires étrangères, Hossam
Zaki.