Femmes.
A l’occasion de la Journée de la femme égyptienne, le 16
mars, une de nos lectrices remarque que son statut a évolué
ces dernières années, mais que beaucoup reste à faire dans
l’éducation parentale.
Des avancées encourageantes
Le mois de mars compte deux événements pour célébrer la
femme : la Journée mondiale de la femme le 8 et la Journée
de la femme égyptienne le 16. A cette dernière occasion,
j’aimerais parler de la situation actuelle de la femme
égyptienne. J’observe qu’au cours de ces dernières années,
le regard envers la femme égyptienne a totalement changé :
elle n’est plus autant l’être faible soumis à l’autorité de
l’homme et qui n’a aucun droit de s’exprimer. Son travail
lui a permis d’être plus libre et plus indépendante, car
avoir une source de revenus est le moyen d’accéder à sa
liberté. La femme égyptienne a aussi réussi à accéder à de
nouveaux postes après tant de luttes contre les coutumes et
les traditions qui lui interdisaient de réaliser ses buts.
Elle est devenue juge et, dernièrement, elle a pu réussir à
occuper une autre nouvelle position dans la société en
devenant maazoun (personne qui conclut les contrats de
mariage). Ces avancées ont aussi été permises par l’action
de l’Etat et surtout de Madame Suzanne Moubarak qui déploie
beaucoup d’efforts dans le domaine de l’enseignement et de
la liberté de la femme. Ainsi, dans cette atmosphère
favorable, j’espère que la femme pourra conquérir d’autres
droits légitimes dans un proche avenir.
Il reste aussi le rôle des parents, lequel peut aider à
accélérer ce changement. Ils doivent élever leurs enfants,
garçons et filles, de la même manière et leur donner les
mêmes droits. La mère doit apprendre à son fils de respecter
sa sœur et aussi chaque fille, et ne pas la traiter comme un
être inférieur à lui. Je dis cela car une grande partie du
problème que rencontrent les femmes vient d’une éducation
erronée de l’homme dès son enfance. Ses parents et surtout
sa mère lui ont toujours appris qu’il est l’être le plus
fort et le plus puissant et qu’il ne doit pas traiter la
femme tendrement sinon, selon les parents, elle prendra le
dessus sur lui. Un changement à ce niveau est donc
primordial pour l’épanouissement de la femme.
Noura Hassan,Le Caire.
Le Caire étouffe
Tout d’abord, je présente mes salutations à tous les
journalistes d’Al-Ahram Hebdo. Ensuite, je voudrais jeter la
lumière sur un grand problème au Caire, celui de la
circulation. Malgré les efforts déployés par le gouvernement
pour tenter de résoudre ce problème, Le Caire s’asphyxie de
plus en plus. Je crois que la cause réelle de ce problème
est l’importation de grands nombres de voitures de sorte
qu’elles sont maintenant plus nombreuses que les citoyens
eux-mêmes. En effet, le problème de l’abondance de voitures
est forcément lié à l’accroissement du nombre de la
population : environ 15 millions de personnes vivent au
Caire uniquement. Ajoutons à cela ceux qui viennent des
autres gouvernorats pour travailler. Tout ceci contribue à
l’accroissement du nombre de véhicules de transport
circulant au Caire.
Mais puisque la plupart des services administratifs et
gouvernementaux se trouvent au Caire, pourquoi ne pas les
transférer dans les nouvelles villes comme Al-Cheikh Zayed,
6 Octobre et le Nouveau Caire ?
De telles initiatives aideraient beaucoup à soulager les
rues de notre capitale. Enfin, je pense qu’il faut aussi
mieux encadrer l’obtention des permis de conduire en Egypte.
Hammad,Le Caire.
Ce que beaucoup endurent ...
C’était l’année dernière, pendant le Ramadan. Je sortais de
chez moi pour aller faire des achats avant l’iftar. La femme
du bawab (gardien d’immeuble) m’appelle et me demande si je
peux lui acheter du pain, son mari étant malade et elle
devant s’occuper des enfants. Bien sûr avec plaisir. Où
achetez-vous votre eich (pain) habituellement ? En bas de
Maadi, près de la voie ferrée, pas loin du marchand de
poisson. Bien, je vois, je vous ramène 10 galettes.
Je me mets derrière le petit groupe qui faisait déjà la
queue, le boulanger faisait encore cuire le pain. A peine
a-t-il commencé à servir que tout le monde voulait passer en
premier. Je me suis trouvé poussé, tiré, soulevé, il y a
deux enfants qui me sont passés entre les jambes. Deux
soldats qui avaient fini la garde et un chauffeur de taxi se
sont disputés, une grosse femme qui n’avait pas froid aux
yeux a commencé à les taper avec un sac en plastique. Des
gens parlaient je crois de moi, car ils n’avaient jamais vu
un khawaga faire la queue avec eux.
Bref, quand mon tour est arrivé, je ne savais plus où
j’étais, j’ai pris mes 10 galettes et je me suis extirpé
comme si je sortais de l’eau en sueur et content d’avoir
réussi. Particulièrement pendant le Ramadan, il faut être
bon et généreux. Madame la bawab, ne me demandez jamais plus
de vous apporter 10 « réghifs » (galettes de pain), car
maintenant je sais ce qu’il faut souffrir pour gagner son
pain ...
Jean-Claude Brana, Canada.
La misère des jeunes médecins
250 L.E., c’est ce que touche Hossam Helmi, un jeune médecin
qui est aussi un de mes amis les plus proches. La médecine
est pourtant l’une des plus importantes et plus dangereuses
professions, puisqu’elle concerne la vie et la santé de
l’être humain. Donc, ceux qui pratiquent cette profession
devraient l’exercer dans la tranquillité d’esprit et ne
s’occuper que de la santé de leurs patients. Mais comment
réaliser cela, alors que ce jeune médecin souffre et manque
de tout ? Il ne peut ni se marier ni même mener une vie
honorable avec ce salaire humiliant. Je sais que plusieurs
diront que les médecins touchent des milliers de livres et
que la somme d’une consultation dépasse les 100 L.E. C’est
vrai, mais ces cas ne s’appliquent qu’aux grands médecins
ayant pu faire un nom et une réputation au fil de longues
années de travail. Alors, je demande au gouvernement qu’il
ait pitié de ses médecins mal payés qui parfois risquent
leur vie en sauvant un patient. Une amélioration rapide de
leur statut doit être mise en place pour que ces jeunes
puissent au moins vivre comme les autres.
Khaled Ali,Alexandrie.
La
Poste égyptienne
Votre journal Al-Ahram Hebdo, en français, est très
important pour moi qui vis en Egypte. Il est un trait
d’union qui me permet d’être un peu informée sur la vie
égyptienne surtout. Donc, un grand merci pour ce journal
complet, politique, social, économique et culturel. Je suis
très contente d’avoir lu l’article sur la Poste égyptienne
(voir Al-Ahram Hebdo n°704). J’habite Hurghada depuis 9 ans.
J’ai ouvert une boîte postale il y a 5 ans pour recevoir mon
courrier. La réception du courrier venant de France ne
fonctionne pas. Je ne reçois plus aucune lettre, qu’elle
soit administrative, commerciale ou personnelle. Au début,
c’étaient uniquement les lettres personnelles de la famille
et des amis qui ne me sont jamais parvenues ! Et petit à
petit, c’est tous types de courrier, hormis quelques
magazines. Et de plus, je paie annuellement pour un service
qui n’est pas assuré ! J’ai entamé des démarches auprès de
mon bureau 84512.
Ils sont très gentils, mais ce n’est pas de leur niveau de
responsabilité ! Le niveau au-dessus invoque la même chose,
et ainsi de suite ... Bref, le temps passe et le problème
reste entier. Je ne savais pas comment remonter la ligne
administrative. Vous m’en avez donné la clé ! Alors, en
lisant l’article sur la modernisation de la Poste égyptienne
et ses relations avec la Poste française, je me suis dit : «
Je suis peut-être sur la bonne piste de la résolution ».
Monsieur le PDG Alaa Fahmi, je vous demande de bien vouloir
faire régler ce problème. Et ensuite me dire où est donc
passé tout mon courrier depuis 5 ans ! Je remets cette
requête aux bons soins de l’excellent journal Al-Ahram
Hebdo, que je remercie par avance pour ce qu’il pourra
faire.
Ginette Schneider,Hurghada.
Ecoles sans élèves
Tout d’abord, je présente mes meilleures salutations à tous
les rédacteurs d’Al-Ahram Hebdo, mon journal préféré.
Ensuite, je voudrais signaler ma grande surprise au sujet
des écoles secondaires vides partout en Egypte. Malgré les
grands efforts déployés par le gouvernement pour moderniser
les écoles dans tous les cycles et bien les équiper par les
appareils les plus modernes et des stages qui se tiennent
toute l’année pour améliorer le niveau des professeurs, nous
voyons les élèves abandonner leurs bancs pour passer leurs
temps dans les cybercafés, à flâner dans les rues et
acquérir l’enseignement à travers les leçons particulières
qui dévorent la plus grande partie du revenu des familles.
On doit se poser d’urgence une question : où sont donc
passés les parents de ces élèves ? Quel est le rôle du
ministère et de ses différentes commissions dans de telles
situations ? Notre enseignement a besoin d’une véritable
révolution de fond et pas seulement de forme.
Gamal
Miched,Cité Sadate.