Al-Ahram Hebdo, Echangez, écrivez | Des avancées encourageantes 
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 19 au 25 mars 2008, numéro 706

 

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Femmes. A l’occasion de la Journée de la femme égyptienne, le 16 mars, une de nos lectrices remarque que son statut a évolué ces dernières années, mais que beaucoup reste à faire dans l’éducation parentale.

Des avancées encourageantes  

Le mois de mars compte deux événements pour célébrer la femme : la Journée mondiale de la femme le 8 et la Journée de la femme égyptienne le 16. A cette dernière occasion, j’aimerais parler de la situation actuelle de la femme égyptienne. J’observe qu’au cours de ces dernières années, le regard envers la femme égyptienne a totalement changé : elle n’est plus autant l’être faible soumis à l’autorité de l’homme et qui n’a aucun droit de s’exprimer. Son travail lui a permis d’être plus libre et plus indépendante, car avoir une source de revenus est le moyen d’accéder à sa liberté. La femme égyptienne a aussi réussi à accéder à de nouveaux postes après tant de luttes contre les coutumes et les traditions qui lui interdisaient de réaliser ses buts. Elle est devenue juge et, dernièrement, elle a pu réussir à occuper une autre nouvelle position dans la société en devenant maazoun (personne qui conclut les contrats de mariage). Ces avancées ont aussi été permises par l’action de l’Etat et surtout de Madame Suzanne Moubarak qui déploie beaucoup d’efforts dans le domaine de l’enseignement et de la liberté de la femme. Ainsi, dans cette atmosphère favorable, j’espère que la femme pourra conquérir d’autres droits légitimes dans un proche avenir.

Il reste aussi le rôle des parents, lequel peut aider à accélérer ce changement. Ils doivent élever leurs enfants, garçons et filles, de la même manière et leur donner les mêmes droits. La mère doit apprendre à son fils de respecter sa sœur et aussi chaque fille, et ne pas la traiter comme un être inférieur à lui. Je dis cela car une grande partie du problème que rencontrent les femmes vient d’une éducation erronée de l’homme dès son enfance. Ses parents et surtout sa mère lui ont toujours appris qu’il est l’être le plus fort et le plus puissant et qu’il ne doit pas traiter la femme tendrement sinon, selon les parents, elle prendra le dessus sur lui. Un changement à ce niveau est donc primordial pour l’épanouissement de la femme.

Noura Hassan,Le Caire. 

Le Caire étouffe 

Tout d’abord, je présente mes salutations à tous les journalistes d’Al-Ahram Hebdo. Ensuite, je voudrais jeter la lumière sur un grand problème au Caire, celui de la circulation. Malgré les efforts déployés par le gouvernement pour tenter de résoudre ce problème, Le Caire s’asphyxie de plus en plus. Je crois que la cause réelle de ce problème est l’importation de grands nombres de voitures de sorte qu’elles sont maintenant plus nombreuses que les citoyens eux-mêmes. En effet, le problème de l’abondance de voitures est forcément lié à l’accroissement du nombre de la population : environ 15 millions de personnes vivent au Caire uniquement. Ajoutons à cela ceux qui viennent des autres gouvernorats pour travailler. Tout ceci contribue à l’accroissement du nombre de véhicules de transport circulant au Caire.

Mais puisque la plupart des services administratifs et gouvernementaux se trouvent au Caire, pourquoi ne pas les transférer dans les nouvelles villes comme Al-Cheikh Zayed, 6 Octobre et le Nouveau Caire ?

De telles initiatives aideraient beaucoup à soulager les rues de notre capitale. Enfin, je pense qu’il faut aussi mieux encadrer l’obtention des permis de conduire en Egypte.

Hammad,Le Caire.

Ce que beaucoup endurent ... 

C’était l’année dernière, pendant le Ramadan. Je sortais de chez moi pour aller faire des achats avant l’iftar. La femme du bawab (gardien d’immeuble) m’appelle et me demande si je peux lui acheter du pain, son mari étant malade et elle devant s’occuper des enfants. Bien sûr avec plaisir. Où achetez-vous votre eich (pain) habituellement ? En bas de Maadi, près de la voie ferrée, pas loin du marchand de poisson. Bien, je vois, je vous ramène 10 galettes.

Je me mets derrière le petit groupe qui faisait déjà la queue, le boulanger faisait encore cuire le pain. A peine a-t-il commencé à servir que tout le monde voulait passer en premier. Je me suis trouvé poussé, tiré, soulevé, il y a deux enfants qui me sont passés entre les jambes. Deux soldats qui avaient fini la garde et un chauffeur de taxi se sont disputés, une grosse femme qui n’avait pas froid aux yeux a commencé à les taper avec un sac en plastique. Des gens parlaient je crois de moi, car ils n’avaient jamais vu un khawaga faire la queue avec eux.

Bref, quand mon tour est arrivé, je ne savais plus où j’étais, j’ai pris mes 10 galettes et je me suis extirpé comme si je sortais de l’eau en sueur et content d’avoir réussi. Particulièrement pendant le Ramadan, il faut être bon et généreux. Madame la bawab, ne me demandez jamais plus de vous apporter 10 « réghifs » (galettes de pain), car maintenant je sais ce qu’il faut souffrir pour gagner son pain ...

Jean-Claude Brana, Canada.

La misère des jeunes médecins 

250 L.E., c’est ce que touche Hossam Helmi, un jeune médecin qui est aussi un de mes amis les plus proches. La médecine est pourtant l’une des plus importantes et plus dangereuses professions, puisqu’elle concerne la vie et la santé de l’être humain. Donc, ceux qui pratiquent cette profession devraient l’exercer dans la tranquillité d’esprit et ne s’occuper que de la santé de leurs patients. Mais comment réaliser cela, alors que ce jeune médecin souffre et manque de tout ? Il ne peut ni se marier ni même mener une vie honorable avec ce salaire humiliant. Je sais que plusieurs diront que les médecins touchent des milliers de livres et que la somme d’une consultation dépasse les 100 L.E. C’est vrai, mais ces cas ne s’appliquent qu’aux grands médecins ayant pu faire un nom et une réputation au fil de longues années de travail. Alors, je demande au gouvernement qu’il ait pitié de ses médecins mal payés qui parfois risquent leur vie en sauvant un patient. Une amélioration rapide de leur statut doit être mise en place pour que ces jeunes puissent au moins vivre comme les autres.

Khaled Ali,Alexandrie.  

La Poste égyptienne

Votre journal Al-Ahram Hebdo, en français, est très important pour moi qui vis en Egypte. Il est un trait d’union qui me permet d’être un peu informée sur la vie égyptienne surtout. Donc, un grand merci pour ce journal complet, politique, social, économique et culturel. Je suis très contente d’avoir lu l’article sur la Poste égyptienne (voir Al-Ahram Hebdo n°704). J’habite Hurghada depuis 9 ans. J’ai ouvert une boîte postale il y a 5 ans pour recevoir mon courrier. La réception du courrier venant de France ne fonctionne pas. Je ne reçois plus aucune lettre, qu’elle soit administrative, commerciale ou personnelle. Au début, c’étaient uniquement les lettres personnelles de la famille et des amis qui ne me sont jamais parvenues ! Et petit à petit, c’est tous types de courrier, hormis quelques magazines. Et de plus, je paie annuellement pour un service qui n’est pas assuré ! J’ai entamé des démarches auprès de mon bureau 84512.

 Ils sont très gentils, mais ce n’est pas de leur niveau de responsabilité ! Le niveau au-dessus invoque la même chose, et ainsi de suite ... Bref, le temps passe et le problème reste entier. Je ne savais pas comment remonter la ligne administrative. Vous m’en avez donné la clé ! Alors, en lisant l’article sur la modernisation de la Poste égyptienne et ses relations avec la Poste française, je me suis dit : « Je suis peut-être sur la bonne piste de la résolution ». Monsieur le PDG Alaa Fahmi, je vous demande de bien vouloir faire régler ce problème. Et ensuite me dire où est donc passé tout mon courrier depuis 5 ans ! Je remets cette requête aux bons soins de l’excellent journal Al-Ahram Hebdo, que je remercie par avance pour ce qu’il pourra faire.

Ginette Schneider,Hurghada.  

Ecoles sans élèves 

Tout d’abord, je présente mes meilleures salutations à tous les rédacteurs d’Al-Ahram Hebdo, mon journal préféré.

Ensuite, je voudrais signaler ma grande surprise au sujet des écoles secondaires vides partout en Egypte. Malgré les grands efforts déployés par le gouvernement pour moderniser les écoles dans tous les cycles et bien les équiper par les appareils les plus modernes et des stages qui se tiennent toute l’année pour améliorer le niveau des professeurs, nous voyons les élèves abandonner leurs bancs pour passer leurs temps dans les cybercafés, à flâner dans les rues et acquérir l’enseignement à travers les leçons particulières qui dévorent la plus grande partie du revenu des familles. On doit se poser d’urgence une question : où sont donc passés les parents de ces élèves ? Quel est le rôle du ministère et de ses différentes commissions dans de telles situations ? Notre enseignement a besoin d’une véritable révolution de fond et pas seulement de forme.

Gamal Miched,Cité Sadate.

 




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