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 Semaine du 27 Février au 4 Mars, numéro 703

 

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Voyages

Tourisme. Entretien avec Saadalla Agha Al-Qalaa, ministre syrien du Tourisme, qui met en relief la progression de ce secteur d’activité dans son pays.

« Les Arabes sont les plus nombreux
 à se rendre en Syrie »

Al-Ahram Hebdo : Comment évaluez-vous la saison touristique 2007 en Syrie ?

Saadalla Agha Al-Qalaa : Nous avons reçu en 2007 plus de sept millions de touristes, dont un million et demi sont des visiteurs d’une seule journée. Cette année, l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) a donné des recommandations de compter les résidents étrangers dans le pays parmi le nombre de touristes. On en possède un million environ. Quant au revenu du tourisme, il a atteint 2 milliards 800 millions de dollars, ce qui constitue à peu près 28 % du PNB de la République syrienne.

— Quels sont les plus grands marchés du tourisme syrien ?

— Nos grands marchés occidentaux sont la Russie, l’Allemagne et la France. Mais je dois mentionner que les Arabes sont les plus nombreux à se rendre en touristes en Syrie. Ils constituent plus de 74 % du mouvement touristique ici. On reçoit aussi en Syrie plus de 300 000 Iraniens et Turcs par an.

— Quelles sont les stratégies de promotion touristique que vous adoptez en Syrie ?

— En fait, l’expérience touristique de la Syrie n’est pas assez développée. Le ministère du Tourisme n’a été créé qu’en 1972. Ainsi notre expérience dans ce domaine n’est-elle pas aussi grande que celle de l’Egypte par exemple. On n’a pas encore installé des bureaux de représentation touristique dans les différents pays, mais l’on a recours à des compagnies privées pour assumer cette tâche actuellement. Elles nous font la promotion des différents atouts du tourisme syrien comme le culturel à Damas et Alep par exemple, le balnéaire à Lattaquié et le safari à Homs. On sait que ce n’est pas une solution idéale, puisque l’expérience en matière de promotion s’accumule chez la société et non pas au ministère, mais elle nous réalise la rapidité que l’on désire actuellement pour le développement de cette industrie vitale pour l’économie nationale. D’ailleurs, depuis deux ans, le secteur pousse vite grâce à la création du Haut Conseil du tourisme qui nous a soumis toutes les capacités pour pouvoir développer le secteur du tourisme.

— Est-ce que vous adoptez le système des convois de promotion touristique ?

— Certainement, on envoie des convois pour la promotion du tourisme syrien depuis plus de cinq ans. Pendant la moitié de l’année dernière, nos convois se sont rendus dans 12 pays arabes et européens, entre autres l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, les Emirats arabes unis et le Qatar. C’était très fructueux, puisque le mouvement touristique en provenance de ces marchés a haussé vers la fin de l’année avec un taux de 28 %.

— Damas a été déclarée capitale de la culture arabe, comment allez-vous profiter de ceci dans votre promotion du tourisme ?

— On a commencé déjà à mettre cette information sur toutes nos brochures de promotion tout en mettant en évidence les différents aspects culturels et patrimoniaux de Damas, comme la citadelle de Saladin, la grande mosquée des Omméyades, la bibliothèque Al-Zahériya et autres. On offre aussi des facilités aux touristes qui veulent assister aux festivités de cet événement grandiose. En outre, on célèbre cette année au mois de juin la commémoration de saint Paul qui est né à Damas il y a 2000 ans.

— Est-ce qu’il y a une coopération avec le ministère égyptien du tourisme ?

— Il existe déjà un accord signé en 2006 entre les ministères du Tourisme des deux pays. Selon le programme exécutif de cet accord, l’on échange l’expérience avec la partie égyptienne, surtout au niveau des méthodes de promotion les plus efficaces. On cherche aussi l’aide des responsables égyptiens dans les méthodes de recensement du nombre de touristes selon le système le plus fiable recommandé par l’OMT qui est connu par le TSA (Tourism Satellite Account). On cherche aussi avec le secteur privé dans les deux pays la possibilité de faire un programme de visite sur lequel figurent les deux pays, l’Egypte puis la Syrie.

Propos recueillis par Dalia Farouk

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