En bref
Protestation
L’Egypte a regretté les attaques « gratuites » et évoqué une
haine contre l’islam, affirmant suivre « de très près » le
projet d’un député néerlandais d’extrême droite de réaliser
un film contre le Coran. « Il est regrettable que des
députés et des hommes politiques européens recourent à des
méthodes gratuites pour gagner des voix électorales en
s’attaquant aux valeurs sacrées et aux religions des autres
», a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère
des Affaires étrangères, Hossam Zaki, affirmant que ces
députés consacrent leur haine à l’islam, et que le projet de
film aux Pays-Bas porte atteinte aux « symboles islamiques
». Le député néerlandais d’extrême droite, Geert Wilders, a
récemment annoncé préparer un film anti-islam, dans lequel
il montrerait que le Coran est « un livre affreux et
fasciste », comparé à « Mein Kampf » d’Adolf Hitler. Ces
actes nourrissent la haine contre les musulmans et
encouragent à davantage d’extrémisme et de confrontation au
lieu d’opter pour un dialogue basé sur le respect, a déclaré
le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Frères
musulmans
La
Confrérie interdite mais tolérée a annoncé cette semaine son
intention de participer aux élections municipales, prévues
le 8 avril prochain, malgré l’intensification de la campagne
d’arrestations à son encontre. « Nous appelons tous les
Egyptiens de toutes les tendances politiques, tous les gens
capables, honnêtes et dévoués qui aiment leur pays à prendre
leurs responsabilités pour éliminer les corrompus, les
opportunistes et les profiteurs », a déclaré le guide des
Frères musulmans, Mohamad Mehdi Akef. « Les gens sont en
colère contre la corruption sans précédent », a-t-il dit
devant la presse. « Les élections et les postes de
responsabilité ne sont pas en soi notre but. Nous voulons
sauver le drapeau national du naufrage », a déclaré Akef. 90
cadres de la Confrérie à travers l’Egypte ont été
interpellés la semaine dernière portant à au moins 300 le
nombre de Frères arrêtés ces dernières semaines, selon Akef.
Processus de paix
Le
président Moubarak voit des signes de « lent progrès » dans
les négociations de paix israélo-palestiniennes et espère
qu’un accord sera conclu cette année, a rapporté l’agence de
presse Mena. « Il y a des signes de lent progrès entre les
deux délégations mais le suivi, en particulier de la part
des Américains, est important et nécessaire pour surmonter
les difficultés auxquelles se heurtent les discussions », a
déclaré le chef de l’Etat, cité par l’agence.
Les deux
parties ont convenu d’accélérer leurs négociations, qui
achoppent sur de nombreux dossiers, de la question d’un
report des discussions sur Jérusalem à la construction par
Israël de nouveaux logements dans la partie arabe de la
ville et à l’incertitude sur le statut de Gaza. Moubarak a
indiqué que l’Egypte travaillait toujours à la levée du
blocus israélien sur la bande de Gaza contrôlée par le Hamas
et à la réouverture du point de passage frontalier de Rafah,
selon les termes en vigueur avant la prise de contrôle du
territoire par le Hamas en juin dernier.