Accidents de la route.
Effaré par la forte hausse du nombre de personnes tuées en
Egypte, un de nos lecteurs propose l’application de
sanctions plus sévères pour enrayer l’hécatombe.
Il faut durcir la loi
Avant toute chose, je félicite l’équipe de votre journal
pour le progrès fourni au fil du temps et très remarqué. Je
souhaite m’exprimer sur un sujet très important, celui des
accidents de la route. J’ai été très choqué en apprenant
qu’un accident horrible a eu lieu sur la route
Al-Korayem-Hélouan à 93 km au sud-est du Caire. Cette
catastrophe a causé la mort de 29 personnes et en a blessé
20 autres lors d’une collision de 14 véhicules. En fait, il
ne passe pas une semaine sans qu’un accident, ou plus, ait
lieu sur l’une des routes égyptiennes de sorte que les
accidents de la route en Egypte sont devenus une vraie
catastrophe. Je sais que des accidents sont déplorés dans
tous les pays, mais en Egypte leur taux dépasse les chiffres
observés ailleurs avec officiellement plus de 7 000
personnes tuées par an. Erreurs humaines, mauvais état des
routes sont les différentes causes qui provoquent les
accidents. Mais moi, j’estime aussi que le manque de
sanctions sévères aux automobilistes est un facteur de
hausse de ces accidents de la route. En effet, la loi pénale
égyptienne inscrit ces accidents sous la liste des
contraventions. Le fautif dans un accident de la route est
sanctionné d’une peine qui atteint 6 mois de prison et d’une
amende ne dépassant pas les 500 L.E. En cas de mort, la loi
stipule que celui qui provoque la mort d’une personne sans
avoir l’intention de le faire est sanctionné par une année
de prison. Pensez-vous qu’avec ces sanctions, les
automobilistes vont vraiment respecter le code de la route
et diminuer leur vitesse ? Certainement pas. Alors j’estime
qu’il faut doubler les sanctions ou changer la loi pour la
rendre plus dure. Ce n’est que comme cela que les
automobilistes réagiront.
Sabri Hashem,
Le Caire.
Merci aux champions
Les Pharaons nous ont vraiment présenté de merveilleuses
capacités en Coupe d’Afrique des nations 2008. Je remercie
Abou-Treika à qui nous devons la victoire : c’est lui qui a
mis le seul but du dernier match. Merci aussi à Zidan et à
sa persistance dans le dernier match face au Camerounais
Song pour passer le ballon à Abou-Treika. N’oublions pas non
plus les efforts du défenseur Hani Saïd et Amr Zaki qui ont
sans cesse tenté de mettre des buts, mais malheureusement la
chance n’a pas joué son rôle avec eux.
Le grand capitaine Hassan Chéhata, entraîneur de nos
joueurs, a accompli un excellent travail pour instaurer un
jeu de groupe. Il a dessiné le sourire sur le visage des
Egyptiens après avoir aussi enduré les souffrances des
Palestiniens. Merci et vive la CAN 2010 en Angola.
Noha Henedy,
Alexandrie.
Notre défi relevé
Je viens récemment de terminer mes études à l’Université
américaine du Caire (AUC). Diplômé avec distinction, j’ai
travaillé avec acharnement ce dernier semestre car je
suivais en parallèle des cours plus avancés dans ma
spécialité. En plus de cela, je travaillais sur mon projet
de fin d’études qui portait sur le thème suivant : «
Commande vocale des appareils domestiques ». Nous avons
dédié ce projet à l’un de nos amis sévèrement atteint de
paralysie totale à la suite d’un accident de voiture il y a
4 ans.
Avec mes collègues, notre principal objectif était de
profiter de nos connaissances académiques pour aider notre
ami qui, incapable de bouger, restait à longueur de journée
au lit. Nous étions concernés par son bien-être, raison pour
laquelle nous avons décidé de l’aider d’une manière
concrète. Nous avons alors trouvé adéquate l’idée d’utiliser
sa voix pour l’aider à interagir avec le monde. Dans notre
projet de thèse, nous avons décidé d’utiliser sa voix pour
contrôler trois systèmes : ordinateur portable, télévision
et téléphone. Pour l’ordinateur portable, nous avons
instauré une structure mécanique à même de le rapprocher
automatiquement de l’utilisateur et de le faire démarrer en
pressant sur un bouton dénommé « Laptop come ». Une fois
l’ordinateur portable approché, son contrôle total se fait
par la voix. Pour le cas de la télévision, nous avons choisi
de contrôler cinq boutons-clés à travers la commande de la
voix : marche, contrôle du volume et changement des chaînes.
Le système le plus difficile à réaliser à été celui du
téléphone, mais grâce à nos efforts notre ami peut désormais
répondre à ses appels avec sa propre voix. Pour la
composition d’un numéro de téléphone, nous avons donné deux
options à l’utilisateur : composition orale du numéro ou
prononciation du nom.
Hovannes Kulhandjian avec Mohsen Mosaad, Mohammed Tarek,
Shehab El-Mahdy et Wael Fateen,
Le Caire.
L’Egypte, une sœur aînée
Je pense que l’Egypte est une grande sœur qui se soucie des
problèmes des Arabes et qui considère la Palestine comme son
procès principal. Mais l’Egypte a fixé une ligne rouge à ne
pas dépasser : elle a décidé de ne jamais imposer de tutelle
aux décisions palestiniennes qui doivent rester purement
palestiniennes. Car les parties arabes ne peuvent présenter
aux Palestiniens que le soutien, l’aide, le conseil,
l’explication, c’est leur cause et personne ne peut les
obliger à accepter ce qu’ils ne veulent admettre. Nous
devons nous souvenir que nous ne nous sommes engagés dans le
processus de paix qu’après quatre guerres contre Israël en
1940, 1956, 1967, 1973. A l’exception de la guerre de 1973,
toutes les guerres se sont terminées au profit d’Israël pour
des raisons et des considérations se rapportant en partie à
nous et en partie aux conjonctures internationales. L’Egypte
a dépensé des millions de livres et perdu des dizaines de
milliers de martyrs. De plus, son économie a vivement été
touchée. Cependant, ni son peuple ni son gouvernement n’ont
jamais perdu foi en la cause arabe. L’Egypte insiste à
présenter son soutien à tous les Arabes. Avec en tête le
peuple palestinien pour qu’il retrouve ses droits légitimes.
Il est clair aussi que l’Egypte ne veut pas une simple paix,
mais une paix globale dans toute la région. Cela afin que
les bienfaits ou avantages touchent tous les peuples du
Moyen-Orient, avec en tête le peuple palestinien. Mais le
plus important est de renforcer le rôle historique de l’Egypte
dans la région en tant que pays fondateur de la paix et
garant de la sécurité et de la stabilité dans la région. L’Egypte
est presque le seul pays arabe à être engagé dans des
guerres et des conflits et qui a connu d’énormes pertes
matérielles et humaines pour que la cause ne disparaisse
pas. Cependant, l’Egypte ne cache pas sa conviction
qu’Israël est le responsable de l’enlisement du processus de
paix et l’aggravation de la crise de confiance.
Ossama Badawi,
Nouveau-Caire (Al-Qahira Al-Guédida).
Que cette guerre des partis cesse
Pourquoi laissons-nous les grandes questions de côté pour
nous disputer sur les détails ? Actuellement, des batailles
surgissent ici et là dans les partis politiques égyptiens.
Parmi ces partis, un très ancien et un autre nouveau-né. Il
s’agit du parti de gauche Al-Tagammoe ou « le Parti du
rassemblement », et l’autre est le plus jeune des partis sur
la scène politique nationale : le Front démocratique. Sans
entrer dans les détails de ces conflits pour savoir qui a
tort ou pas, je me pose la question suivante : pourquoi les
chefs et les dirigeants de nos partis politique sont sans
cesse englués dans des conflits intérieurs devenant parfois
des conflits sanglants ? N’oublions pas non plus le célèbre
scandale du parti néo-Wafd qui a causé de nombreux blessés
des accrochages pour la présidence du parti historique.
Comment donc dans une telle situation croire que ces leaders
ou chefs politiques peuvent donner au peuple égyptien, et
l’aider dans les différentes crises politiques et
économiques actuelles ? Comment peuvent-ils parler de la
justice et de la démocratie au moment ou eux-mêmes
n’arrivent pas à les réaliser au sein même de leur parti ?
Je pense donc que pour l’intérêt de notre pays, les
dirigeants des partis doivent mettre de côté tous leurs
différends et s’intéresser plus aux grands problèmes que
connaît le peuple égyptien, sinon ils perdront la confiance
de tout le monde.
Ashraf Ali,
Le Caire.