Al-Ahram Hebdo, Sports | La sélection en apesanteur
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 Semaine du 20 au 26 février 2008, numéro 702

 

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Sports

Volley-Ball. Bien qu’éclipsée par le sacre de la CAN, la qualification de la sélection égyptienne aux Jeux olympiques de Pékin suite au tournoi qualificatif de Johannesburg en début de ce mois est un exploit de taille.

La sélection en apesanteur

Eclipsée par le sacre des Pharaons en Coupe d’Afrique des nations 2008, la sélection de volley-ball est elle aussi championne. Les athlètes égyptiens se sont qualifiés pour les Jeux olympiques de Pékin 2008 après avoir battu l’Algérie 3-2, le 10 février dernier en finale du tournoi qualificatif, qui s’est joué à Johannesburg (Afrique du Sud). « A présent, nous sommes la meilleure équipe d’Afrique. On a remporté la médaille d’or des Jeux panafricains l’été dernier et on a pu s’imposer face aux meilleures équipes du continent sans avoir perdu un seul match », lance fièrement Hamdi Al-Safi, capitaine de l’équipe nationale.

Cette génération de joueurs a pris les devants sur le continent depuis déjà plusieurs années. Championne d’Afrique 2005 et 2007, vainqueur des Jeux panafricains 2007 en Algérie, et qualifiée directement à Pékin, rien n’arrête l’équipe. « La génération actuelle est la meilleure de l’histoire du volley-ball égyptien. Elle a été bien formée et préparée. Je ne dis pas ça seulement pour sa domination en Afrique, mais les joueurs ont pu s’illustrer sur la scène mondiale aussi », commente Amr Elwani, président de la Fédération égyptienne de volley-ball et vice-président de la Fédération internationale. En effet, la sélection d’Egypte disputera pour la troisième année consécutive la Ligue mondiale pour se trouver parmi les élites mondiales. Les Pharaons ont aussi terminé à la dixième place du Championnat du monde 2007 qui s’est joué au Japon en novembre dernier, meilleure performance de leur histoire, et auraient pu même aller au-delà si ce n’était quelques erreurs naïves et un manque d’expérience. « C’était une très difficile compétition en raison des circonstances qui l’ont précédée. Nous avons raté le départ, car nous sommes arrivés tard au Japon et on ne s’était pas encore adaptés au décalage horaire. Cela nous a coûté beaucoup de points qui étaient pourtant à notre portée », explique Ahmad Zakariya, directeur technique de la sélection égyptienne.

Ce dernier a sous sa main une poignée de joueurs de haut niveau. Vient en tête Abdallah Abdel-Salam, qui joue dans la formation italienne de Montichiari, puis Ahmad Salah, Chérif Saleh, Waël Al-Aydi, Achraf Aboul-Hassan et bien sûr le capitaine Hamdi Al-Safi. Ces joueurs ont séduit les agents des plus grands clubs d’Europe. « Il faut ouvrir la porte à tous ces jeunes talents pour qu’ils puissent se développer et jouer à un meilleur niveau. Cela leur servira sûrement et ce reflétera aussi sur la sélection », ajoute Zakariya. Plusieurs éléments ont reçu des offres, mais la fédération et leurs clubs respectifs refusent de les laisser partir sauf pour de très grosses offres. Selon Zakariya, c’est maintenant le bon moment, surtout que les joueurs vont participer à la Ligue mondiale en mai prochain avant d’entamer les JO et ils seront sous les feux des projecteurs. « Nous voulons faire une bonne phase de préparation maintenant avant la Ligue mondiale. Je pense que cette fois-ci, nous avons une chance de franchir le seuil du premier tour, surtout que les adversaires ne sont pas si difficiles que ça. Ce sera une excellente préparation avant l’ultime épreuve des JO en août prochain », explique le sélectionneur égyptien. Il est vrai que l’Egypte se retrouve dans un groupe relativement facile qui comprend la Chine, le Japon et la Pologne. Des équipes bien sûr de renom, notamment la Pologne, puisqu’elles figurent parmi les 12 meilleures équipes du monde, mais ce n’est ni l’Italie, ni la Russie, ni le Brésil, ni les Etats-Unis. Une chance donc de réaliser un exploit collectif et individuel mais aussi d’attirer les agents, avant le déplacement à Pékin pour prendre part à l’événement le plus prestigieux de la planète.

Karim Farouk

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