Volley-Ball.
Bien qu’éclipsée par le sacre de la CAN, la qualification de
la sélection égyptienne aux Jeux olympiques de Pékin suite
au tournoi qualificatif de Johannesburg en début de ce mois
est un exploit de taille.
La sélection en apesanteur
Eclipsée
par le sacre des Pharaons en Coupe d’Afrique des nations
2008, la sélection de volley-ball est elle aussi championne.
Les athlètes égyptiens se sont qualifiés pour les Jeux
olympiques de Pékin 2008 après avoir battu l’Algérie 3-2, le
10 février dernier en finale du tournoi qualificatif, qui
s’est joué à Johannesburg (Afrique du Sud). « A présent,
nous sommes la meilleure équipe d’Afrique. On a remporté la
médaille d’or des Jeux panafricains l’été dernier et on a pu
s’imposer face aux meilleures équipes du continent sans
avoir perdu un seul match », lance fièrement Hamdi Al-Safi,
capitaine de l’équipe nationale.
Cette génération de joueurs a pris les devants sur le
continent depuis déjà plusieurs années. Championne d’Afrique
2005 et 2007, vainqueur des Jeux panafricains 2007 en
Algérie, et qualifiée directement à Pékin, rien n’arrête
l’équipe. « La génération actuelle est la meilleure de
l’histoire du volley-ball égyptien. Elle a été bien formée
et préparée. Je ne dis pas ça seulement pour sa domination
en Afrique, mais les joueurs ont pu s’illustrer sur la scène
mondiale aussi », commente Amr Elwani, président de la
Fédération égyptienne de volley-ball et vice-président de la
Fédération internationale. En effet, la sélection d’Egypte
disputera pour la troisième année consécutive la Ligue
mondiale pour se trouver parmi les élites mondiales. Les
Pharaons ont aussi terminé à la dixième place du Championnat
du monde 2007 qui s’est joué au Japon en novembre dernier,
meilleure performance de leur histoire, et auraient pu même
aller au-delà si ce n’était quelques erreurs naïves et un
manque d’expérience. « C’était une très difficile
compétition en raison des circonstances qui l’ont précédée.
Nous avons raté le départ, car nous sommes arrivés tard au
Japon et on ne s’était pas encore adaptés au décalage
horaire. Cela nous a coûté beaucoup de points qui étaient
pourtant à notre portée », explique Ahmad Zakariya,
directeur technique de la sélection égyptienne.
Ce dernier a sous sa main une poignée de joueurs de haut
niveau. Vient en tête Abdallah Abdel-Salam, qui joue dans la
formation italienne de Montichiari, puis Ahmad Salah, Chérif
Saleh, Waël Al-Aydi, Achraf Aboul-Hassan et bien sûr le
capitaine Hamdi Al-Safi. Ces joueurs ont séduit les agents
des plus grands clubs d’Europe. « Il faut ouvrir la porte à
tous ces jeunes talents pour qu’ils puissent se développer
et jouer à un meilleur niveau. Cela leur servira sûrement et
ce reflétera aussi sur la sélection », ajoute Zakariya.
Plusieurs éléments ont reçu des offres, mais la fédération
et leurs clubs respectifs refusent de les laisser partir
sauf pour de très grosses offres. Selon Zakariya, c’est
maintenant le bon moment, surtout que les joueurs vont
participer à la Ligue mondiale en mai prochain avant
d’entamer les JO et ils seront sous les feux des
projecteurs. « Nous voulons faire une bonne phase de
préparation maintenant avant la Ligue mondiale. Je pense que
cette fois-ci, nous avons une chance de franchir le seuil du
premier tour, surtout que les adversaires ne sont pas si
difficiles que ça. Ce sera une excellente préparation avant
l’ultime épreuve des JO en août prochain », explique le
sélectionneur égyptien. Il est vrai que l’Egypte se retrouve
dans un groupe relativement facile qui comprend la Chine, le
Japon et la Pologne. Des équipes bien sûr de renom,
notamment la Pologne, puisqu’elles figurent parmi les 12
meilleures équipes du monde, mais ce n’est ni l’Italie, ni
la Russie, ni le Brésil, ni les Etats-Unis. Une chance donc
de réaliser un exploit collectif et individuel mais aussi
d’attirer les agents, avant le déplacement à Pékin pour
prendre part à l’événement le plus prestigieux de la
planète.
Karim
Farouk