Agriculture.
Le 31e cycle du Fonds International de Développement
Agricole (FIDA) a invité à un accès aux marchés des petits
agriculteurs.
Cap sur l’agriculture africaine
Dans un contexte mondial de hausses des prix des denrées
alimentaires, le Fonds International de Développement
Agricole (FIDA) a invité à donner les moyens aux petits
agriculteurs et à garantir aux paysans de profiter des prix
de leurs récoltes, soulignant l’importance du développement
rural soutenu. Tels étaient les thèmes discutés lors du 31e
cycle du Conseil des gouverneurs, tenu à Rome les 14 et 15
février dernier. Et ce, avec la participation des
représentants de 164 pays membres du FIDA. Le conseil
exécutif avait antérieurement approuvé le programme d’action
proposé pour l’an 2008. Lennart Bage, président du Fonds, a
souligné que plus d’efforts sont indispensables dans un
monde où un milliard d’individus vivent dans la pauvreté
absolue, et deux milliards à moins de deux dollars par jour.
« Le continent africain, où 75 millions d’individus n’ont
pas accès à l’eau, est notamment concerné par cette
injustice », renchérit-il. Bage a également regretté la
baisse des dépenses publiques ainsi que des subventions
allouées à l’agriculture, et ce sur le plan mondial. En
2006, 2,9 % seulement de l’ensemble de l’aide a été
consacrée à l’agriculture, contre 18 % en 1979.
Le budget du programme s’élève à 650 millions de dollars,
soit une hausse de 10 % par rapport à l’année précédente.
L’investissement total du FIDA s’élève ainsi à 3,2 milliards
de dollars finançant 198 programmes et projets en 80 pays
autour du globe.L’Afrique est désormais le premier
bénéficiaire des programmes du Fonds, avec un financement de
1,273 milliard de dollars en 33 pays. L’Asie suit avec un
financement qui atteint près d’un milliard investi en 15
pays.
Le FIDA, conjointement créé par l’Organisation des Pays
Exportateurs du Pétrole (OPEP) et des pays industriels, fête
cette année son 30e anniversaire.
Ahmed
Abdel-Tawab