Sport.
Plusieurs de nos lecteurs expriment leur joie immense après
la victoire des Pharaons en finale de la Coupe d’Afrique des
nations.
Les Pharaons ont mangé du Lion !!!
A l’heure de la grande victoire de la sélection nationale au
Ghana, toutes les rues du Caire et tous les gouvernorats d’Egypte
ont vécu une immense joie. Les gens ont quitté leur maison :
enfants, hommes, femmes et jeunes. De grands cris de joie
partout, et dans le ciel, les couleurs du drapeau égyptien,
des feux d’artifice, des drapeaux égyptiens couvrant les
voitures et les façades des maisons. Tout le monde ressent
les mêmes émotions, la même joie de réussite. Une exaltation
immense après la victoire de l’Egypte et de son équipe qui a
pu obtenir pour la deuxième fois consécutive la Coupe
d’Afrique des nations après avoir accompli sa mission avec
brio.
Ce qui est encore beau, c’est que la joie ne s’est pas
seulement ressentie en Egypte, mais aussi dans la plupart
des pays arabes qui voient en cette victoire un honneur pour
tous les Arabes. Tout le monde a vu comment ces hommes ont
lutté et ont déployé tous leurs efforts pour remporter la
compétition. L’équipe égyptienne a travaillé comme une
véritable équipe, avec un fort esprit collectif, et personne
ne cherchait à jouer en individuel. Peu importait qui
marquait le but tant que la victoire revenait à l’Egypte.
Depuis longtemps, la rue égyptienne n’avait connu une telle
réjouissance. Avec tous les problèmes économiques et sociaux
dont les Egyptiens souffrent actuellement, les gens avaient
besoin de cette récompense. Chaque famille a ressenti la
joie de la fête dans sa maison. Le sentiment national était
exacerbé, tout particulièrement chez les enfants. Alors,
profitons de ce sentiment pour le développer et le
transformer par exemple en travail. Tout le monde doit
lutter et travailler pour développer ce pays et pour être
une des raisons de victoire de l’Egypte. J’aimerais bien
voir le drapeau de l’Egypte s’élever sur toutes les
institutions culturelles, artistiques et scientifiques. Je
suis sûr que l’Egypte peut créer des héros et des vainqueurs
dans tous les domaines.
Tarek Al-Saïd,Le Caire.
Les Pharaons ont mangé du Lion !!!
Comme beaucoup d’Egyptiens, je désire exprimer à travers
votre aimable hebdomadaire mon immense joie de voir l’équipe
nationale rentrer au pays avec la Coupe d’Afrique.
Avec beaucoup de fierté, nous pouvons dire que notre équipe
nationale s’est fortement imposée face à des Lions fatigués
et désorganisés. Eh oui, l’équipe nationale a eu la qualité
et l’avantage de jouer collectif et non en individuel.
D’ailleurs, dans le passé, on reprochait souvent aux
footballeurs égyptiens de jouer individuel et de ne pas
avoir l’esprit d’équipe. Mais là, au Ghana, il est clair que
nos joueurs se sont beaucoup entraînés et ont énormément
progressé.
Aussi, du jamais-vu dans nos rues, les Egyptiens étaient
fous de joie. On avait l’impression que les gens attendaient
cette victoire avec impatience pour oublier les problèmes de
tous les jours.
Eh voilà que les Egyptiens se sont succédé à eux-mêmes et
remportent un sixième titre qui ne fait que confirmer leur
hégémonie sur l’Afrique. On peut dire que les Pharaons ont
vraiment mangé du Lion !
Ahmad Hussein,Alexandrie.
Le piston, OK, mais pour tous !
Tout d’abord, je voudrais exprimer mes remerciements à toute
l’équipe d’Al-Ahram-Hebdo, qui nous offre la chance
d’exprimer nos opinions. De nos jours, la personne qui
« possède un piston » est comme l’enfant né avec dans sa
bouche une cuillère en or. Cette personne peut obtenir des
avantages en comptant sur son père qui est ministre, sa mère
députée au Parlement, son oncle directeur d’une grande
banque et sa tante haut responsable de l’Etat. Je pose une
question très importante : comment peut-on être un peuple
développé, alors que la majorité des professions sont pour
la plupart occupées par des personnes irresponsables,
non-diplômées ou pas qualifiées du tout ? Le piston envahit
tous les domaines, ce à l’heure où les règles ne
s’appliquent qu’aux faibles qui n’ont pas de piston. Je rêve
un jour de trouver une personne faible obtenir ses droits
comme le pistonné.
Hossam El-Sayed,Al-Arich
Des parkings souterrains d’abord
J’ai appris de l’article Désengorger les rues cairotes dans
le numéro 698 d’Al-Ahram Hebdo que le gouverneur du Caire,
Abdel-Azim Wazir, a décidé de recenser tous les immeubles de
la capitale disposant d’un rez-de-chaussée transformable en
parc de stationnement, afin de désengorger les rues. Cette
décision arrive au moment où les rues du Caire étouffent à
cause justement du manque de parking. D’après votre article,
30 % des rues de la capitale sont occupées par des voitures
stationnées. Par conséquent, la vitesse moyenne des voitures
ne dépasse pas les 15 km/h. Malgré les tentatives des
responsables de trouver des solutions, je trouve que l’idée
des rez-de-chaussée ne pourra être que difficilement
appliquée et que si elle l’est, elle entraînera d’autres
problèmes. Car les propriétaires d’immeubles ont transformé
leurs rez-de-chaussée en magasins. Comment procéder à la
fermeture de ces derniers qui sont le gagne-pain de familles
? Construire des parkings souterrains est une solution qui
doit être prioritaire.
Hala Abdel-Salam,Le Caire.
Miss Egypte, un lien entre les peuples
J’aimerais exprimer mon avis à propos des concours de Miss
Egypte et comment ce concours est vu par notre société. Tout
d’abord, un concours qui a lieu chaque année pour choisir
une fille égyptienne pour représenter son pays dans la
compétition de Miss Univers n’est qu’un événement comme les
autres tenus dans les quatre coins du monde entier, quoi
qu’il y ait sûrement des différences. En dépit de la
mondialisation et la rapide évolution dans tous les domaines
de notre vie, l’émancipation de la femme, la liberté
d’expression et de la pensée, les droits de la femme, etc.,
nos préjugés, nos coutumes et nos traditions restent les
mêmes, immuables au fil des années. Beaucoup de familles
égyptiennes ne peuvent imaginer laisser leur fille
participer à un concours pareil où elle doit passer des
tests dans lesquels l’on porte un bikini devant le jury ! Il
reste à noter qu’elles ne représentent pas tous les
gouvernorats du pays, la plupart des filles qui concourent
étant du Caire ou d’Alexandrie, où les filles ont plus de
liberté et de droits. Certains pensent qu’un tel concours
est contraire aux principes de la libération de la femme et
un retour à l’époque des esclaves où la femme était
maltraitée. Quant à moi, je suis contre cet avis, car chaque
fille qui participe à cette compétition a des idées
nouvelles à apporter pour un monde de paix et d’amour. Elles
veulent faire une chose : changer tout ce qui est mal, aider
les pauvres, soutenir les plus démunis et redonner l’espoir
aux malades. Cette compétition qui réunit des filles de tous
les coins du monde, dépassant les nationalités, les
religions, et la couleur, est un message de paix qui prouve
que les frontières, les langues, les religions et les
coutumes ne sont point un obstacle pour réaliser nos vœux de
paix et de liberté, mais une chance pour faire connaissance
d’autres personnes, d’autres vies. Une sorte de
communication entre les gens, un lien que l’on doit
sauvegarder pour une vie meilleure. La femme reste toujours
le symbole de la force et de la persévérance, et ses mains
fragiles montrent à tout le monde qu’elles sont capables de
faire des miracles et de changer le monde.
Rim
Mohamed Fathalla,Ismaïliya.