Al-Ahram Hebdo, Opinion | Morsi Attalla ; Démocratie, liberté, dialogue
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 3 au 9 décembre 2008, numéro 743

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Opinion

Démocratie, liberté, dialogue

Morsi Attalla 

Dans toute société, le dialogue ainsi que la liberté de la presse sont la preuve de sa vitalité, de sa liberté et de sa foi en la démocratie. En l’absence de dialogue, la peur vient remplacer la sécurité et le langage de la soumission s’impose. La liberté signifie le droit d’exprimer son avis, c’est-à-dire un argument face à un argument, une logique face à une logique et non le droit d’adresser des accusations sans fondement. Le dialogue n’est pas un objectif en soi. Il représente plutôt le meilleur moyen de renforcer le sentiment d’appartenance d’une part et la confiance en la capacité de la société d’engendrer un avenir meilleur selon des objectifs raisonnables et déterminés d’autre part.

Avant d’engager un dialogue autour d’un certain sujet, il est indispensable de se mettre d’accord sur le fait que l’intérêt de l’individu doit passer avant tout autre intérêt soit-il économique ou social. Le véritable dialogue social qui garantit le lien entre les générations et l’interaction des idées est l’un des principaux éléments de la démocratie. Cependant, il ne pourra atteindre ses visées que si on lui assure une certaine protection contre la tutelle des autoritaires et les perversités des enchérisseurs. Les détails et les mécanismes du dialogue peuvent varier selon la nature, les conjonctures et la culture de chaque société, mais le point le plus important demeure la nécessité de bien préparer le dialogue, c’est-à-dire prendre en considération les dimensions juridiques, sociales et économiques de toute question soumise à la table du dialogue. Ce afin de permettre à toutes les tendances de s’exprimer en toute liberté.

En Egypte, il existe un bon nombre de questions importantes autour desquelles il est indispensable d’engager un dialogue social transparent et intègre, avec en tête la gestion des actifs et des propriétés de l’Etat.

La liberté de la presse est l’une des conséquences de l’ouverture démocratique. Si cette liberté est parfois utilisée comme outil de diffamation, nous devons en assumer le prix, car nous ne pouvons revenir aux ères des sociétés fermées. Il incombe au Conseil suprême de la presse et au syndicat des Journalistes d’assumer le rôle de la protection de la presse et du droit de la société d’accéder à la réalité.

La guerre contre la corruption est l’un des principaux traits du pouvoir en Egypte. Il est certain que tous les cas de corruption n’ont pas été dévoilés. Cependant, on peut se permettre de prétendre que tous les cas de corruption, de déviation, ou d’abus de pouvoir qui ont été dévoilés ont été pris au sérieux par l’Etat et les autorités. Les auteurs ont été punis quels que soient leur identité et leur statut social. C’est pour cela que nous devons sauvegarder la liberté de la presse qui constitue le facteur essentiel dans le dévoilement des cas de corruption.

 

 

 

 

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.