Palestine. Un de nos lecteurs dénonce l’embargo imposé aux Palestiniens, dans l’indifférence générale et surtout celles des peuples arabes voisins.

 

Quand allons-nous nous secouer ?

 

Tout d’abord, je voudrais féliciter toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo, qui nous permet à travers la diversité de ses articles de nous tenir informés. Je voudrais profiter de l’occasion pour m’exprimer, dans cette page consacrée aux lecteurs, sur la misère des Palestiniens. En effet, il faut absolument regarder de plus près la situation très grave dans laquelle se trouvent les Palestiniens actuellement. Pas de nourriture, pas de médicaments et l’hiver est à la porte. Je pense que chacun d’entre nous doit par tous les moyens aider les Palestiniens de tout âge, enfants, hommes âgés et femmes, à vivre tout simplement.

Mais où sont donc passés les régimes arabes dans tout cela ? Pourquoi les Arabes ne sont-ils pas préoccupés du sort des Palestiniens qui n’ont ni manger, ni vivre, ni médicaments. Je pense que si les Arabes s’unissent une fois pour toutes pour aider nos frères palestiniens, ils réussiront tous ensemble. Mais le problème est que chacun travaille dans son camp sans pour autant être effectif.

Les manifestations sont une bonne chose, mais ne suffisent pas à aider les Palestiniens. Les Israéliens imposent un embargo terrible aux Palestiniens et nous ne savons pas jusqu’où cela ira.

Je pense que les universités, les écoles et les ONG devront aussi avoir un rôle important vis-à-vis des Palestiniens, en menant des campagnes pour ravitailler la population.

Aidons donc nos frères palestiniens à faire lever le blocus et envoyons-leur toutes sortes d’aides. Cessons d’être passifs.

Ahmad Hussein,
Le Caire.

Une place qui évolue

Tout d’abord, je tiens à saluer les efforts fournis par la rédaction de votre journal pour la variété et le choix des sujets proposés. Ensuite, je voudrais revenir sur la nomination d’une femme en tant que chef de village (omda) dans le gouvernorat de Sohag, au sud de l’Egypte. Elle s’appelle Iva Habil Korolos, âgée de 50 ans. C’est une nomination qui est saluée dans un environnement où c’est surtout la place de l’homme qui domine. Malgré cela, elle a pu surmonter les coutumes et se créer une place. Pour y arriver, elle raconte avoir commencé à aider son père pendant sa maladie. Et pour renforcer sa position, elle s’est inscrite au Parti National démocrate (PND) jusqu’à pouvoir accéder à la position du secrétaire général de la femme dans la circonscription de Sohag. Puis, elle est entrée en concurrence plutôt difficile pour devenir chef du village de Kambouha. C’est ainsi que l’on remarque que jour après jour, la femme occupe de plus en plus de postes auxquels elle ne pouvait pas accéder auparavant. Ceci prouve que la société égyptienne, même en Haute-Egypte, est vraiment en train de changer et qu’elle gagne en maturité. J’attends donc très prochainement la nomination d’une femme gouverneur et pourquoi pas plus tard premier ministre.

Shaimaa Sabet,
Le Caire.

 

La victoire de la volonté publique

Jour après jour, la justice égyptienne donne des gages d’indépendance. J’ai en effet été ravi d’apprendre que la Cour administrative avait annulé la décision du ministre du Pétrole permettant l’exportation de gaz naturel à Israël. En fait, cette décision a aussi prouvé que la volonté populaire est efficace. Car dès que l’information de l’exportation du gaz à Israël a été dévoilée, des campagnes d’opposition se sont formées. Ces campagnes ont connu la participation de plusieurs personnalités politiques, avocats, activistes, penseurs et autres professions. Tous n’avaient qu’un seul but : lutter contre cette décision humiliante qui allait nous faire perdre un de nos trésors naturels et en plus à bas prix. Les opposants et les activistes qui ont engagé aussi un procès contre le ministre du Pétrole et le premier ministre ont prouvé que le ministre n’avait pas présenté les contrats à l’Assemblée du peuple, ce qui va à l’encontre de la loi. Ainsi la cour a jugé ce contrat d’exportation illégal et l’a annulé. Je ne sais pas si le gouvernement va exécuter le verdict et annuler le contrat, mais je sais que la volonté populaire pourra changer la situation. J’espère que l’Etat entendra la voix du peuple qui refuse ce genre de contrats sur nos ressources naturelles qui deviendront très rares dans les prochaines années.

Hisham Abbass,
Le Caire.

Sauvons notre dignité

J’ai été choqué en apprenant la condamnation des deux médecins égyptiens à 15 ans de prison et 1 500 coups de fouet, parce qu’ils auraient provoqué une dépendance à la morphine chez une patiente saoudienne. Je ne sais pas vraiment si ces Egyptiens sont coupables ou pas, mais selon des entretiens télévisés avec leurs proches et leur avocat, ces deux médecins seraient innocents et les responsables égyptiens n’ont pas essayé d’intervenir ni même de déléguer un avocat pour les défendre. Je me demande pourquoi les Egyptiens sont maltraités dans la plupart des pays arabes. Pourquoi l’Etat n’intervient-il pas d’une manière efficace pour protéger ses citoyens à l’étranger ? Et comme d’habitude, nous ne réagissons qu’après une catastrophe. Le ministère de la Main-d’œuvre et de l’Immigration est enfin sorti de son silence pour annoncer certaines mesures en réplique de l’affront subi par les deux Egyptiens. Il a ainsi publié une liste noire de 26 sociétés privées et institutions saoudiennes qui ne respectent pas les droits des travailleurs. Ainsi, j’ai envie d’envoyer un message à tous les Egyptiens qui veulent partir travailler à l’étranger : « Sauvez la dignité égyptienne et ne donnez pas l’occasion à la pauvreté de vous obliger de vendre votre dignité ».

Ahmad Salah,
Mansoura.

Mois de décembre, mois de fêtes

C’est seulement au mois de décembre quand la fin de l’année approche, que l’on s’aperçoit que le temps nous a glissé entre les doigts. Oui c’est vrai, les jours ne cessent de passer rapidement et sans retour. Mais pendant ce mois, il y a aussi des occasions de réjouissances qui nous font aussi oublier les peines endurées au cours des onze mois précédents.

Tous les peuples musulmans des quatre coins du monde fêtent et célèbrent le grand Baïram, fête pendant laquelle la joie et l’allégresse envahissent les cœurs de tous. En son premier jour, se dirigent tous les croyants, dès l’aube et en masse, à la prière. Après commence le sacrifice de moutons (Al-Adha) en souvenir du prophète Abraham et de son fils. Le reste des jours, on se prépare pour recevoir avec grand bonheur les pèlerins bénis revenant des lieux saints après avoir accompli le cinquième pilier de l’islam.

A la fin décembre, voilà la fête de Noël pour les chrétiens et aussi les festivités de fin d’année qui sont célébrées toujours par le monde entier quelles que soient leurs convictions religieuses.

Je crois que l’homme a besoin de temps à autre de faire une trêve dans son travail quotidien. Et je peux dire que les jours des fêtes sont considérés comme un congé incomparable, parce qu’on peut alors rendre et échanger des visites avec les amis et les proches, sortir en famille et partager les sentiments de joie avec la société en général.

Enfin et comme on est au seuil du Nouvel an, je souhaite que l’avenir soit entouré de sécurité et illuminé d’espoir en apportant tout ce qui sera prometteur et beau. Je souhaite cordialement encore que le rêve le plus éminent de toute l’humanité, à savoir la paix globale, se réalise très bientôt.

Saleh Karam Saleh,
Zagazig.