Al-Ahram Hebdo, Echangez, écrivez | Appel aux gouverneurs du Caire et de Guiza
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 17 au 23 décembre 2008, numéro 645

 

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Société. Prenant la défense des trottoirs, une de nos lectrices lance un appel aux responsables afin de mieux les protéger pour le bien de tous.

Appel aux gouverneurs du Caire et de Guiza

Vous n’avez probablement jamais entendu parler de ce nouveau syndicat des trottoirs, qui vient de se constituer comme dernier recours pour plaider la cause de ses membres, les trottoirs, auprès des autorités. Nous sommes, messieurs, une catégorie brimée, maltraitée, défigurée et ignorée, malgré le fait que nous soyons indispensables. Souvent, nous n’existons même pas. Oh, combien notre situation a changé depuis un siècle. Dans le temps, on nous faisait larges et confortables, on nous recouvrait d’arcades pour nous protéger du soleil (souvenez-vous du passage Behler ou de la rue Clot bey, les seuls qui restent). La rue Mohamad Ali était alors un bel exemple de cette conception des trottoirs. Mais qu’est-elle devenue aujourd’hui ? En cette époque bénite, on nous arrosait chaque soir et on nous balayait régulièrement, parce que notre utilité était reconnue : nous permettions aux piétons de se déplacer confortablement d’un point à l’autre de la ville — sans courir le danger d’être écrasés. Nous permettions de marcher à ceux qui en avaient envie — sans devoir pour cela se rendre dans un club ou au désert. Nous permettions aux commerçants de voir un flux de clients potentiels défiler devant leurs vitrines — ce qui augmentait sans doute leur chiffre d’affaires.

Aujourd’hui, notre rôle semble être ignoré. Même dans les endroits où nous existons encore, nous sommes devenus des garages, des jardinets, des dépotoirs, des poubelles, des trous, des montagnes, des murets, des étalages, des chantiers. Et ne parlons pas des différences de niveau qui nous accablent : devant le magasin de monsieur Abdel-Hamid, le trottoir est cinquante centimètres plus haut que l’asphalte de la rue, tandis que devant l’épicerie de monsieur Abdel-Wahed, il est vingt centimètres plus bas. Cette anomalie a un rapport direct avec les intérêts de ces deux messieurs, et aucun rapport avec les lois de l’urbanisme et les permis de construire. Tant pis pour celui qui se casse le cou pour avoir voulu marcher entre le magasin de monsieur Abdel-Hamid et celui de monsieur Abdel-Wahed sans pour cela descendre sur la chaussée.

Nos amis les commerçants, loin de comprendre notre utilité, font tout le nécessaire pour nous accaparer, nous couper, nous morceler, en marquant par un signe insurmontable (jardin, mur, marche vertigineuse, étalage) l’idée qu’ils se font de nous : nous n’appartenons pas au public, nous sommes une partie intégrante de leur fonds de commerce. Nous savons bien que cette invasion de l’espace public est sévèrement défendue et que de temps à autre des inspecteurs de vos bureaux viennent voir ce qui se passe, sans que rien ne change. Une fois, une dame s’est rendue chez monsieur le gouverneur de Guiza pour lui demander de libérer les trottoirs de Mohandessine de l’incroyable fatras qui les encombre. Monsieur le gouverneur a été rapide et efficient et a envoyé le lendemain une équipe pour s’occuper de la chose : le seul encombrement qui a été enlevé dans toute la région a été la « marquise » qui marquait l’entrée de l’immeuble de ladite dame qui — soit dit en passant — n’encombrait nullement le trottoir, étant suspendue en l’air. Tout le reste (jardinets, murs, panneaux publicitaires, poubelles, étalages, gravats) est scrupuleusement à sa place, et les trottoirs de Mohandessine (pour ne faire qu’un exemple) sont aussi impraticables que jamais.

Nous, syndicat des trottoirs, demandons aux messieurs les gouverneurs de se pencher personnellement sur la question et de faire eux-mêmes des inspections. Les raisons de cette requête sont importantes. Non seulement des trottoirs praticables pourraient augmenter le chiffre d’affaires de ces mêmes commerçants qui nous défigurent et nous massacrent, mais ils procureraient d’autres avantages, notamment sur la santé publique et la fluidité du trafic. Si nous, les trottoirs, pouvions accomplir notre rôle, peut-être que les habitants du Caire et de Guiza feraient de la marche, maigriraient un peu, ne seraient pas en proie aux maladies du cœur et des artères (pour ne pas parler des entorses). Si le commun des mortels pouvait marcher sur nous, sans que cette marche ne devienne un exercice pour des troupes d’assaut, il ne serait plus nécessaire de prendre la voiture pour aller acheter son journal 500 mètres plus loin. Le nombre de voitures en circulation diminuerait et par conséquent diminuerait l’émission de monoxyde de carbone dans l’air que nous respirons. Si nos citadins pouvaient nous parcourir tranquillement, ils ne marcheraient plus au milieu de la rue, n’ayant pas d’autre place où mettre les pieds, et les voitures pourraient rouler moins lentement, ce qui rendrait le trafic plus rapide et plus fluide.

La liste des avantages que nous, les trottoirs, pouvons apporter à une ville, est incalculable. Il suffit d’aller faire un tour ailleurs pour s’en rendre compte. Nous pensons sincèrement que nous avons un rôle essentiel dans l’économie urbaine et que nous méritons pleinement que vous, messieurs les gouverneurs, vous vous penchiez personnellement sur notre sort.

Katia Sabet,
Le Caire.

Requête

Dans votre article relatant l’entretien que vous avez eu avec Monsieur Zoheir Garana, ministre égyptien du Tourisme, paru dans la semaine du 3 au 9 décembre 2008 (numéro 743) et intitulé « L’Egypte a reçu cette année plus de 13 millions de touristes » (Propos recueillis par Madame Dalia Farouk), vous avancez certaines données chiffrées, à savoir le nombre de nuitées, d’arrivées et de recettes que l’Egypte a enregistrées durant la saison touristique 2008. Cependant, je voudrais savoir avec précision à quelle période en termes de mois correspondent ces chiffres. Je vous remercie d’avance pour votre aide et vous souhaite une agréable fin de journée.

Cordialement
Zineb Talby,
Le Caire.

NDLR : Ce chiffre est global pour l’année 2008.

Mission impossible

Franchement, je ne peux pas m’empêcher d’exprimer ma joie unique de voir les rues du Caire et l’incroyable circulation aussi belles comme lors des deux premiers jours de la fête. C’est presque un rêve. Non, c’est un véritable rêve. Conduire dans les rues du Caire est une mission impossible, sauf pendant les deux premiers jours de la fête. Comment faire pour que ce rêve devienne réalité ? Miracle. Miracle.

Ayman Mohamed,
Le Caire.

Hommage à Madbouli

A l’occasion du Nouvel an, je présente mes meilleurs vœux à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo que je félicite sincèrement pour tout le travail fourni. Permettez-moi de faire quelques remarques concernant le numéro 744, datant du 16 décembre.

Tout d’abord, en ce qui concerne Madbouli, figure de marque de l’édition dans le monde arabe, je pense qu’il méritait plus qu’un simple article. Vu l’importance et la place réservées à cet homme, il faudrait peut-être penser à faire tout un dossier sur lui, montrant toutes les facettes de celui qui restera pour toujours un symbole de l’amour du livre.

Ensuite, je dirais bravo à May Sélim (voir article La redécouverte de Salah Taher, P 23) et Névine Lamei (voir article Des citadins dans tous leurs états, P 23) qui ont écrit des articles aussi intéressants l’un que l’autre. L’article sur Salah Taher nous fait visiter une exposition comme si on y était avec des œuvres que nous voyons pour la première fois. L’article sur l’exposition des 26 artistes est très intéressant car vivant et riche.

Amir Hassan,
Le Caire.

La richesse des livres dans Al-Ahram Hebdo

D’abord, un grand bonjour à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo, et particulièrement à la rubrique Livres de votre hebdomadaire.

Car c’est la diversité des livres présentés chaque semaine qui fait la richesse de ces pages.

Quelle grande surprise lorsque, en rentrant de France pour un voyage professionnel, je tombe sur un article dans Al-Ahram Hebdo, intitulé « Une noblesse dans la rue ».

En effet, j’ai pu voir là-bas qu’un grand nombre de Français ont une image de l’Egypte souvent limitée aux Pyramides et aux pharaons comme le dit l’article.

Et je pense d’une manière personnelle qu’il est de notre devoir d’agir pour que cette image ne soit pas limitée uniquement au glorieux passé de notre pays.

Mais aussi à son présent et à ses charmes actuels.

A mon avis, le problème vient du fait que les touristes ne sortent pas beaucoup du cadre des voyages organisés.

Citons à titre d’exemple la croisière sur le Nil ou les forfaits tous inclus dans les hôtels luxueux.

Pour répondre à la question posée dans l’article, je pense que le livre sera bien perçu car il y a une volonté de changer l’image de l’Egypte à l’étranger et aussi en Egypte.

Alors bravo à l’auteur du livre et à l’auteur de l’article d’avoir essayé de faire changer les choses !

Mes meilleurs vœux et bonne fête de fin d’année à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo.

Yassin Samir,
Le Caire.

 




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