Société.
Un de nos fidèles lecteurs dénonce avec force ce commerce
nouveau qu’est le trafic d’organes, dont beaucoup d’Egyptiens
sont victimes.
Halte au trafic d’organes
Tout d’abord, je voudrais vous féliciter pour le dossier sur
le trafic d’organes, publié dans la page Fait de la semaine,
dans le numéro 742. Ce sujet, qui contient beaucoup
d’informations, est très intéressant. Il nous oblige à nous
poser beaucoup de questions. Comment peut-on croire qu’il
peut exister des gens qui, parce qu’ils sont très pauvres,
cherchent à vendre une partie de leur corps ? Comment croire
que d’autres profitent de la mauvaise situation de certains
pour en faire un commerce illégal ? Comment croire qu’il
existe des annonces sur Internet pour annoncer la volonté de
vendre telle ou telle partie de son corps ?
Est-ce que la misère et la pauvreté sont des raisons
suffisantes pour exercer une telle pratique ? Non, je ne le
pense pas.
Il faut tirer la sonnette d’alarme, car il s’agit de la
santé de la population d’un pays très grand qu’est l’Egypte.
Attention à la santé des Egyptiens qui se détériore de plus
en plus !
Ce qui est encore grave, c’est que l’Egypte se situe dans
une situation très avancée pour ce trafic, c’est-à-dire
beaucoup de ventes, car il y a beaucoup de demandes. Ce
trafic est semblable à celui de la drogue, et le résultat
est le même : la mort des citoyens.
Il faut absolument que le gouvernement se dépêche de mettre
en place une loi interdisant le trafic d’organes qui atteint
des chiffres graves. Seulement, n’oublions pas que lors des
dernières affaires concernant ce genre de trafic, nous avons
appris que des autres nationalités arabes étaient impliqués.
Raison pour laquelle les gouvernements doivent s’unir pour
préparer et mettre en place ensemble une politique visant à
mettre fin au marché noir. Il faut entre autres mettre sur
place des politiques préventives, pour sauver les
générations futures de tous ces malheurs trop dangereux.
Mohamed Salah,
Le Caire.
Se nourrir ou se suffire
L’Egypte peut-elle se suffire à elle-même ? Nous sommes près
de 82 millions de citoyens. Comment faire pour nourrir tout
ce peuple, au moment où nous vivons une crise alimentaire
terrible partout dans le monde ?
Qui est donc responsable de mettre le pays sur la bonne voie
? Beaucoup prétendent que la responsabilité est attribuée
aux hommes d’affaires et disent que le gouvernement actuel
est celui justement des hommes d’affaires. Je pense que si
cela était juste, ils feraient de l’Egypte une société
productive. Ce qui n’est pas le cas, car nous ne sommes pas
du tout productifs, mais seulement consommateurs. Je me
demande : combien de personnes utilisent le téléphone
portable en Egypte, alors qu’il s’agit d’un pays pauvre ?
Comme si cela ne suffisait pas, la corruption existe
partout, en partant des profs qui vendent les épreuves du
bac. Et puis, il existe un fossé incommensurable entre les
riches et les pauvres dans notre pays. Voyez les riches qui
s’évadent à Porto Marina et les pauvres qui n’ont même pas
le pain.
Et pourtant, ce ne sont pas les ressources qui manquent. Le
Sinaï, le sud d’Assouan et Tochka ont besoin d’être cultivés
et habités. Mais on offre ces terres à des investisseurs
arabes qui les obtiennent à bon prix, sans les cultiver.
Alors si on mobilisait les jeunes et on les attirait vers le
sud de la vallée, le pays irait mieux.
Ossama Badawi,
Nouveau Caire.
Un bilan accablant
Je pense que si nous devons faire le bilan de la situation
intérieure en Egypte, on sera très triste. En effet, les
malheurs se suivent et se répètent, et les accidents sont à
nos portes. Comment imaginer que cette année, nous avons eu
tous ces incendies : dans les locaux du Conseil consultatif,
au Théâtre national, dans Mogammae Al-Tahrir (complexe
administratif) au centre du Caire, et dans un grand bâtiment
administratif dans la rue Ramsès ?
Une série d’autres sinistres ont eu lieu un peu partout en
Egypte. Rappelons-nous l’Aéroport du Caire, où un incendie
s’est déclaré aussi et les pompiers ont mis environ une
heure pour maîtriser les flammes.
Tout comme au Conseil consultatif, c’est un court-circuit
qui aurait provoqué l’incendie.
Toutes ces catastrophes nous prouvent une fois de plus qu’il
existe des défaillances au niveau des systèmes de sécurité
et autres. Pourquoi ? Alors que si les mesures de sécurité
sont mises en place correctement, beaucoup aurait pu être
évité.
Ahmad Hussein,
Le Caire.
Un code encore codé
Des semaines après la publication du nouveau code de la
route, les accidents sont toujours là. C’est triste, car
rien n’a changé, et le nombre de victimes augmente tous les
jours. Que se passe-t-il ? Est-ce que le nouveau code de la
route n’est pas assez sévère ? Ou est-ce que ce sont les
citoyens qui ont pris l’habitude d’être en infraction avec
le code la route ? Que faut-il faire ?
Je pense que chacun a sa part de responsabilité dans
l’aggravation de la situation. Les gens doivent être plus
respectueux envers la loi et la loi doit être plus réaliste
et être mise en application.
Mona Hassan,
Le Caire.
Des nouvelles de Gourna
Bonjour, je voudrais si possible avoir des nouvelles du
petit village de Gourna, où la police déloge les habitants
sans aucune humanité. Ayant des amis égyptiens dans ce
village, j’aimerais qu’une de vos équipes fasse un reportage
sur le village et sur l’hôtel de Mohamed.
Alain Duluc,
Paris.
NDRL :
Vous pourrez trouver un reportage dans la rubrique Egypte
sur le village de Gourna.
Dur, dur pour Zamalek
Je pense que tous les amateurs de foot en Egypte, et surtout
les supporters de Zamalek, sont presque unanimes pour
affirmer que cette période est la plus dure et la plus
critique au cours de l’histoire longue et riche du club. Oui
effectivement, comment pourrait être notre jugement d’une
période pleine de défaites et d’échecs ? Le tout dans un
climat si changeant et une situation conflictuelle qui n’a
abouti qu’aux procès et tribunaux. Par conséquent, Zamalek
est devenu malheureusement un objectif facile à atteindre de
la part des petites et timides équipes et un adversaire
docile face aux Rouges. D’ailleurs, sa performance demeure
dans les différentes compétitions très décevante.
Pour sauver la Citadelle blanche de toutes ses crises
actuelles, je crois comme tous les fidèles fils du club
qu’il faut s’entraider et s’unir pour créer un nouveau
Zamalek. Commençons par procéder tout d’abord à des
élections libres afin de former une administration forte et
efficace, qui ne s’intéressera qu’aux affaires du club. De
surcroît, il faut qu’on se retourne vers la formation des
juniors qui représentent le véritable avenir du club parce
qu’ils fourniront toujours la première équipe de bons
joueurs.
A vrai dire, le football en Egypte c’est Ahli et Zamalek.
Ainsi, l’absence de l’esprit de compétition ne sera-t-il
jamais au profit du sport égyptien. Cet esprit régnera
certainement de nouveau, mais lorsque le chevalier blanc
recouvrera sa vigueur.
Tous les amoureux de Zamalek ont hâte de revoir les
victoires et revivre les moments de couronnement afin
d’exprimer leur enthousiasme et leur amour un peu gelé au
froid de cet hiver, mais il est présent et vivant pour
toujours.
Saleh Karam Saleh,
Zagazig.
Merci professeurs !
Je voudrais profiter de la liberté d’expression à la page
Courrier pour saluer la décision de la Cour administrative
d’interdire la présence de policiers dans les universités.
Il est vrai que leur présence n’a aucune raison d’être. Je
pense que ce genre de décision est un véritable pas en avant
vers la liberté d’expression dans des endroits stratégiques,
comme les universités. C’est important de voir les étudiants
bouger librement et sans peur des agents qui les surveillent
de près. Merci aux professeurs, qui ont intenté des procès
contre ces gens, pourvu que ce genre de décision se
généralise.
Ahmad
Adel,
Le Caire.