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 Semaine du 10 au 16 décembre 2008, numéro 744

 

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Société. Un de nos fidèles lecteurs dénonce avec force ce commerce nouveau qu’est le trafic d’organes, dont beaucoup d’Egyptiens sont victimes.

Halte au trafic d’organes

Tout d’abord, je voudrais vous féliciter pour le dossier sur le trafic d’organes, publié dans la page Fait de la semaine, dans le numéro 742. Ce sujet, qui contient beaucoup d’informations, est très intéressant. Il nous oblige à nous poser beaucoup de questions. Comment peut-on croire qu’il peut exister des gens qui, parce qu’ils sont très pauvres, cherchent à vendre une partie de leur corps ? Comment croire que d’autres profitent de la mauvaise situation de certains pour en faire un commerce illégal ? Comment croire qu’il existe des annonces sur Internet pour annoncer la volonté de vendre telle ou telle partie de son corps ?

Est-ce que la misère et la pauvreté sont des raisons suffisantes pour exercer une telle pratique ? Non, je ne le pense pas.

Il faut tirer la sonnette d’alarme, car il s’agit de la santé de la population d’un pays très grand qu’est l’Egypte. Attention à la santé des Egyptiens qui se détériore de plus en plus !

Ce qui est encore grave, c’est que l’Egypte se situe dans une situation très avancée pour ce trafic, c’est-à-dire beaucoup de ventes, car il y a beaucoup de demandes. Ce trafic est semblable à celui de la drogue, et le résultat est le même : la mort des citoyens.

Il faut absolument que le gouvernement se dépêche de mettre en place une loi interdisant le trafic d’organes qui atteint des chiffres graves. Seulement, n’oublions pas que lors des dernières affaires concernant ce genre de trafic, nous avons appris que des autres nationalités arabes étaient impliqués. Raison pour laquelle les gouvernements doivent s’unir pour préparer et mettre en place ensemble une politique visant à mettre fin au marché noir. Il faut entre autres mettre sur place des politiques préventives, pour sauver les générations futures de tous ces malheurs trop dangereux.

Mohamed Salah,
Le Caire.

Se nourrir ou se suffire

L’Egypte peut-elle se suffire à elle-même ? Nous sommes près de 82 millions de citoyens. Comment faire pour nourrir tout ce peuple, au moment où nous vivons une crise alimentaire terrible partout dans le monde ?

Qui est donc responsable de mettre le pays sur la bonne voie ? Beaucoup prétendent que la responsabilité est attribuée aux hommes d’affaires et disent que le gouvernement actuel est celui justement des hommes d’affaires. Je pense que si cela était juste, ils feraient de l’Egypte une société productive. Ce qui n’est pas le cas, car nous ne sommes pas du tout productifs, mais seulement consommateurs. Je me demande : combien de personnes utilisent le téléphone portable en Egypte, alors qu’il s’agit d’un pays pauvre ? Comme si cela ne suffisait pas, la corruption existe partout, en partant des profs qui vendent les épreuves du bac. Et puis, il existe un fossé incommensurable entre les riches et les pauvres dans notre pays. Voyez les riches qui s’évadent à Porto Marina et les pauvres qui n’ont même pas le pain.

Et pourtant, ce ne sont pas les ressources qui manquent. Le Sinaï, le sud d’Assouan et Tochka ont besoin d’être cultivés et habités. Mais on offre ces terres à des investisseurs arabes qui les obtiennent à bon prix, sans les cultiver. Alors si on mobilisait les jeunes et on les attirait vers le sud de la vallée, le pays irait mieux.

Ossama Badawi,
Nouveau Caire.

Un bilan accablant

Je pense que si nous devons faire le bilan de la situation intérieure en Egypte, on sera très triste. En effet, les malheurs se suivent et se répètent, et les accidents sont à nos portes. Comment imaginer que cette année, nous avons eu tous ces incendies : dans les locaux du Conseil consultatif, au Théâtre national, dans Mogammae Al-Tahrir (complexe administratif) au centre du Caire, et dans un grand bâtiment administratif dans la rue Ramsès ?

Une série d’autres sinistres ont eu lieu un peu partout en Egypte. Rappelons-nous l’Aéroport du Caire, où un incendie s’est déclaré aussi et les pompiers ont mis environ une heure pour maîtriser les flammes.

Tout comme au Conseil consultatif, c’est un court-circuit qui aurait provoqué l’incendie.

Toutes ces catastrophes nous prouvent une fois de plus qu’il existe des défaillances au niveau des systèmes de sécurité et autres. Pourquoi ? Alors que si les mesures de sécurité sont mises en place correctement, beaucoup aurait pu être évité.

Ahmad Hussein,
Le Caire.

Un code encore codé

Des semaines après la publication du nouveau code de la route, les accidents sont toujours là. C’est triste, car rien n’a changé, et le nombre de victimes augmente tous les jours. Que se passe-t-il ? Est-ce que le nouveau code de la route n’est pas assez sévère ? Ou est-ce que ce sont les citoyens qui ont pris l’habitude d’être en infraction avec le code la route ? Que faut-il faire ?

Je pense que chacun a sa part de responsabilité dans l’aggravation de la situation. Les gens doivent être plus respectueux envers la loi et la loi doit être plus réaliste et être mise en application.

Mona Hassan,
Le Caire.

Des nouvelles de Gourna

Bonjour, je voudrais si possible avoir des nouvelles du petit village de Gourna, où la police déloge les habitants sans aucune humanité. Ayant des amis égyptiens dans ce village, j’aimerais qu’une de vos équipes fasse un reportage sur le village et sur l’hôtel de Mohamed.

Alain Duluc,
Paris.

NDRL : Vous pourrez trouver un reportage dans la rubrique Egypte sur le village de Gourna.  

Dur, dur pour Zamalek

Je pense que tous les amateurs de foot en Egypte, et surtout les supporters de Zamalek, sont presque unanimes pour affirmer que cette période est la plus dure et la plus critique au cours de l’histoire longue et riche du club. Oui effectivement, comment pourrait être notre jugement d’une période pleine de défaites et d’échecs ? Le tout dans un climat si changeant et une situation conflictuelle qui n’a abouti qu’aux procès et tribunaux. Par conséquent, Zamalek est devenu malheureusement un objectif facile à atteindre de la part des petites et timides équipes et un adversaire docile face aux Rouges. D’ailleurs, sa performance demeure dans les différentes compétitions très décevante.

Pour sauver la Citadelle blanche de toutes ses crises actuelles, je crois comme tous les fidèles fils du club qu’il faut s’entraider et s’unir pour créer un nouveau Zamalek. Commençons par procéder tout d’abord à des élections libres afin de former une administration forte et efficace, qui ne s’intéressera qu’aux affaires du club. De surcroît, il faut qu’on se retourne vers la formation des juniors qui représentent le véritable avenir du club parce qu’ils fourniront toujours la première équipe de bons joueurs.

A vrai dire, le football en Egypte c’est Ahli et Zamalek. Ainsi, l’absence de l’esprit de compétition ne sera-t-il jamais au profit du sport égyptien. Cet esprit régnera certainement de nouveau, mais lorsque le chevalier blanc recouvrera sa vigueur.

Tous les amoureux de Zamalek ont hâte de revoir les victoires et revivre les moments de couronnement afin d’exprimer leur enthousiasme et leur amour un peu gelé au froid de cet hiver, mais il est présent et vivant pour toujours.

Saleh Karam Saleh,
Zagazig.

Merci professeurs !

Je voudrais profiter de la liberté d’expression à la page Courrier pour saluer la décision de la Cour administrative d’interdire la présence de policiers dans les universités. Il est vrai que leur présence n’a aucune raison d’être. Je pense que ce genre de décision est un véritable pas en avant vers la liberté d’expression dans des endroits stratégiques, comme les universités. C’est important de voir les étudiants bouger librement et sans peur des agents qui les surveillent de près. Merci aux professeurs, qui ont intenté des procès contre ces gens, pourvu que ce genre de décision se généralise.

Ahmad Adel,
Le Caire.

 




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