Nautisme.
C’est au Caire que se sont déroulées, le 20 novembre, « Les
8 heures du Nil », une aventure exceptionnelle et unique,
jamais encore réalisée en Egypte.
Course exceptionnelle sur le Nil
«
Les 8 heures du Nil » est en fait la troisième et dernière
manche du championnat du monde d’endurance, dont la première
a eu lieu dans la ville de Rouen en France, en mai dernier,
pendant 24 heures, et la deuxième s’est déroulée en Pologne,
il y a quatre mois, pendant 8 heures. Il s’agit d’un
rendez-vous incontournable, pour amateurs de sport
mécanique, de vitesse, de spectacle, de sensations. Une
course unique parce qu’elle mêle l’exploit sportif et la
prouesse mécanique dans une atmosphère festive et populaire.
Tenir donc cette édition pour la première fois au Caire est
un privilège et un ajout pour les activités touristiques de
l’Egypte. « En Egypte pratiquement, toute l’année on peut
organiser des compétitions, surtout au Caire. La température
est d’environ 25°C, en Europe c’est beaucoup plus difficile
avec la pluie », justifie Eric Doublet, pilote de l’équipe
Navi Kart, championne du monde 2006 et 2007.
Cet événement, tenu au Caire sous les auspices du ministère
du Tourisme égyptien, le gouvernorat du Caire et la
Fédération égyptienne de voile et de ski nautique, a pris 3
ans de préparation et de travail dur. « Pour l’Egypte, cet
événement est un bénéfice du côté touristique plus que celui
sportif, parce que ce sport n’est entré dans le pays que
depuis trois ans seulement, suite à l’adhésion de l’Egypte
comme membre officiel de l’Union Internationale Motonautique
(UIM) », souligne de son côté Hamed Morsi, président de la
Fédération égyptienne de voile et de ski nautique.
L’épreuve s’est déroulée sur le Nil, en plein centre du
Caire, entre le pont Abbas et le pont Al-Gamaa (de
l’université) au sud et le pont Qasr Al-Nil au nord, d’une
longueur de 2 500 mètres environ. Distance pas trop longue
mais bordée par le centre-ville avec ses hôtels quatre et
cinq étoiles, pour permettre au plus grand nombre possible
d’Egyptiens et d’étrangers de suivre la course. Ils ont été
ainsi des centaines de citoyens et de touristes à suivre cet
événement inédit. « Pour cette première course motonautique,
on a choisi un court circuit, vu que les bateaux
participants ne sont pas nombreux, de quoi assurer un
spectacle riche. L’intérêt d’un tel premier événement dans
un pays qui ne connaît pas encore le motonautisme est
d’assurer la meilleure promotion possible », explique
Jacques Metivet, directeur du marketing à la société
Echinops, organisateur de « Les 8 heures du Nil » et qui
organise déjà depuis 3 ans des couses motonautiques dans la
mer Rouge. « On trouvait que c’était représentatif et
porteur de faire l’événement en pleine ville, au milieu de
la capitale, plutôt de le faire dans d’autres villes
d’Egypte. Le but était de faire connaître le sport au Caire
», ajoute Nicolas Loannou, CEO d’Echinops
10 bateaux de 10 équipes françaises et britanniques ont
participé à la première édition des 8 heures du Nil. Ceux-ci
ont été classés selon trois catégories (classe 1, classe 2
et classe 3). « Je pense, pour la prochaine édition des 8
heures du Nil, il y aura plus de participants. L’année
prochaine il doit y avoir une équipe égyptienne. On est prêt
à aider les Egyptiens à former leur équipe. Et peut-être on
ira ailleurs dans d’autres parties de l’Egypte donnant sur
le Nil : à Louqsor, à Assouan ... pour pouvoir faire de
vitesse sans problèmes. En fait le niveau du Nil a baissé la
semaine dernière, sinon on aura pu faire 300 m de plus »,
estime Jean-Marie L'homme, vice-président de la Fédération française
motonautique.
Un peu de retard
La course a eu un peu de retard à l’allumage. En effet, les
bateaux qui devaient arriver au maximum le matin
du 20 novembre ne sont arrivés que dans l’après-midi . Et
certains n’étaient, alors que la nuit tombait. Autrement
dit, la séance d’essais prévue ce jour a été annulée et est
reportée vendredi matin, avant la course, qui ne durera que
six heures au lieu de huit, rebaptisée 6 heures du Nil. Le
départ de la course n’a pas donc été lancé qu’à 11 heures
avec 2 heures de retard. « On a eu quelques difficultés de
transport, surtout à cause de la circulation, outre les
problèmes de libration de nos bateaux du port d’Alexandrie.
Mais on était vraiment bien accueilli au Caire. On doit
faire plus de publicité pour cette course et trouver pour la
course un autre endroit plus large », indique Jean
Wermutm,
commissaire général de la course du Caire.
Néanmoins, les invités sont satisfaits espérant un
développement de l’organisation de l’édition du Caire. « Ce
genre d’événements n’est pas facile à organiser ni en Egypte
ni ailleurs. Il a besoin de beaucoup d’effort, mais pour une
première fois, il ne se débrouille pas trop mal », conclut
Julien Bordé, pilote de l’équipe française Esigelec, qui a
remporté le prix de la classe 1.
Amira
Samir