Al-Ahram Hebdo,Voyages | Course exceptionnelle sur le Nil
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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 26 novembre au 3 décembre 2008, numéro 742

 

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Voyages

Nautisme. C’est au Caire que se sont déroulées, le 20 novembre, « Les 8 heures du Nil », une aventure exceptionnelle et unique, jamais encore réalisée en Egypte. 

Course exceptionnelle sur le Nil 

« Les 8 heures du Nil » est en fait la troisième et dernière manche du championnat du monde d’endurance, dont la première a eu lieu dans la ville de Rouen en France, en mai dernier, pendant 24 heures, et la deuxième s’est déroulée en Pologne, il y a quatre mois, pendant 8 heures. Il s’agit d’un rendez-vous incontournable, pour amateurs de sport mécanique, de vitesse, de spectacle, de sensations. Une course unique parce qu’elle mêle l’exploit sportif et la prouesse mécanique dans une atmosphère festive et populaire. Tenir donc cette édition pour la première fois au Caire est un privilège et un ajout pour les activités touristiques de l’Egypte. « En Egypte pratiquement, toute l’année on peut organiser des compétitions, surtout au Caire. La température est d’environ 25°C, en Europe c’est beaucoup plus difficile avec la pluie », justifie Eric Doublet, pilote de l’équipe Navi Kart, championne du monde 2006 et 2007.

Cet événement, tenu au Caire sous les auspices du ministère du Tourisme égyptien, le gouvernorat du Caire et la Fédération égyptienne de voile et de ski nautique, a pris 3 ans de préparation et de travail dur. « Pour l’Egypte, cet événement est un bénéfice du côté touristique plus que celui sportif, parce que ce sport n’est entré dans le pays que depuis trois ans seulement, suite à l’adhésion de l’Egypte comme membre officiel de l’Union Internationale Motonautique (UIM) », souligne de son côté Hamed Morsi, président de la Fédération égyptienne de voile et de ski nautique.

L’épreuve s’est déroulée sur le Nil, en plein centre du Caire, entre le pont Abbas et le pont Al-Gamaa (de l’université) au sud et le pont Qasr Al-Nil au nord, d’une longueur de 2 500 mètres environ. Distance pas trop longue mais bordée par le centre-ville avec ses hôtels quatre et cinq étoiles, pour permettre au plus grand nombre possible d’Egyptiens et d’étrangers de suivre la course. Ils ont été ainsi des centaines de citoyens et de touristes à suivre cet événement inédit. « Pour cette première course motonautique, on a choisi un court circuit, vu que les bateaux participants ne sont pas nombreux, de quoi assurer un spectacle riche. L’intérêt d’un tel premier événement dans un pays qui ne connaît pas encore le motonautisme est d’assurer la meilleure promotion possible », explique Jacques Metivet, directeur du marketing à la société Echinops, organisateur de « Les 8 heures du Nil » et qui organise déjà depuis 3 ans des couses motonautiques dans la mer Rouge. « On trouvait que c’était représentatif et porteur de faire l’événement en pleine ville, au milieu de la capitale, plutôt de le faire dans d’autres villes d’Egypte. Le but était de faire connaître le sport au Caire », ajoute Nicolas Loannou, CEO d’Echinops

10 bateaux de 10 équipes françaises et britanniques ont participé à la première édition des 8 heures du Nil. Ceux-ci ont été classés selon trois catégories (classe 1, classe 2 et classe 3). « Je pense, pour la prochaine édition des 8 heures du Nil, il y aura plus de participants. L’année prochaine il doit y avoir une équipe égyptienne. On est prêt à aider les Egyptiens à former leur équipe. Et peut-être on ira ailleurs dans d’autres parties de l’Egypte donnant sur le Nil : à Louqsor, à Assouan ... pour pouvoir faire de vitesse sans problèmes. En fait le niveau du Nil a baissé la semaine dernière, sinon on aura pu faire 300 m de plus », estime Jean-Marie L'homme, vice-président de la Fédération française motonautique.

 

Un peu de retard

La course a eu un peu de retard à l’allumage. En effet, les bateaux qui devaient arriver   au maximum le matin du 20 novembre  ne sont arrivés que dans l’après-midi . Et certains n’étaient, alors que la nuit tombait. Autrement dit, la séance d’essais prévue ce jour a été annulée et est reportée vendredi matin, avant la course, qui ne durera que six heures au lieu de huit, rebaptisée 6 heures du Nil. Le départ de la course n’a pas donc été lancé qu’à 11 heures avec 2 heures de retard. « On a eu quelques difficultés de transport, surtout à cause de la circulation, outre les problèmes de libration de nos bateaux du port d’Alexandrie. Mais on était vraiment bien accueilli au Caire. On doit faire plus de publicité pour cette course et trouver pour la course un autre endroit plus large », indique Jean Wermutm, commissaire général de la course du Caire.

Néanmoins, les invités sont satisfaits espérant un développement de l’organisation de l’édition du Caire. « Ce genre d’événements n’est pas facile à organiser ni en Egypte ni ailleurs. Il a besoin de beaucoup d’effort, mais pour une première fois, il ne se débrouille pas trop mal », conclut Julien Bordé, pilote de l’équipe française Esigelec, qui a remporté le prix de la classe 1.

Amira Samir

 




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