Sport.
Une foule en liesse a célébré, dimanche 16 novembre, la
victoire d’Ahli en Ligue des champions d’Afrique. Un de nos
lecteurs aimerait que ce genre de rassemblement en inspire
d’autres plus utiles.
Une occasion à saisir
Le dimanche 16 novembre, jour du match d’Ahli au Cameroun
contre le Coton Club de Garoua a été inoubliable pour les
Egyptiens. Al-Ahli a remporté la Ligue des champions
africaine de football sur un score de 2-2. Tout de suite
après, les rues du Caire ont été bondées de supporters de
tous âges, hommes et femme, fêtant la victoire. Ils ont
exprimé leur joie chacun à sa façon : klaxons, chants,
youyous, feu, drapeaux de l’Egypte et d’Ahli brandis ...
Tous étaient aussi vêtus de rouge, les couleur d’Ahli. Ce
jour-là, ce n’était pas le club d’Ahli, mais l’équipe
nationale ! Ce genre d’événement est exceptionnel et le
football est le seul jeu capable de réunir aussi fortement
les Egyptiens. Alors pourquoi ne se regrouperaient-ils pour
corriger les conduites et les incivilités en tous genres ?
Cela réformait l’image de notre pays que nous aimons tant
... J’attends le jour où les Egyptiens ajouteront une dose
de rationalité à leurs comportements.
Hamed Hassan,
Le Caire.
Les médias exagèrent !
Dernièrement, un phénomène a pris beaucoup d’importance en
Egypte : il s’agit du harcèlement sexuel. A ce jour, deux
condamnations ont eu lieu. Un Egyptien a été condamné à un
an de prison pour harcèlement sexuel et un autre à trois
ans. Le mois dernier, un autre Egyptien, accusé d’avoir «
tripoté » une jeune femme à plusieurs reprises au volant de
sa voiture alors qu’il roulait au pas derrière elle, a écopé
de trois ans de prison. C’était la première fois en Egypte.
Le délit de harcèlement sexuel n’existant pas dans la loi
égyptienne, c’est l’accusation d’incitation à la débauche
qui est utilisée pour punir des actes de ce genre. Ce
phénomène a été le sujet des discussions dans les cafés ces
derniers jours. Oui, le harcèlement sexuel existe dans notre
pays, mais je pense que les médias exagèrent parfois un peu
trop quant à ce phénomène et cela donne l’impression que la
rue égyptienne est devenue peu sûre. Or, ce n’est pas vrai,
parce qu’il y a encore de la sécurité et de la stabilité. Le
Caire n’est pas encore Chicago ! Le citoyen égyptien a quand
même du respect envers la femme égyptienne. Deux, trois ou
trente cas de ce genre ne suffisent pas à résumer l’Egypte !
Noura Hussein,
Le Caire.
Le diabète nous concerne tous
Le 17 novembre, nous avons célébré la Journée mondiale du
diabète. Cette maladie s’est propagée ces dernières années
dans le monde entier et particulièrement en Egypte en raison
des mauvaises habitudes alimentaires, mais aussi à cause de
la pauvreté qui prive la population de protéines et de
vitamines.
Cette année, la célébration a pris différentes formes, dont
l’organisation par le ministère de la Santé d’une journé
portes ouvertes au Palais des congrès de Madinet Nasr, au
Caire. J’ai eu l’occasion de participer à cette journée
importante et intéressante. Là-bas on a trouvé plusieurs
stands. Pour la sensibilisation, des brochures ont été
distribuées aux visiteurs avec des informations très
importantes sur la maladie, ses symptômes et les bonnes
habitudes à prendre par les patients. De plus, des équipes
médicales proposaient d’analyser les visiteurs et leur
donnaient les conseils nécessaires. Les organisateurs de
cette célébration n’ont pas oublié le divertissement : ils
ont organisé des concours sur les connaissances générales et
médicales, spécialement sur le diabète. Je trouve que cela
était une bonne idée dans l’intérêt des patients et ceci est
à mon avis plus efficace que de financer de grandes
conférences. J’espère que cette idée se généralisera va à
l’avenir.
Sabri Ali,
Le Caire.
Une conférence nationale pour l’enseignement
En ce moment, on n’arrête pas de parler de la violence
contre les élèves dans les écoles. Mais pourquoi on ne parle
pas aussi de la façon dont les profs sont traités ? Car oui,
d’une façon ou d’une autre, les profs sont aussi maltraités
dans les écoles, de la part de l’administration de l’école
ou de la part de certains élèves. Je pense que ce genre de
problèmes doit être l’occasion de tenir une conférence
nationale dont le but sera de discuter de tout ce qui
concerne les différents problèmes de l’enseignement. Les
participants à cette conférence doivent être les élèves, les
profs, les pédagogues et des représentants des familles, et
non seulement des représentants du gouvernement. Tout le
monde doit y participer, y compris la société civile, pour
aboutir à une solution finale, mettant fin, une fois pour
toutes, aux éternels problèmes de l’enseignement en Egypte.
Sauvons donc ensemble notre avenir.
Mounir Imam,
Alexandrie.
Les Arabes optimistes
Obama a gagné. Il a remporté les élections avec un taux de
participation très élevé par rapport aux élections
précédentes. Il semble que les Américains n’aient jamais été
aussi intéressés par le choix de leur président. On ne
parlera jamais assez de cette victoire d’un noir à la Maison
Blanche. Mais pensons un peu à nous. Qu’est-ce qui va
changer dans la politique américaine dans la région ? Y
aura-t-il un véritable changement comme celui promis par
Obama sur le plan intérieur ?
Avons-nous raison, en tant qu’Arabes, d’être si optimistes
pour l’avenir des relations entre les Etats-Unis et le monde
arabe ?
En tout cas, il faudra attendre pour voir.
Nadine Hussein,
Le Caire.
Hommage à Salaheddine Hafez
je suis un des fidèles lecteurs de l’écrivain Salaheddine
Hafez, et je tiens à rendre hommage à ce grand homme du
journalisme. Salaheddine Hafez a beaucoup donné durant toute
sa vie à l’écriture et à la liberté d’expression. Tous ses
livres sont l’expression même d’une transparence rare dans
le domaine du journalisme. Je pense que nous devons rendre
un grand hommage à cet homme, soit avec l’enseignement de
ses livres dans les universités, soit avec la tenue de
conférences discutant des grands principes auxquels
Salaheddine Hafez tenait tant. Ses articles dans le
quotidien arabe Al-Ahram ont toujours été très riches
d’analyses et d’informations.
Salaheddine Hafez mérite une attention particulière de la
part de nos responsables qui, pour des raisons beaucoup
moins importantes, organisent des festivités et des soirées
pour des occasions qui ne le méritent pas.
Ahmad Hussein,
Le Caire.
Il faut une nouvelle chaîne religieuse
Permettez-moi de discuter avec vous un sujet qui me
préoccupe : celui de créer une nouvelle chaîne de télévision
religieuse en plusieurs langues étrangères.
La mission de cette chaîne serait de faire face aux
campagnes acharnées contre l’islam menées par des instances
occidentales dans le but de déformer l’image de cette
religion.
Les émissions de cette chaîne devront être consacrées à
corriger les fausses interprétations du Coran que répandent
certaines instances étrangères. Parmi les sujets qui sont
mal interprétés, citons notamment le djihad (guerre sainte),
le mariage, la polygamie, la condition de la femme, des
interprétations du Coran, des hadiths (les dires du
prophète) ainsi que du fiqh (jurisprudence).
La nouvelle chaîne doit également traiter des questions qui
continuent à susciter des débats houleux comme la
transplantation des organes, le clonage et les opérations de
changements de sexe ...
Cette chaîne devra être neutre et non pas le porte-parole
d’un quelconque gouvernement. J’espère enfin trouver dans
cette chaîne un discours modéré, avec des prêcheurs qui ont
fait des études poussées et qui sont capables de transmettre
correctement le message voulu, sans extrémisme.
Ossama Badawi,
Nouveau Caire.