Al-Ahram Hebdo, Opinion | Al-Sayed Eleiwa ; Partager le pouvoir ne suffit pas !
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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 19 au 25 novembre 2008, numéro 741

 

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Opinion

Partager le pouvoir ne suffit pas !
Al-Sayed Eleiwa 

Le partage du pouvoir et des richesses est un principe politique répandu pour résoudre les longs conflits ethniques, nationaux, religieux ou culturels que ce soit en Orient ou en Occident, de l’Afghanistan à l’Irlande.

Les différentes parties, en Iraq et au Soudan et vraisemblablement au Liban et en Mauritanie, proposent un partage du pouvoir comme solution à leurs crises politiques aux profondes racines. Mais malheureusement, il s’est avéré que cette solution se résiste pas à la première crise, surtout si ces conflits ont de profondes racines culturelles, sociales, ethniques ou religieuses et s’ils ont des dimensions économiques, stratégiques, militaires ou technologiques. C’est d’ailleurs le cas en Palestine, en Israël, au Darfour, au Kenya, en Zimbabwe, dans les Basques espagnoles et dans les républiques islamiques du Commonwealth.

L’adoption du principe du partage du pouvoir et des richesses a certes contribué à réduire l’acuité des crises, à combler les fossés et à introduire des compromis. Cependant, les évolutions survenues dans la vie politique et dans les conjonctures internationales ont contribué à l’apparition de deux autres critères, en plus du pouvoir et des richesses, qui influencent le développement et le progrès de la société afin de se libérer des discriminations criantes et du déséquilibre actuel entre les classes sociales dans certains pays.

Les différents pays et régimes jouissent de six principales ressources : les ressources naturelles (l’emplacement géographique, la nature du sol, les sources d’énergie, les matières brutes), les ressources humaines, les ressources économiques, la technologie, les connaissances (les systèmes d’information et les idées) et enfin le temps.

Vu l’importance croissante de ces deux derniers éléments (les connaissances et le temps), si l’une des parties en litige sur la scène politique possède le monopole de l’un de ces deux éléments ou des deux, cette partie prendra le dessus sur l’autre. D’où l’importance de l’idée du partage de la connaissance et du temps en plus du pouvoir et des richesses afin de résoudre les conflits et de remplacer les différends et les hostilités par la paix et la coopération.

C’est ainsi qu’apparaît l’influence des connaissances et du temps en plus de l’efficacité du partage des pouvoirs et des richesses sur la réduction de l’acuité des positions rigoureuses des parties en conflit. Le partage équilibré du temps et l’acquisition équitable des connaissances sont à même de garantir une meilleure entente entre ces parties. On s’attend donc à ce qu’on appelle prochainement au partage du pouvoir, des richesses, du temps et des connaissances pour la résolution des litiges et des conflits entre les peuples.

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