Al-Ahram Hebdo, Livres | L’Egypte, le Nil et l’Histoire
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 19 au 25 novembre 2008, numéro 741

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Livres

Nouveautés. Trois ouvrages témoignent de la nostalgie des éditeurs occidentaux d’un Orient prospère et fascinant, entre photographies de l’Egypte des XIXe et XXe siècles et les Mille et une nuits.  

L’Egypte, le Nil et l’Histoire 

Deux ouvrages, récemment parus, reflètent une égyptophilie française produite par la plume de quelques auteurs et photographes, aux liens particuliers avec l’Egypte. La surprise plutôt heureuse de ces deux publications est que chacune réunit un écrivain et un collectionneur hors du commun de photos de l’Egypte moderne. L’Egypte d’hier en couleurs (édition Chêne Paris, 2008), réunit Robert Solé et Max Karkégi, tandis que Le Nil des Egyptiens (édition Ouest France, 2008) est un travail en commun du dynamique directeur du Centre culturel d’Egypte à Paris, Mahmoud Ismaïl, et du photographe au patronyme illustre Hervé Champollion.

Ce dernier ouvrage est aussi gratifié par une brève mais dense préface de Robert Solé. Ainsi, l’auteur du Tarbouche et du Sémaphore d’Alexandrie a bien voulu être le lien entre ces deux publications.

Rendons hommage à Max Karkégi et à Mahmoud Ismaïl. Le premier pour sa patience et sa discrétion, mais aussi sa passion pour l’Egypte royale, qui a fait de lui un collectionneur de photos et de toutes sortes de documents de l’Egypte des rois hors commun.

Nous avions à Bruxelles un autre Egyptien qui était lui aussi passionné de photos et de documentation de l’Egypte des rois, mais avec une touche intellectuelle et artistique, ce fut le regretté Roger Camille.

Quant à Mahmoud Ismaïl, on ne peut que saluer sa première édition à Paris. Lui, qui passait son temps à gérer avec intelligence et enthousiasme les activités du Centre culturel d’Egypte à Paris, le voici sur la voie de répandre sa matière grise en livre, pour rejoindre la caste des écrivains francophones passionnés de l’Egypte.

Pour Hervé Champollion et Robert Solé, le puits de l’égyptophilie est encore inépuisable. Le premier par sa plume alerte et le deuxième par ses zooms photographiques sur l’Egypte d’aujourd’hui, qui rendent encore certains aspects modestes très poétiques dans sa philosophie.

 

Ysabel Baudis, une nouvelle Schéhérazade

En découvrant la dernière et précieuse édition des Mille et une nuits, de l’éditeur parisien Hazan, la fameuse phrase d’Haussmann à Napoléon III m’est revenue à l’esprit : « Il faut parfois dépenser avant de penser ». Il paraît que l’immortel architecte de Paris a réussi à convaincre l’empereur de lui accorder le budget nécessaire aux travaux de Paris uniquement grâce à la précision et à la concision de cette phrase.

Ainsi, il semble qu’Ysabel Baudis a réussi à convaincre l’éditeur, en pleine crise d’édition en France et dans le monde, de publier une nouvelle édition ultrachic, accompagnée de quelques dessins érotiques du célèbre peintre orientalisant Van Dongen.

Les lecteurs français et arabes connaissent Ysabel Baudis par son œuvre, obsédée par le mariage aussi bien culturel que spirituel, entre l’Orient et l’Occident. De sa célèbre biographie d’Oum Kalsoum (éd. Du Rocher) à son travail mariant la poésie à la calligraphie (éd. De Hazan), Ysabel poursuit, tel Œdipe devant le Sphinx, sa destinée vers un idéal ancestral qui consiste à chercher sa moitié « chez l’autre », qui à son tour cherche ses racines chez nous.

Dans cette édition des Mille et une nuits, Ysabel Baudis a voulu faire aimer cette somme de la culture arabe, déjà célèbre depuis le XVIIIe siècle en France. Ce qui est intéressant dans cette édition, c’est qu’elle est basée sur la traduction du Dr Mardrus, célèbre médecin du Caire, à qui nous devons, entre autres, la découverte et la traduction des contes de Sindbad, oubliés de Gallan lors de la première traduction des Mille et une nuits du XVIIIe siècle, et une amitié à Jean Cocteau, qui a initié l’auteur de La Machine infernale aux délices physiques et intellectuels de l’Orient égyptien.

Enfin, en ces temps où l’on parle d’un prétendu choc des cultures, Ysabel Baudis continue sa prophétie réconciliatrice entre l’Orient et l’Occident, à travers la Méditerranée qu’elle ne cesse de traverser pour suivre le vieil adage saint-simonien faisant de la Méditerranée « le lit nuptial » du mariage de l’Orient et l’Occident.

Ahmed Youssef

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.