Football.
Ahli a remporté son sixième titre de champion d’Afrique
après son nul (2-2) en finale retour contre Coton Sport,
dimanche à Garoua. Un exploit historique pour les Rouges
qui vont participer au Mondial du Japon pour la
troisième fois de leur histoire.
Ahli, roi d’Afrique
Ahli
a prolongé le règne des Pharaons sur le continent noir.
Après le titre de la CAN en 2008, qui était aussi aux
dépens de la sélection camerounaise, Ahli, dont les
joueurs représentent la moitié de la sélection
nationale, a été sacré champion d’Afrique après son nul
(2-2) contre la formation camerounaise de Coton Sport
lors de la finale retour à Garoua. Un nul suffisant pour
remporter le titre vu le bon résultat réalisé (2-0) lors
de la finale aller il y a deux semaines au Caire.
Le but marqué vers la fin de la première période par
Ahmad Hassan (38), sur la première occasion d’Ahli, a
été de trop pour Coton Sport, alors obligé de marquer
quatre fois pour gagner sa première Ligue des champions.
Adboul-Karim a égalisé (45 mn). L’attaquant des hôtes
Ousmaïla Baba a fait renaître l’espoir pour les
Camerounais dans le stade (63), mais il a raté le cadre
à quatre reprises, alors qu’il se trouvait en excellente
position (47, 49, 57, 88), avant que Chadi Mohamad,
capitaine des Rouges, ne marque vers la fin du match
l’égalisation sur penalty (89), après une intervention
illégale de la part du défenseur camerounais contre
Mohamad Barakat, la star d’Ahli. « On a joué une grande
rencontre et on mérite bien ce titre. Le but
d’égalisation des Camerounais avait un mauvais impact
sur notre équipe qui a reculé pour la défense afin
d’éviter de mauvaises surprises. Mais en tout cas, ce
titre est bien mérité surtout que notre équipe est la
meilleure sur la scène africaine », explique Mohamad
Barakat, le milieu brillant d’Ahli.
Avec en tout 10 Coupes d’Afrique (6 C1 et 4 C2), Ahli
reçoit un trophée qu’il avait remporté en 2005 et 2006,
mais perdu en 2007 (contre l’Etoile du Sahel de Sousse,
formation tunisienne), et s’est offert un grand plaisir
supplémentaire en devançant au palmarès son grand rival
cairote, Zamalek (5 C1).
De même, le champion d’Egypte s’est qualifié une autre
fois pour la Coupe du monde des clubs, qui aura lieu le
11 décembre au Japon.
Les atouts de la réussite
Le premier artisan de ce grand exploit est sans doute
l’administration d’Ahli. Cette dernière ne cesse de
soutenir l’équipe de football par tous les moyens.
A commencer par le recrutement de grandes stars, à
l’image de Mohamad Abou-Treika, Mohamad Barakat, Amado
Flavio, Ahmad Fathi et finalement le capitaine des
Pharaons, Ahmad Hassan, qui ont fait d’Ahli l’équipe la
plus puissante non seulement en Egypte mais sur la scène
africaine aussi. Les résultats de l’équipe lors des 4
dernières saisons est le témoignage du grand succès de
cette excellente administration.
Lors de ces 4 saisons, Ahli a dominé la scène locale
avec 4 titres de champion d’Egypte. Idem sur la scène
africaine, où les Rouges ont réussi à remporter trois
titres africains. La seule déception fut lors de
l’édition de 2007, où Ahli a perdu le titre lors de la
finale après sa défaite surprenante au Stade du Caire
contre les Tunisiens de l’Etoile sportive du Sahel.
De surcroît, l’administration des Rouges a offert aux
joueurs toute la recette nécessaire pour le succès. Lors
des demi-finales contre les Nigérians d’Enyimba, les
dirigeants d’Ahli ont préféré réserver un vol privé pour
le transfert de l’équipe au Nigeria, afin d’éviter
l’épuisement en cas de voyage sur un vol régulier, ce
qui était également le cas lors de la finale au
Cameroun. Ceci a coûté la coquette somme d’un million de
L.E.
Sans compter le soutien moral : Hassan Hamdi, président
du club, accompagné de plusieurs membres du conseil
administratif, sont allés à Garoua pour encourager
l’équipe.
« Je remercie l’administration du club, qui a offert
tout ce qui est nécessaire pour l’équipe. C’est vrai que
ce titre est le fruit d’un grand travail commun de la
part des joueurs, du cadre technique et de
l’administration, mais à mon avis cette dernière est le
vrai artisan de notre succès », confie Hossam Al-Badri
l’entraîneur de l’équipe. « La présence des dirigeants
du club à Garoua avait stimulé les joueurs qui étaient
très enthousiastes et déterminés à ne pas les décevoir
», ajoute-t-il.
Il ne faut pas oublier non plus le rôle pondérable du
Portugais Manuel José Da Silva, directeur technique des
Rouges, qui ne cesse de séduire par ses bonnes tactiques
et sa grande clairvoyance.
Il a bien maîtrisé la rencontre et ses interventions
étaient décisives et il n’a donné aucune occasion aux
Camerounais malgré leurs grands efforts et leurs
multiples tentatives de réaliser une victoire d’honneur.
« Nous avons encaissé un but stupide à quelques secondes
de la mi-temps. Coton Sport a eu beaucoup d’occasions,
et nous avons eu de gros problèmes lorsque le résultat
était (2-1), l’équipe a eu peur de prendre un autre but.
Mais, nous avons des joueurs très expérimentés, qui ont
su mettre le ballon au sol, et sur une contre-attaque
bien menée, nous avons obtenu le penalty grâce à Barakat.
Félicitations au Coton Sport, mais je pense que nous
méritons la victoire », confie Da Silva.
Après ce grand succès, le champion d’Afrique sera
présent une autre fois au Japon à l’occasion de la Coupe
du monde des clubs. Les fans d’Ahli attendent de leur
équipe un résultat similaire et pourquoi pas supérieur à
celui réalisé en 2006, où les Rouges ont réussi de se
placer au troisième rang mondial.
Mais avant de rêver du Japon, les Rouges auront un
rendez-vous très important samedi en rencontrant Zamalek
lors du derby cairote, à l’occasion d’une rencontre
reportée de la 10e journée du championnat. Les chances
des Rouges sont très grandes de fêter leur titre
africain face à leur rival éternel, qui souffre de
nombreux problèmes.
Mohamad Mosselhi