Al-Ahram Hebdo, Egypte |
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 19 au 25 novembre 2008, numéro 741

 

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Egypte

En bref

 

Diplomatie-visas
L’Egypte a décidé de répondre aux mesures consulaires de certains pays européens, en refusant l’entrée sur son territoire de diplomates qui ne sont pas munis au préalable de visas. « Cette mesure est appliquée depuis quelques jours déjà (...) Les diplomates égyptiens doivent se munir de visas pour les pays de la zone Schengen, les diplomates de ces pays devront faire de même », a indiqué Hossam Zaki, porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères. Selon une source aéroportuaire, trois diplomates allemand, britannique et néerlandais, en poste au Moyen-Orient, se sont vus refuser mercredi dernier l’entrée de l’aéroport du Caire. « Cette décision ne concerne que les diplomates. Les citoyens de ces trois pays peuvent toujours obtenir un visa à leur arrivée à l’aéroport », a ajouté cette source.

Harcèlement
Lors d’une conférence sur la femme arabe, tenue vendredi à Abou-Dhabi, Mme Suzanne Moubarak, l’épouse du président, a minimisé l’étendue du harcèlement des femmes en Egypte. Les propos de Mme Moubarak répondaient à une question de la chaîne satellitaire Al-Arabiya sur l’ampleur du harcèlement sexuel en Egypte. Selon une ONG, le Centre égyptien pour les droits de la femme, plus de 80 % des femmes en Egypte sont confrontées au harcèlement. « Cela donne l’impression que la rue égyptienne est devenue peu sûre et ce n’est pas vrai, parce qu’il y a encore de la sécurité et de la stabilité. L’Egyptien respecte toujours la femme égyptienne (...). Mais les médias ont exagéré », a affirmé Mme Moubarak.

Prix
La Bibliothèque d’Alexandrie a témoigné samedi de la remise du prix Mo Ibrahim 2008 de la bonne gouvernance à l’ancien président du Botswana, Festus Gontebanye Mogae. Ce prix, le plus richement doté au monde avec une bourse de cinq millions de dollars et une rente annuelle à vie de 200 000 dollars, est décerné à un ancien leader africain qui est élu démocratiquement et qui a fait progresser la qualité de vie de ses concitoyens. Le président Mogae, qui a passé dix ans à la tête du Botswana avant de céder le pouvoir, en avril dernier, a été en mesure de tirer profit des richesses naturelles de son pays pour diversifier son économie et entreprendre de lutter contre la pandémie de sida qui ravage le pays. « Dans un continent où trop souvent la richesse des sous-sols s’est transformée en malédiction, le Botswana a su démontrer qu’un pays doté de ressources naturelles pouvait, par une gouvernance de qualité, parvenir à un développement durable », a expliqué Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’Onu,  lors de la cérémonie de remise du prix.

 

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3 questions à
Hamdi Abdel-Kérim,
adjoint du ministre de l’Intérieur, qui fournit sa version des faits.

« Il faut changer les mentalités de ces jeunes bédouins »

Al-Ahram Hebdo :  Quel est le point de vue de la sécurité sur les incidents ? Comment expliquez-vous ce qui s’est passé ?

Hamdi Abdel-Kérim : Le problème est que certains citoyens du Sinaï sont impliqués dans le trafic d’armes, de stupéfiants, des êtres humains ainsi que dans celui des devises. Tout ce trafic était autorisé durant la période d’occupation israélienne, qui laissait ces gens faire ce qu’ils voulaient. Et ils en profitaient bien. Ces bédouins ont été habitués à cet état de choses et maintenant, ils refusent l’application de la loi par l’Etat égyptien.

— Mais l’Etat a toujours dit qu’il n’y a pas de problème avec les cheikhs (chefs coutumiers) des tribus bédouines ...

— Vous avez raison mais ceux qui font ces actes ne sont pas les cheikhs mais une nouvelle génération, qui refuse toute sorte de discipline et qui a son propre commerce.

— Donc d’après ce que vous dites, il n’existe pas d’autre moyen pour traiter avec ces jeunes bédouins que l’affrontement ?

— Il faut travailler sérieusement pour changer les mentalités de ces jeunes bédouins qui n’accepteront jamais de laisser leur business, dont les revenus se chiffrent par milliards. Ces jeunes cherchent n’importe quelle occasion pour violer la loi et porter atteinte à l’ordre public. Heureusement, les policiers n’ont pas essayé de résister et réagir, mais au contraire ils ont été pacifiques. Et je vous avoue que pour dominer et contrôler ces gens et cette région, il faut avoir d’importantes forces dotées d’équipements modernes, ce qui n’est pas autorisé dans cette région d’après le traité de paix avec Israël.

Propos recueillis par
Chérine
Abdel-Azim 

 

 




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