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En bref
Diplomatie-visas
L’Egypte a décidé de répondre aux mesures consulaires de
certains pays européens, en refusant l’entrée sur son
territoire de diplomates qui ne sont pas munis au préalable
de visas. « Cette mesure est appliquée depuis quelques jours
déjà (...) Les diplomates égyptiens doivent se munir de
visas pour les pays de la zone Schengen, les diplomates de
ces pays devront faire de même », a indiqué
Hossam Zaki,
porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères.
Selon une source aéroportuaire, trois diplomates allemand,
britannique et néerlandais, en poste au Moyen-Orient, se
sont vus refuser mercredi dernier l’entrée de l’aéroport du
Caire. « Cette décision ne concerne que les diplomates. Les
citoyens de ces trois pays peuvent toujours obtenir un visa
à leur arrivée à l’aéroport », a ajouté cette source.
Harcèlement
Lors d’une conférence sur la femme arabe, tenue vendredi à
Abou-Dhabi, Mme Suzanne Moubarak, l’épouse du président, a
minimisé l’étendue du harcèlement des femmes en Egypte. Les
propos de Mme Moubarak répondaient à une question de la
chaîne satellitaire Al-Arabiya sur l’ampleur du harcèlement
sexuel en Egypte. Selon une ONG, le Centre égyptien pour les
droits de la femme, plus de 80 % des femmes en Egypte sont
confrontées au harcèlement. « Cela donne l’impression que la
rue égyptienne est devenue peu sûre et ce n’est pas vrai,
parce qu’il y a encore de la sécurité et de la stabilité. L’Egyptien
respecte toujours la femme égyptienne (...). Mais les médias
ont exagéré », a affirmé Mme Moubarak.
Prix
La Bibliothèque d’Alexandrie a témoigné samedi de la remise
du prix Mo Ibrahim 2008 de la bonne gouvernance à l’ancien
président du Botswana, Festus Gontebanye Mogae. Ce prix, le
plus richement doté au monde avec une bourse de cinq
millions de dollars et une rente
annuelle à vie de 200 000 dollars, est décerné à un
ancien leader africain qui est élu démocratiquement et qui a
fait progresser la qualité de vie de ses concitoyens. Le
président Mogae, qui a passé dix ans à la tête du Botswana
avant de céder le pouvoir, en avril dernier, a été en mesure
de tirer profit des richesses naturelles de son pays pour
diversifier son économie et entreprendre de lutter contre la
pandémie de sida qui ravage le pays. « Dans un continent où
trop souvent la richesse des sous-sols s’est transformée en
malédiction, le Botswana a su démontrer qu’un pays doté de
ressources naturelles pouvait, par une gouvernance de
qualité, parvenir à un développement durable », a expliqué
Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’Onu, lors
de la cérémonie de remise du prix.
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3 questions à
Hamdi
Abdel-Kérim,
adjoint du ministre de l’Intérieur, qui fournit sa version
des faits.
« Il faut changer les mentalités de ces
jeunes bédouins »
Al-Ahram
Hebdo : Quel est le point
de vue de la sécurité sur les incidents ? Comment
expliquez-vous ce qui s’est passé ?
Hamdi
Abdel-Kérim :
Le problème est que certains citoyens du Sinaï sont
impliqués dans le trafic d’armes, de stupéfiants, des êtres
humains ainsi que dans celui des devises. Tout ce trafic
était autorisé durant la période d’occupation israélienne,
qui laissait ces gens faire ce qu’ils voulaient. Et ils en
profitaient bien. Ces bédouins ont été habitués à cet état
de choses et maintenant, ils refusent l’application de la
loi par l’Etat égyptien.
— Mais l’Etat a toujours dit qu’il n’y a pas de problème
avec les cheikhs (chefs coutumiers) des tribus bédouines ...
— Vous avez raison mais ceux qui font ces actes ne sont pas
les cheikhs mais une nouvelle génération, qui refuse toute
sorte de discipline et qui a son propre commerce.
— Donc d’après ce que vous dites, il n’existe pas d’autre
moyen pour traiter avec ces jeunes bédouins que
l’affrontement ?
— Il faut travailler sérieusement pour changer les
mentalités de ces jeunes bédouins qui n’accepteront jamais
de laisser leur business, dont les revenus se chiffrent par
milliards. Ces jeunes cherchent n’importe quelle occasion
pour violer la loi et porter atteinte à l’ordre public.
Heureusement, les policiers n’ont pas essayé de résister et
réagir, mais au contraire ils ont été pacifiques. Et je vous
avoue que pour dominer et contrôler ces gens et cette
région, il faut avoir d’importantes forces dotées
d’équipements modernes, ce qui n’est pas autorisé dans cette
région d’après le traité de paix avec Israël.
Propos recueillis par
Chérine Abdel-Azim
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