Al-Ahram Hebdo,Dossier | Des affinités depuis Baharat
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 19 au 25 novembre 2008, numéro 741

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Dossier

Egypte-Inde. Kamel Zoheiri, écrivain et vice-président de l’Association de l’amitié égypto-indienne, était le premier animateur égyptien à la Radio indienne, et le premier journaliste égyptien à avoir interviewé la première ministre indienne, Indira Gandhi. Témoignage. 

Des affinités depuis Baharat 

Kamel Zoheiri se souvient de notre premier ambassadeur d’Egypte en Inde en 1948, Ismaïl Kamel, qui était d’ailleurs le personnage qu’a campé Yéhia Haqqi dans son roman Qandil Oum Hachem, qui traitait le conflit qui s’est développé et qui se développe toujours dans notre société entre tradition et modernité.

« A mon arrivée en Inde, j’ai assisté à une conférence organisée par les Indiens pour soutenir le mouvement d’indépendance de l’Indonésie. Dans cette conférence, Ismaïl Kamel a fait un discours sur les relations culturelles, les perspectives d’avenir commun et les affinités qui existent entre l’Inde et l’Egypte. Ce discours a poussé Nehru à descendre de la tribune et aller l’embrasser. Depuis ce jour-là, il ne l’appelait plus que My Dear Ismaïl, comme témoignage de cette relation privilégiée entre l’Inde et l’Egypte », se souvient Zoheiri.

Depuis cette époque, l’Egypte envoie en Inde ses meilleurs diplomates comme, à titre d’exemple, Amr Moussa, qui a servi comme ambassadeur à New Delhi à la fin des années 1990.

Kamel Zoheiri se souvient encore d’« une femme d’exception », Indira Gandhi, et de son premier entretien accordé à la presse égyptienne, c’était pour la revue Al-Moussawer. « Sur son bureau de premier ministre, il n’y avait aucune feuille, aucun papier, j’ai déduit que cela était le signe de sa rigueur et son sérieux. Aucun papier ne restait de la veille et donc aucune décision ne traînait. J’ai vite pensé que pour gouverner un grand pays comme l’Inde, il ne faut rien laisser au hasard et prendre les décisions sans hésitation ».

Zoheiri estime que « ce qui nous rapprochait de l’Inde, c’était le souci de ce pays de parvenir à une véritable indépendance. Son engagement dans le mouvement de non-alignement vient du sentiment des Indiens que l’Inde est une entité indépendante et que le sous-continent indien avec sa richesse culturelle et linguistique constitue un continent, une culture et une civilisation à part ». Le succès indien, Zoheiri le voit partout non seulement sur le plan économique, mais sur le plan culturel aussi : « Le cinéma indien et Bollywood témoignent  du succès des Indiens à se forger une place privilégiée dans le monde, en s’appuyant quasi uniquement sur leur pays, sa propre culture et sa propre expérience ». L’indépendance culturelle a poussé les Indiens à créer aussi l’Université indienne nationale, à l’instar de celle de l’Egypte financée par des fonds nationaux. C’est dans cette université qu’a étudié Indira Gandhi et elle a été présidée par le grand poète Tagore. L’économie impressionne aussi selon l’écrivain égyptien, qui parle de la Silicone Valley pour désigner Bangalore et de son Tata Motors, qui propose aujourd’hui la voiture classique la moins chère au monde. Une œuvre qui, selon Zoheiri, « est le fruit de travail, de stratégies et d’objectifs bien fixés par les leaders indiens depuis Gandhi, Nehru, et Kalam Azad ».

Amr Zoheiri

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.