Al-Ahram Hebdo,Monde Arabe | Un début d’entente
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 12 au 18 novembre 2008, numéro 740

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Monde Arabe

Iraq .  Les Etats-Unis ont accepté certains amendements dans l’accord sur leur future présence dans le pays. D’autres points épineux, comme l’immunité accordée aux soldats américains, restent malgré tout en suspens. 

Un début d’entente 

Un double attentat, le plus meurtrier à Bagdad depuis juin, a fait au moins 28 morts et des dizaines de blessés lundi sur un marché de Bagdad. Ces deux attentats ont été commis à quelques minutes d’intervalle alors que les « Sahwa », des milices d’ex-insurgés sunnites reconvertis dans la lutte contre Al-Qaëda, financés par l’armée américaine et qui ont joué un rôle déterminant dans la baisse des violences, vont commencer cette semaine à être payés par le gouvernement iraqien.

Ces nouveaux attentats interviennent alors que les Etats-Unis et l’Iraq mettent les dernières dispositions à l’accord concernant le cadre de la future présence américaine en Iraq. Une fois de plus donc, les deux parties se trouvent confrontées à la question de la violence dans ce pays, l’un des prétextes sur lesquels l’Administration Bush se basait pour justifier sa présence en Iraq, arguant qu’un retrait américain précipité mènerait au chaos dans le pays, et éventuellement dans la région.

Or, désormais, de nouvelles donnes surgissent. Outre la poursuite de la violence en Iraq — malgré sa baisse d’intensité —, l’élection de Barack Obama à la présidence américaine ainsi que le rôle des pays voisins risquent de peser sur l’avenir de l’Iraq.

Les Etats-Unis ont remis le week-end dernier à l’Iraq leur version définitive de l’accord de sécurité qui doit conduire à un retrait des troupes américaines d’ici fin 2011, en affirmant avoir répondu « positivement » aux requêtes de Bagdad, et ce, « afin de faire avancer le processus d’une façon qui respecte la souveraineté des deux parties », selon une porte-parole de l’ambassade américaine à Bagdad. « Nous considérons être arrivés au bout du processus, en ce qui concerne la partie américaine », a affirmé Suzan Ziadeh. Cette dernière a toutefois refusé de préciser si les Etats-Unis avaient accepté toutes les demandes iraqiennes de rectification ou simplement certaines. Elle n’a ainsi pas voulu préciser si un accord avait été trouvé sur la question de l’immunité pour les soldats américains opérant en Iraq, considérée jusqu’à présent par les Américains comme cruciale et relevant de leur souveraineté.

« Nous avons répondu très positivement à plusieurs de leurs préoccupations », a également déclaré à Washington le porte-parole du Pentagone Bryan Whitman. Mais il a aussi laissé clairement entendre que les Etats-Unis n’avaient pas accepté toutes les demandes iraqiennes de rectification.

 

Appel à Barack Obama

Côté iraqien, le porte-parole du gouvernement iraqien, Ali Al-Dabagh, a indiqué que son pays « a désormais aussi besoin de temps pour permettre aux partis politiques iraqiens de donner leur avis sur les remarques et modifications des Américains », a-t-il encore dit. Mais à Bagdad, ce n’est pas l’unanimité. Des imams représentant deux des principaux courants chiites d’Iraq ont rejeté le projet d’accord prévoyant le retrait d’ici trois ans des troupes américaines. Un proche du chef radical chiite Moqtada Sadr s’est fermement opposé au projet d’accord de sécurité. Au mausolée de l’imam Al-Kazem à Kazamiyah, un autre quartier chiite de Bagdad, cheikh Talal Al-Saadi a affirmé que « les Américains veulent obtenir par cet accord un statut légal leur permettant de rester indéfiniment » en Iraq. Proche de Moqtada Sadr, il a appelé le gouvernement à rejeter l’accord en affirmant : « Nous demandons aux responsables (iraqiens) de ne pas se salir les mains ». Il a également lancé un appel au président élu américain Barack Obama lui demandant « de tenir sa promesse de retirer les troupes d’Iraq ».

Pour sa part, le conseiller iraqien à la Sécurité nationale, Mouaffak Al-Roubaïe, a indiqué à la chaîne de télévision Al-Arabiya que l’Iraq « avait proposé aux négociateurs américains 110 changements » au projet d’accord. Interrogé pour savoir si Washington avait accepté de supprimer toute clause permettant à l’armée américaine de rester en Iraq après 2011, il a répondu : « Ils ont accepté ce changement et la présence militaire étrangère prendra fin à la fin de 2011 ».

Concernant l’immunité accordée aux soldats américains, un des points épineux de l’accord, Bagdad souhaitait que ce soit le commandement conjoint américano-iraqien et pas uniquement les forces américaines qui déterminent si le soldat soupçonné de crime était en mission ou non.

Un autre amendement important concerne les expéditions de matériel américain. L’Iraq demande à pouvoir surveiller et fouiller le matériel américain entrant ou sortant du pays. Enfin, Bagdad veut une nouvelle formulation de certains points dans la version arabe de l’accord, les estimant pas suffisamment précis.

Abir Taleb

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.