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 Semaine du 12 au 18 novembre 2008, numéro 740

 

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Au fil des pages

Haffat al-leil (au bord de la nuit), roman d’Amin Rayyan, Dar Al-Chourouq, Collection Nossouss motamayeza, Le Caire 2008.

Cette réédition lancée par Dar Al-Chourouq s’installe dans un projet de publier les chefs-d’œuvre de la littérature, notamment les textes rares ou oubliés qui ont formulé les lettres arabes modernes. Amin Rayyan est peintre et nouvelliste né en 1925, il a écrit son premier roman Haffat al-leil en 1948 et n’a été publié qu’en 1954 à compte d’auteur, bien qu’il ait été primé pendant sa détention politique et l’incendie du Caire en janvier 1952. La réédition de ce roman qui retrace le journal d’un peintre et sa relation avec ses modèles révise notre vision de l’histoire du roman arabe.

 

Pourquoi êtes-vous pauvres ? de William T. Vollmann, traduit de l’anglais par Claro, Actes Sud, Arles 2008.

William T. Vollmann pose cette question de par le monde, aux victimes de la pauvreté souvent ignorées par les statistiques et vouées au silence. Au Yémen comme en Thaïlande, en Bosnie comme au Mexique, et du Japon à la Russie, en passant par le Vietnam, l’Afghanistan, la Chine, l’Iraq, et des Philippines à la Colombie, sans oublier les Etats-Unis eux-mêmes, la question couvre ceux qui sont nés dans la pauvreté comme ceux qui ont été pris à son piège à un moment de leur existence. L’écrivain brosse, à travers la parole vive et la photographie, le portrait inédit de la tragique communauté planétaire des pauvres.

 

Qassidat al-nasr aw al-qassida al-kharsa (le poème en prose ou le poème muet), d’Ahmad Abdel-Moeti Hégazi, le livre de Dubaï Al-Saqafiya n°18, novembre 2008.

Le nouveau numéro du livre mensuel, publié par la revue culturelle Dubaï Al-Saqafiya, est consacré aux articles critiques du poète Abdel-Moeti Hégazi sur le poème en prose qui a gagné un large succès parmi les jeunes écrivains depuis les années 1990. Cette polémique qui lui a valu quasiment une rupture avec la jeune génération est basée sur la critique de Hégazi d’un genre qui reflète une connaissance limitée du monde, un refus de la critique et un poème vidé de l’essence de la poésie, à savoir le rythme intérieur. Les détracteurs de Hégazi rappellent à maintes reprises ses débuts lorsqu’il a révolutionné par ses poèmes la tradition poétique de l’époque.

 

Al-Eyal kebret, saqafet al-chabab al-masri (les enfants ont grandi, la culture des jeunes égyptiens) par le Dr Kamal Naguib, éditions Markaz Al-Mahroussa, Le Caire 2008.

L’auteur tente à travers 7 chapitres de réétudier les problèmes des jeunes en Egypte, leurs frustrations et leurs espoirs. Il vise une tranche importante de la société qui représente 27 % de la population, notamment entre l’âge de 15 à 29 ans. L’étude s’attarde sur la culture de la jeune génération et son rapport avec la globalisation, sur les méthodes trop rigoureuses de l’éducation des petits et sur l’idée de l’appartenance à la patrie. Notamment la propagation des idées religieuses fanatiques qui ont gagné du terrain dans une ambiance de peur et de manque de dialogue.

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