En bref
Amiante
L’amiante chrysotile, la forme
la plus répandue de ce produit, a échappé à l’inscription
sur la liste internationale des produits dangereux en raison
de l’absence de consensus entre les représentants de plus de
120 pays réunis à Rome, selon un communiqué publié par
l’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture
(FAO) et le Programme des Nations-Unies
pour l’Environnement (PNUE), à l’issue de la réunion qui a
eu lieu la semaine dernière à Rome dans le cadre de la
Convention de Rotterdam. De nombreux gouvernements ont
exprimé leur vive inquiétude à propos de cette
non-inscription. Il rappelle
notamment que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a
publié une déclaration pendant la réunion de Rome pour
rappeler le caractère cancérigène de l’amiante, qui provoque
chaque année le décès de 90 000 personnes. L’amiante est
notamment interdite par l’Union européenne. Le résultat de
la réunion de Rome intéressait plus particulièrement le
Canada, un des principaux exportateurs d’amiante chrysotile.
Taxi solaire
Un « taxi solaire » expérimental est en passe de boucler
sans problème un tour du monde historique, faisant la
démonstration de la fiabilité de cette technologie propre.
Ce véhicule, un tricycle carrossé à deux places, tractant
une remorque recouverte de panneaux photovoltaïques, a fait
étape la semaine dernière à Paris, où il a été reçu au
ministère du Développement durable. Le « Solartaxi » est la
première voiture à parcourir le monde en utilisant
uniquement l’énergie solaire. Parti le 3 juillet 2007 de
Lucerne, en Suisse, Louis Palmer, concepteur du projet, a
déjà parcouru plus de 47 000 kilomètres, traversant
l’Europe, l’Asie, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et
l’Amérique du Nord. « Après avoir traversé les neuf dixième
de la planète, je n’ai pas payé un centime pour l’essence »,
s’est réjoui Louis Palmer. De plus, il n’aura pas émis un
gramme de CO2. Ce véhicule, mis au point par quatre écoles
d’ingénieurs suisses, est alimenté à 100 % par l’énergie
solaire, fournie soit par les cellules de la remorque, soit
en se branchant sur une prise électrique pour recharger les
batteries. Il est à noter que le prince Hassan de Jordanie,
le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, le maire de New
York, Michael Bloomberg et le prince Albert de Monaco l’ont
testé.
Ce
taxi sera l’ambassadeur
du
changement climatique
à Poznan.