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  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 12 au 18 novembre 2008, numéro 740

 

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Histoire. Une de nos lectrices exprime sa joie pour le nouveau projet de la Bibliothèque d’Alexandrie visant à l’archivage électronique de l’histoire de l’Egypte contemporaine.  

La mémoire préservée 

Nous pouvons consulter à travers ce site les photos du premier président égyptien, Mohamad Naguib, des photos personnelles des grands leaders et artistes égyptiens, et autres, ainsi que les visites officielles des présidents du monde entier en Egypte au niveau de la Bibliothèque d’Alexandrie. Il est désormais possible de pouvoir consulter les documents historiques les plus importants, tels que ceux se rapportant à la colonisation britannique de l’Egypte, la Révolution du 23 Juillet. Ce dernier grand édifice culturel nous a offert un des grands projets qui nous rend fiers. En effet, ce travail colossal protège notre histoire et donne l’occasion aux jeunes et à toutes les nouvelles générations de connaître leur histoire politique, artistique et culturelle et de s’informer sur l’histoire des grands leaders qui ont lutté pour la liberté et la dignité de ce pays et qui peuvent être de bons exemples pour eux. Ce travail herculéen de recherche fait auprès de plusieurs institutions, comme la Maison de documentation, le Conseil des ministres, le Conseil consultatif et l’Assemblée du peuple a duré 4 longues années. Voire auprès des familles des grandes personnalités célèbres et des individus. Vraiment, mille mercis à tous ceux qui ont contribué à ce travail de longue haleine afin de sauvegarder notre histoire et la protéger.

Yosra El Shérbini,
Le Caire. 

L’avenir oublié 

Tous ceux qui s’opposent aux examens pour l’amélioration du statut des professeurs, qui leur permettront, s’ils réussissent, d’accroître leur salaire, ont oublié une chose. Personne n’a mentionné les conséquences pour ces professeurs en cas d’échec. Comment pourront-ils en effet faire face à leurs élèves dans la classe s’ils échouent ? Comment les professeurs pourront-ils faire face à ce poids psychologique ? C’est pourquoi je pense que si le gouvernement avait été sincère au sujet du développement de l’enseignement et du niveau des enseignants, il n’aurait pas permis la mise en place d’un tel système d’évaluation. Si l’amélioration de l’enseignement est un slogan national, il est loin d’être en tête des priorités vu le budget qui lui est consacré. Il s’agit certes d’une grande préoccupation nationale, comme l’est le chômage ou l’inflation. Mais personne ne sait vraiment quand les problèmes qu’il traverse seront vraiment résolus. C’est pourtant l’avenir d’une nation qui est en jeu.

Ossama Badawi,
Nouveau Caire. 

Mortel scandale 

Tous les Egyptiens, surtout ceux qui ont des enfants scolarisés, ont été choqués d’apprendre qu’un professeur a frappé jusqu’à la mort un de ses élèves. La victime avait commis une petite faute, mais n’aurait certainement pas imaginé qu’elle allait en perdre la vie. Je ne savais pas que la mort était devenue une méthode éducative et malheureusement, celui qui vient de mourir n’est pas la seule victime de la violence des professeurs, malgré l’existence d’un décret ministériel de 1990 qui interdit les châtiments corporels dans l’enseignement. Je pense que cette violence reflète les conditions économiques et sociales dans lesquelles les enseignants se trouvent actuellement. Il faut savoir aussi que de nombreux professeurs ne possèdent pas la formation adéquate, puisqu’ils ne sont pas diplômés des facultés de pédagogie. Alors, j’estime qu’une nouvelle stratégie doit être mise en place très rapidement, en prenant en considération tous les éléments du processus d’enseignement. Sinon, la peur des éléves envers l’école et les professeurs augmentera sans fin. Où sont passés ces professeurs qui montraient de l’estime pour leurs élèves ?

Samar Hussein,
Le Caire. 

Message à la Maison Blanche  

Pendant la période de la présidence de Bush, l’Amérique a perdu une grande part de son crédit dans le monde. Les Américains sont même devenus détestés dans certains pays à cause de la politique lamentable d’un président irresponsable.

La présidence de Bush, qui a connu les attaques du 11 septembre 2001, est considérée comme le pire de l’histoire des Etats-Unis.

A quelques mois de son départ, l’Amérique a aussi été secouée par la crise financière.

Un homme orgueilleux a allumé des feux de guerres contre deux pays : l’Afghanistan et l’Iraq, sous prétexte d’une « guerre contre le terrorisme ».

Mais à ce jour, les Etats-Unis n’ont réalisé aucun succès dans ces deux pays. De nombreuses personnes meurent quotidiennement dans ces pays, victimes d’une décision inconsciente.

A quoi s’ajoute l’appui aveugle et idiot pour Israël contre les intérêts du peuple palestinien.

J’adresse donc un message au nouveau locataire de la Maison Blanche : démenez-vous pour réparer les dégâts de Bush et traitez le Moyen-Orient de manière bien plus réfléchie, vous obtiendrez ensuite le respect de tous.

Hossam Sayed,
Al-Ariche. 

Etrangeté au-delà du palier 

C’est avec un plaisir certain que nous allons commencer par le chez-soi de tout Egyptien respectueux des moindres préceptes de la propreté. Les Egyptiens, dans leur grande majorité, ne badinent pas avec la propreté à l’intérieur de leurs demeures. Immédiatement, lorsque l’eau arrive au robinet, c’est le grand toilettage au-dessus des normes. La ménagère égyptienne est très maniaque, nettoyant dans les moindres recoins, faisant fuir la saleté de partout. Du matin au soir, elle mène une guerre sans merci contre l’insalubrité. Les invités doivent avertir les propriétaires avant de rendre visite. Même s’ils atterrissent chez soi à l’improviste, dans un branle-bas de combat, tout sera remis en ordre en un quart de tour. Les nôtres sont bien rodées. La maîtresse de maison a horreur qu’on émette une quelconque remarque négative sur la netteté des lieux. Si vous vous hasardez à faire rentrer une personne étrangère sans avertir madame, alors il ne vous reste plus qu’à boucher les oreilles. La règle du jeu est de ne pas refaire ce coup considéré comme blessant par toutes les femmes égyptiennes. D’ailleurs, les familles égyptiennes font le grand ménage, de fond en comble, quelques jours avant le mois sacré du Ramadan, c’est la grande lessive. Cela prouve leur profond attachement aux fondements de la clarté. Si les maisons des Egyptiens sont très bien entretenues, c’est toute l’étrangeté avec l’au-delà du palier. Ce sont deux mondes complètement différents, collés l’un à l’autre. Pourquoi cette proximité contre-nature ? L’Egyptien n’a aucune confusion à vivre simultanément dans deux univers contradictoires. C’est aussi ça le paradoxe égyptien qui peut faire l’objet d’un bon sujet de recherche pour les sociologues, les psychologues et pourquoi pas ... les psychanalystes et les psychiatres, puisqu’on est en pleine détresse.

M. Souidi,
Hambourg, Allemagne. 

Le français à Qéna 

Tout d’abord, je remercie toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo. Notre gouvernorat applique le nouveau système du français au cycle préparatoire, à l’instar de 7 autres gouvernorats, en utilisant Le Mag, qui est considéré comme une nouvelle méthode d’apprentissage de cette langue par des élèves qui sont très heureux de l’étudier. La semaine dernière, l’inspecteur général, avec la coopération du Centre culturel français, ont mis en œuvre un programme pour renforcer le niveau des professeurs en phonétique et grammaire, et améliorer les méthodes d’enseignement. Auparavant, les professeurs donnaient leurs cours sans faire participer les élèves. Les enseignants ont été divisés en groupes de travail, ayant une tâche pour chacun d’eux pour plus d’efficacité.

Ahmed Elgared,
Qéna.

 




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