Histoire.
Une de nos lectrices exprime sa joie pour le nouveau projet
de la Bibliothèque d’Alexandrie visant à l’archivage
électronique de l’histoire de l’Egypte contemporaine.
La mémoire préservée
Nous pouvons consulter à travers ce site les photos du
premier président égyptien, Mohamad Naguib, des photos
personnelles des grands leaders et artistes égyptiens, et
autres, ainsi que les visites officielles des présidents du
monde entier en Egypte au niveau de la Bibliothèque
d’Alexandrie. Il est désormais possible de pouvoir consulter
les documents historiques les plus importants, tels que ceux
se rapportant à la colonisation britannique de l’Egypte, la
Révolution du 23 Juillet. Ce dernier grand édifice culturel
nous a offert un des grands projets qui nous rend fiers. En
effet, ce travail colossal protège notre histoire et donne
l’occasion aux jeunes et à toutes les nouvelles générations
de connaître leur histoire politique, artistique et
culturelle et de s’informer sur l’histoire des grands
leaders qui ont lutté pour la liberté et la dignité de ce
pays et qui peuvent être de bons exemples pour eux. Ce
travail herculéen de recherche fait auprès de plusieurs
institutions, comme la Maison de documentation, le Conseil
des ministres, le Conseil consultatif et l’Assemblée du
peuple a duré 4 longues années. Voire auprès des familles
des grandes personnalités célèbres et des individus.
Vraiment, mille mercis à tous ceux qui ont contribué à ce
travail de longue haleine afin de sauvegarder notre histoire
et la protéger.
Yosra El Shérbini,
Le Caire.
L’avenir oublié
Tous ceux qui s’opposent aux examens pour l’amélioration du
statut des professeurs, qui leur permettront, s’ils
réussissent, d’accroître leur salaire, ont oublié une chose.
Personne n’a mentionné les conséquences pour ces professeurs
en cas d’échec. Comment pourront-ils en effet faire face à
leurs élèves dans la classe s’ils échouent ? Comment les
professeurs pourront-ils faire face à ce poids psychologique
? C’est pourquoi je pense que si le gouvernement avait été
sincère au sujet du développement de l’enseignement et du
niveau des enseignants, il n’aurait pas permis la mise en
place d’un tel système d’évaluation. Si l’amélioration de
l’enseignement est un slogan national, il est loin d’être en
tête des priorités vu le budget qui lui est consacré. Il
s’agit certes d’une grande préoccupation nationale, comme
l’est le chômage ou l’inflation. Mais personne ne sait
vraiment quand les problèmes qu’il traverse seront vraiment
résolus. C’est pourtant l’avenir d’une nation qui est en
jeu.
Ossama Badawi,
Nouveau Caire.
Mortel scandale
Tous les Egyptiens, surtout ceux qui ont des enfants
scolarisés, ont été choqués d’apprendre qu’un professeur a
frappé jusqu’à la mort un de ses élèves. La victime avait
commis une petite faute, mais n’aurait certainement pas
imaginé qu’elle allait en perdre la vie. Je ne savais pas
que la mort était devenue une méthode éducative et
malheureusement, celui qui vient de mourir n’est pas la
seule victime de la violence des professeurs, malgré
l’existence d’un décret ministériel de 1990 qui interdit les
châtiments corporels dans l’enseignement. Je pense que cette
violence reflète les conditions économiques et sociales dans
lesquelles les enseignants se trouvent actuellement. Il faut
savoir aussi que de nombreux professeurs ne possèdent pas la
formation adéquate, puisqu’ils ne sont pas diplômés des
facultés de pédagogie. Alors, j’estime qu’une nouvelle
stratégie doit être mise en place très rapidement, en
prenant en considération tous les éléments du processus
d’enseignement. Sinon, la peur des éléves envers l’école et
les professeurs augmentera sans fin. Où sont passés ces
professeurs qui montraient de l’estime pour leurs élèves ?
Samar Hussein,
Le Caire.
Message à la Maison Blanche
Pendant la période de la présidence de Bush, l’Amérique a
perdu une grande part de son crédit dans le monde. Les
Américains sont même devenus détestés dans certains pays à
cause de la politique lamentable d’un président
irresponsable.
La présidence de Bush, qui a connu les attaques du 11
septembre 2001, est considérée comme le pire de l’histoire
des Etats-Unis.
A quelques mois de son départ, l’Amérique a aussi été
secouée par la crise financière.
Un homme orgueilleux a allumé des feux de guerres contre
deux pays : l’Afghanistan et l’Iraq, sous prétexte d’une «
guerre contre le terrorisme ».
Mais à ce jour, les Etats-Unis n’ont réalisé aucun succès
dans ces deux pays. De nombreuses personnes meurent
quotidiennement dans ces pays, victimes d’une décision
inconsciente.
A quoi s’ajoute l’appui aveugle et idiot pour Israël contre
les intérêts du peuple palestinien.
J’adresse donc un message au nouveau locataire de la Maison
Blanche : démenez-vous pour réparer les dégâts de Bush et
traitez le Moyen-Orient de manière bien plus réfléchie, vous
obtiendrez ensuite le respect de tous.
Hossam Sayed,
Al-Ariche.
Etrangeté au-delà du palier
C’est avec un plaisir certain que nous allons commencer par
le chez-soi de tout Egyptien respectueux des moindres
préceptes de la propreté. Les Egyptiens, dans leur grande
majorité, ne badinent pas avec la propreté à l’intérieur de
leurs demeures. Immédiatement, lorsque l’eau arrive au
robinet, c’est le grand toilettage au-dessus des normes. La
ménagère égyptienne est très maniaque, nettoyant dans les
moindres recoins, faisant fuir la saleté de partout. Du
matin au soir, elle mène une guerre sans merci contre
l’insalubrité. Les invités doivent avertir les propriétaires
avant de rendre visite. Même s’ils atterrissent chez soi à
l’improviste, dans un branle-bas de combat, tout sera remis
en ordre en un quart de tour. Les nôtres sont bien rodées.
La maîtresse de maison a horreur qu’on émette une quelconque
remarque négative sur la netteté des lieux. Si vous vous
hasardez à faire rentrer une personne étrangère sans avertir
madame, alors il ne vous reste plus qu’à boucher les
oreilles. La règle du jeu est de ne pas refaire ce coup
considéré comme blessant par toutes les femmes égyptiennes.
D’ailleurs, les familles égyptiennes font le grand ménage,
de fond en comble, quelques jours avant le mois sacré du
Ramadan, c’est la grande lessive. Cela prouve leur profond
attachement aux fondements de la clarté. Si les maisons des
Egyptiens sont très bien entretenues, c’est toute
l’étrangeté avec l’au-delà du palier. Ce sont deux mondes
complètement différents, collés l’un à l’autre. Pourquoi
cette proximité contre-nature ? L’Egyptien n’a aucune
confusion à vivre simultanément dans deux univers
contradictoires. C’est aussi ça le paradoxe égyptien qui
peut faire l’objet d’un bon sujet de recherche pour les
sociologues, les psychologues et pourquoi pas ... les
psychanalystes et les psychiatres, puisqu’on est en pleine
détresse.
M. Souidi,
Hambourg, Allemagne.
Le français à Qéna
Tout d’abord, je remercie toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo.
Notre gouvernorat applique le nouveau système du français au
cycle préparatoire, à l’instar de 7 autres gouvernorats, en
utilisant Le Mag, qui est considéré comme une nouvelle
méthode d’apprentissage de cette langue par des élèves qui
sont très heureux de l’étudier. La semaine dernière,
l’inspecteur général, avec la coopération du Centre culturel
français, ont mis en œuvre un programme pour renforcer le
niveau des professeurs en phonétique et grammaire, et
améliorer les méthodes d’enseignement. Auparavant, les
professeurs donnaient leurs cours sans faire participer les
élèves. Les enseignants ont été divisés en groupes de
travail, ayant une tâche pour chacun d’eux pour plus
d’efficacité.
Ahmed
Elgared,
Qéna.