Al-Ahram Hebdo, Sports | Miroslav Sukub,  « Je n’ai pas de joueurs de talent dans mon équipe »
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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Semaine du 8 au 14 octobre 2008, numéro 735

 

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Sports

Football. Le sélectionneur tchèque Miroslav Sukub, médaillé d’argent au Championnat du monde juniors 2007, est en charge des Pharaons pour le Mondial juniors 2009 qui aura lieu en Egypte. Il explique son travail de préparation en vue de cet important rendez-vous. 

« Je n’ai pas de joueurs de talent dans mon équipe » 

Al-Ahram Hebdo : Que pensez-vous du nul 3-3 encaissé, en Egypte, face à la Zambie aux qualifications des Championnats d’Afrique juniors ?

Miroslav Sukub : Bien sûr, ce n’est pas le résultat que j’espérais. Nous avons eu un très mauvais début de match et les choses ont très mal tourné. Les joueurs ont pu se rattraper, mais nous avons commis de nombreuses erreurs qui nous ont coûté très cher et qui ont surtout démoralisé les joueurs qui, à chaque fois qu’ils remontaient le score, commettaient de nouveau des erreurs impardonnables. La situation est plus difficile maintenant car nous allons jouer hors de nos repères.

— Votre échec sera difficile à vivre moralement pour votre préparation au Championnat du monde juniors que l’Egypte accueillera en 2009 ...

— Je pense que nous avons encore 50 % de chances de réussite. Mais les conséquences seront plus graves si nous concédons un échec aux Championnats d’Afrique juniors surtout que le temps sera très limité avant le Championnat du monde juniors qui aura lieu en juin prochain. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’avais demandé au début de ne pas participer à la compétition afin d’éviter des dégâts avant le Mondial. Côté préparation, il n’y aura pas de problèmes car il est toujours facile d’organiser des tournois et des matchs amicaux surtout que nous devons affronter plus d’équipes de gros calibres telles que l’Argentine, l’Italie et le Brésil si nous voulons réaliser une bonne performance au Championnat du monde. Les matchs de qualifications nous ont donné l’expérience nécessaire.

— Cela fait presque quatre mois que vous êtes en poste. Comment évaluez-vous votre groupe ?

— Les joueurs possèdent de bons talents et tactiquement, ils sont assez satisfaisants. Pas tous bien sûr, mais beaucoup d’entre eux commencent à digérer mes méthodes. Je ne peux pas les juger maintenant car on a encore plusieurs mois de travail devant nous. Le plus grand problème est qu’ils n’arrivent pas à maintenir leur degré de discipline et de concentration durant les 90 minutes du match et souvent ils perdent le rythme à des moments très critiques.

— Vous adoptez une tactique classique en 4-4-2 qui n’a jamais rencontré de succès en Egypte. Le résultat du match face à la Zambie n’a-t-il pas déclenché l’alarme ?

— C’est un vrai problème. J’ai remarqué que toutes vos équipes et sélections évoluent selon un seul schéma en 3-5-2 avec un libéro dans la charnière. Alors que je pense qu’il est mieux d’adopter une défense à quatre. J’éprouve beaucoup de difficultés à l’apprendre aux joueurs, mais cela est nécessaire. Ils doivent avoir une flexibilité technique car nous aurons besoin des deux méthodes lors de notre parcours.

— L’équipe ne possède pas de talents, est-ce un handicap pour vous ?

— J’ai appris que les précédentes équipes avaient d’excellents joueurs tels que Mohamad Al-Yamani et Gamal Hamza (2001) puis Amr Zaki et Emad Metaab (2003) et finalement Mahmoud Abdel-Razeq dit Chikabala (2005 et 2007). Je pense que ces équipes et leurs directeurs techniques avaient la chance d’avoir de tels talents qui font la différence. Moi, je n’ai pas de joueurs de talent dans mon équipe, d’ailleurs la plupart de mes joueurs vous sont inconnus. Je dois compter sur l’organisation et le jeu collectif du groupe. C’est ma manière préférée et c’est ainsi que j’ai réussi avec la sélection tchèque.

— Quelle est la différence entre les deux expériences ?

— Il y a des avantages et des inconvénients. Du côté positif, ici, les joueurs sont toujours à ma disposition. Ce que je n’avais pas en République tchèque où je n’ai eu que six regroupements avec les joueurs, du début de ma mission au Championnat du monde. En revanche, les joueurs égyptiens manquent d’exercice, car ils ne sont pas avec leurs clubs en première division, contrairement à la sélection tchèque qui compte des joueurs participant régulièrement avec leurs clubs, ce qui facilitait beaucoup ma tâche.

— Les compétitions juniors locales sont-elles suffisantes pour la préparation des joueurs ?

— Franchement, les compétitions ici sont d’un niveau très faible et je pense que le système doit être revu en entier pour qu’il soit plus efficace. Donc je dois disputer de nombreux matchs amicaux pour préparer mes joueurs et ensuite pouvoir vraiment les juger.

— Et quand allez-vous faire votre choix final des joueurs ?

— Jusqu’à présent, j’observe les joueurs, car leur niveau n’est pas constant et l’équipe souffre de lacunes notamment en attaque. Je me déciderai sur mon effectif final à quatre mois du Mondial pour pouvoir colmater les brèches.

— Quelle est votre recette pour le succès au Championnat du monde 2009 ?

— Six éléments nous sont nécessaires : Une excellente condition physique, une grande détermination, un talent impeccable, une bonne organisation, l’absence de blessures et la chance. Ce dernier constitue un facteur très important, car si le tirage au sort nous place dans un groupe avec le Brésil, l’Allemagne et l’Espagne, il y aura vraiment peu de choses à faire. Mon objectif, ainsi que celui de la fédération, c’est d’accéder aux demi-finales, mais pour cela, nous devons d’abord nous qualifier pour la phase de poule.

Propos recueillis par Karim Farouk

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La joie d’Ahli et
la déception de Hodoud
 

Ahli a concédé un nul 0-0 contre son hôte Enyimba lors du match aller des demi-finales de la Ligue des champions d’Afrique, dimanche à Aba, au Nigeria. Un résultat assez satisfaisant pour les Rouges qui ont besoin d’une victoire de 1-0 au match retour le 19 octobre au stade de l’Académie militaire afin de se qualifier pour la finale de la compétition africaine. Dans l’autre demi-finale, la formation camerounaise de Coton Sport a mis un pas dans la finale après sa victoire 1-0 contre Dynamos (Zim) à Harare. Et ce, grâce à l’attaquant international nigérien de l’équipe Kamalou Daouda, qui a marqué l’unique but de son équipe à la 32e minute de la rencontre. Grâce à cette victoire, la mission des Camerounais est devenue donc très facile lors de la rencontre retour qui sera disputée sur leur terrain.

En Coupe de la CAF, les chances de Haras Al-Hodoud, représentant de l’Egypte dans la compétition, d’atteindre la finale n’existent plus, après son match nul 1-1 contre la formation tunisienne du Club africain, à l’occasion de la 5e journée des quarts de finale de la Coupe de la CAF, dimanche à Tunis.

Suite à ce résultat décevant, Haras Al-Hodoud occupe la troisième place avec 6 points derrière les Tunisiens du Club sfaxien (10 points) et du Club africain (8 points).

La rencontre de la dernière journée des quarts de finale opposant les deux équipes tunisiennes va révéler le nom du finaliste du groupe A.

 




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